Ynis Witrin v3

Les armées démoniaques assiègent le Continent, mais une île résiste toujours
 
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 Fatal Retour

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MessageSujet: Fatal Retour   Mar 5 Aoû - 12:19

Assise de nouveau dans la grande barque des meneurs, elle songeait à son premier passage vers l’île. Kyoko se trouvait un peu vexé de ne pas refaire ce trajet en compagnie de Miyu, elle avait apprécié l’avoir comme meneur. Ses doigts effleuré l’eau qui glissait informe sous la barque, elle songeait… à lui. Le trouverai t’elle dans la boutique ou se serait-il éclipsé comme il savait si bien le faire. Elle ne se sentait pas coupable d’être partie sans prévenir, en effet elle avait juste sous entendu son départ. Peut-être lui en voulait-il… Elle secoua la tête doucement pour sortir de sa rêverie, elle était arrivé à destination, le paysage n’avait absolument pas changé. Tout était à sa place, tant mieux… Le pire n’était pas encore arrivé, ses rêves n’avaient pas encore prit forme. Elle soupira délicatement puis dépliant son éventail asiatique, elle s’éventa quelques seconde le temps de se motiver à entamer une marche assez longue pour regagner la boutique. Légèrement cambré, une main sur sa hanche et l’autre agitant frénétiquement l’éventail, elle fixait la ville qui s’étalait plus bas. D’un claquement sec de l’objet fétiche, elle laissa de coté ses observations sur l’environnement et s’avança de sa démarche gracieuse en direction de la ville.

Elle reconnut son petit coin de paradis. Passant le portail extérieur, elle sentit tout de suite les vibrations du kekkai. Ah Machi était donc ici, il avait même sauvegardé ce kekkai. Un fin sourire amusé s’étala sur ses lèvres alors qu’elle franchissait les petites dalles de pierres grises vers la porte d’entrée. Sa main s’attarda sur la poignées d’or fin, elle inspira profondément, relança sa longues chevelure brune derrière elle puis appuya sur la poignée. La porte s’ouvrit doucement, dans un grincement à peine audible. Il manquerait juste une chose à sa boutique, sa petite âme qui reposait à présent dans son pendentif. Elle retira ses chaussures à l’entrée puis traversa le couloir à pas feutrés. Elle gagna son endroit préféré, son canapé de soi était toujours à la même place, les lourd rideau de velours rouge caché la lumière du soleil. La jeune femme s’approcha des étagères dans le coin de la pièce toujours chargées de ses nombreux trésors. Elle y déposa le pendentif puis se dirigea vers sa chambre pour se changer.

Il semblait n’y avoir personne à cette heure. Peut-être l’incorrigible Machi était-il sortit. Sur le pas de la porte de sa chambre, elle fronça légèrement les sourcils visiblement contrarié. Les draps de son lit retombaient à moitié sur le sol, les coussins étaient en pagaille. Déjà elle était sur d’une chose, l’on dormait dans son lit, elle laissa échapper un simple « tssss » d’entre ses lèvres et alla se changer derrière le paravent. Elle se revêtit d’une longue robe d’un rouge sombre et noble. Prenant place sur le petit tabouret en bois noir, elle se mira dans le miroir de sa coiffeuse. Son visage semblait tiré par la fatigue, touchant la peau fine et pale de ses joues elle murmura.


« Sacré Ren, tes actes m’atteignent toujours autant. »

Kyoko frotta délicatement la joue qui avait subit la gifle, il n’y avait plus aucune rougeur mais la sensation était la. Perdu dans ses pensées, elle rejeta son visage en arrière et fixa le plafond songeuse. Elle ne sentit pas immédiatement la présence qui avait fait son entrée dans la boutique…


[finish, bon si ya un soucis dis le je réécrit / RESERVE]
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MessageSujet: Re: Fatal Retour   Mer 6 Aoû - 10:48

[Rah faut que je reprenne Machi-Chou en main, j’ai plus l’habitude :p]

Adossé dans l’embrasure de la porte, son bras relever contre le bois vernis, son visage penché sur le côté, Machi observait sa belle. Kyoko avait changé, il ne savait pas bien en quoi mais quelque chose avait modifié son charisme. Aux mots qu’elle prononça, il ne dit rien. Ren, l’orgueilleuse et talentueuse Ren. C’était donc pour revoir sa mère qu’elle l’avait abandonné sur cette île si étroite. Si étroite quand elle n’y était pas.

Majestueux, il quitta sa contemplation pour faire un pas dans la chambre et se placer de telle sorte que son reflet hante le miroir aux côtés de la maîtresse de maison. Insolent, il l’observa à travers le miroir en souriant. Léger et libertin, il annonça :


« Oh Kyoko, pardon, je croyais que Cassandre était rentrée ! »


Petite vengeance personnelle. Elle pourrait bien y croire, les draps étaient froissés. Et puis c’était elle qui l’avait abandonné ici ! Il la défiait du regard, cette lueur si particulière au fond des yeux, la lueur de ceux qui sont amoureux, de ceux qui ont trouvé La personne. La seule et l’unique, celle que la fortune vous avait destiné et sans qui vous n’êtes jamais totalement complet.

Machi n’était pas mélodramatique. Il n’avait pas pleuré lorsqu’elle l’avait laissé. Son départ avait été si précipité qu’à ses yeux, elle ne pouvait que revenir. Alors il l’avait attendu jusqu’à aujourd’hui. Cette journée était décidément pleine de surprise. Sa rencontre avec la petite meneuse de barque, Lily Smith, avait ranimé sa fougue. Elle lui avait demandé son aide pour une excursion en terre inconnu et il avait accepté. La compensation cependant serait des plus violentes : sa vue. La meneuse serait aveugle dès lors qu’il aurait accompli sa mission. Sans doute demanderait-il à Kyoko de l’accompagner, mais plus tard. Après tout, ils ne seraient pas trop de deux.

Paraissant soudain las et enfantin, le maître des souhaits s’approcha de Kyoko et se laissa tomber à genoux sur le sol. Silencieux, il posa sa tête contre son ventre et entoura son sa taille de ses bras. L’étreinte avait la douceur des retrouvailles des amants sans en avoir les mots.

S’imprégnant de son odeur, il saisit alors à quel point la jeune femme lui avait manqué. Peut-être briserait-elle le silence par des explications, peut-être non. Il s’en moquait. De longues secondes s’écoulèrent tandis qu’il fermait les yeux, accrochée à elle, silencieux. Sans la lâcher, il daigna enfin rouvrir les yeux et plonger son regard dans celui d’ambre de la jeune femme. Toujours par terre, sa voix grave et sensuelle annonça :


« Kira… » Ses yeux portaient alors une expression des plus sincères du monde. « Epouses-moi. »

Pas à la manière des gens de cette cité, à la manière des gens de l’occulte. Lui qui aimait tant la liberté ne désirait la savourer qu’en sachant qu’ils seraient liés par ce monde infernal dans lequel il l’avait finalement entraînée.

Il sourit, puis, libertin et suave rajouta :


« Et faisons l’amour jusqu’à demain. »
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MessageSujet: Re: Fatal Retour   Mer 6 Aoû - 17:57

[jai de l'inspi o_o]

Quelques mots furent prononcé, le regard de la jeune femme s’élargit légèrement. Elle avait été surprise, non pas par les mots prononcés mais par la présence d’une personne derrière elle qui avait pénétrer la boutique sans qu’elle sans aperçoive. Elle fut néanmoins soulagé que ce charmeur se fut trouver la, elle se detendit et fixa le reflet de son amant dans le miroir. Il n’avait pas changé, toujours aussi séduisant, il avait une telle force d’attraction que sa présence suffisait à confondre son cœur en palpitation continue. Aux mots emprunt de provocation, elle se contenta de le fixer impassible, comme pour lire la vérité à travers lui, comme pour le scinder et examiner la véracité de ses propos. La grande brune souffla simplement :

« vraiment. »

Kyoko n’arrivait pas à savoir si cela était vrai ou pas, elle ne doutait pas de sa fidélité et puis de toute façon elle savait pertinemment qu’ils ne s’appartenaient pas. Ils étaient des âmes libres et si Machi avait souhaité se jeter dans les bras de la première courtisane venue, c’était son choix. Elle, elle n’avait jamais souhaité un autre homme que lui, elle ne l’envisageait même pas. Le lien était si fort et si impénétrable qu’aucune autre relation n’aurait eu le même éclat. Et s’il ne la désirait plus, et bien tant pis, elle ne se jetterai pas à ses pieds ni à ceux d’aucun autres hommes. Ils ne posséderaient pas cette saveur sucrée, ils seraient fades et décalés, alors à quoi bon s’enticher de tels âmes.

Il la défié du regard, l’insolent. Elle aimait ce petit jeu, ce rapport de force, elle s’était d’ailleurs amélioré avec le temps. Kyoko ne baissait plus les yeux, elle l’égalait et leur regard pouvait se plonger l’un dans l’autre durant une éternité.
Lorsqu’il s’agenouilla prés d’elle, elle fut il est vrai un peu étonné, lui aurait-elle réellement manqué ? Il posa délicatement sa tête contre son ventre puis l’enlaça. La maîtresse des lieux s’en trouva soulagé et transporté, sa chaleur était toujours aussi douce. Son visage s’attendrit quelques instant alors qu’elle passa doucement ses doigts fins dans ses mèches dorés, sa présence lui avait terriblement manqué, il ne s’était pas passé une seule nuit sans qu’elle ne se languisse de lui. Dans un murmure elle lui souffla comme une excuse.


« Un vœux ne se refuse pas, quelqu’en soit le vœux et les personnes qui le formule. Tu le sais aussi bien que moi. »

Formulé comme une excuse, cette évidence à ces yeux avait toutes les justifications. Elle était sur que Machi aurait fait le même choix, il n’aurait jamais refuser un travail. Un fin sourire ironique étira ses lèvres lorsqu’elle renchérit.

« je ne pense pas que tu mourrai d’envie de revoir Ren ».

Après un long silence, la voix de Machi résonna dans la pièce. Il l’appela par son vrai nom, l’entendre la laissa pensive. Cela faisait bien longtemps que personne ne l’avait plus appelé ainsi. Ca avait un son nostalgique, un arrière goût de mémoire. La fin de sa phrase la charma, Un léger rire s’échappa de ses lèvres puis elle répliqua.

« Tu le veux vraiment ? »

Son air moqueur ne signifiait pas qu’elle était contre cette idée après tout elle comprenait la signification de cette demande. Ca n’était pas pou qu’il soit lié en tant qu’homme et femme comme dans le plus commun des cas. C’était un sens plus profond, un sens immuable et occulte. Tout le sérieux de cette demande retomba dans les derniers mots du jeune homme. Penchant légèrement son visage au dessus du sien lui adressa un large sourire l’invitant à transformer ses paroles en acte. Elle se laissa glisser de sa chaise pour se retrouver face à lui puis glissa ses bras pales autours de son coup pour le serrer contre elle. Cette odeur, ce corps, cette voix, cette chaleur, Ah ! que tout cela lui avait terriblement manqué. Se reculant, elle le scruta quelques secondes puis déposa ses lèvres contre les siennes pour un baiser qui vaudrait tous les mots du monde.
Tous deux aller passer une nuit charnelle et puissante, et au diable les Cassandre et ses doutes.
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MessageSujet: Re: Fatal Retour   Mar 12 Aoû - 17:02

[si ça ne te va pas, je modifierais :p]

Blottie contre son ventre, il demeurait silencieux. Les mots, il n’en avait cure. Elle décida de lui fournir une vague explication. Aucun détail sur le vœu, sur la personne, son ou sa cliente. Beaucoup s’en serait offusqué, mais il faut dire que beaucoup ne faisaient pas partie de leur monde. Seuls, les personnes de leurs univers pouvaient comprendre ce qu’elle venait de dire. La vie qu’ils menaient, il l’avait choisit. Elle demandait des sacrifices et une certaine force. Ils faisaient tout deux parties de ceux qui maintiennent l’équilibre dans ce monde. Ils observaient le monde, un peu à l’écart des autre, comme si une sombre frontière les séparaient des autres.

« Cela aurait pur être amusant. »


Revoir Ren. La femme à qui il avait arraché la jeune fille des années plus tôt. Celle ci l’aurait sans doute giflée et lui aurait fait payer le prix d’avoir arrachée sa précieuse protéger, sa poupée qu’elle avait essayer de former selon son idéal de protection en oubliant qu’elle aussi, avait le droit de posséder la plus importante des choses : le libre arbitre.

La scrutant, il remarqua le ton moqueur de sa voix. A croire qu’elle n’y croyait pas vraiment, à sa demande. Longuement, il observa le visage qui avait été si longtemps absent de sa vie. Au bout de longues seconde, il entrouvrit les lèvres pour souffler sa réponse :

« Non. »

A elle de savoir interpréter ce qu’il voulait réellement. Lorsqu’elle glissa de sa chaise, les yeux du prince des souhaits s’allumèrent charnellement, sensuellement.
Il l’attira contre lui avec douceur et fermeté, sa main dans le bas de son dos. Ils s’appartenaient quoi qu’il puisse advenir. Ils s’appartenaient tout en liberté. Aucun des deux n’était inférieur à l’autre. Une harmonie, un équilibre certain existait entre ces deux être recherchant la peau de l’autre. Leur lèvres se retrouvèrent, elles connaissaient bien le chemin après tout.

Un frisson de plaisir, de désir naquit du bas de son dos pour parcourir toute son échine. Une chose n’avait pas changer dans toutes ses années. Il la désirait toujours avec la même fougue. Alors sans attendre, il l’attira contre lui, passa sa main sous sa robe rouge pour toucher sa peau. Aucun mot ne valait leur nuit. Et celle ci allait être particulièrement somptueuse.

Soudainement, il se retira et posa un doigt sur les lèvres de la jeune femme. De la table attenante au miroir, il tira un long ruban rouge et un poignard à lame faite entière d’argent. L’argent, métal de la lune, appartenait au monde de l’obscure.

Agenouillé devant elle. Il la fixa intensément, prêt ici à mettre en œuvre ce dont il venait de parler. Un mariage noir. Un mariage insensée où personne ne participerait. L’un et l’autre, personne n’avait besoin de savoir, personne n’avait besoin d’ignorer. Dans le secret de cette nuit, il passa le ruban autour de poignet gauche – la main d’Hécate et celle du cœur – et lui tendit à son tour sa main.

Si elle refusait, elle n’avait qu’à simplement ôté le ruban. Il ne s’en offusquerait pas, il en rirait sans doute avant de l’entraîner entre les draps de leur lit. S’il acceptait, le scénario serait un peu plus long, il ne rirait pas, il sourirait simplement.

Machi haussa les sourcils et demanda alors :


« Craindrais-tu une simple coupure, ma belle ? »
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MessageSujet: Re: Fatal Retour   Ven 22 Aoû - 11:54

[ pas trés long mais jte laisse mener comme ca et aller au bout de ton idée pis jaller pas tout repeter huhu]

Les sensations dépassaient la réalité, ça transportait, le désir semblait scindé de tout son corps. Les doigts de Machi sur sa peau semblait électrique et transmettait ses messages sensuelles à son amante mais il se recula, cessant toute complicité tactile. Kyoko ne dit mot, passant ses fins doigts dans sa longues chevelure brune qui se répandait dans son dos et sur ses épaules tout en faisant la moue. Elle le fixa sans ciller lorsqu’il tira d’un tiroir un long ruban d’un rouge vif et une dague qui attiré les reflet de la lune. Retenant son souffle comme autrefois lorsque Machi l’étonnait, elle le regarda accomplir son rituel, toujours aussi envoûtant et imprévisible.

La jeune femme pinça ses lèvres pales dans une mimique anxieuse. Le sang n’était pas sa substance favorite, il ramenait avec sa couleur vermeil maintes souvenirs revenant du passé. Ca rappelait l’autrefois, ce temps qu’on aimerait amputé a sa mémoire. Néanmoins l’atmosphère qui flottait dans la chambre n’avait rien d’inquiétante et la grande brune se détendit en esquissant un fin sourire séduisant. Lorsqu’il lui tendit son poignet, d’un geste lent et gracieux elle l’enroula à son tour autour de son poignet gauche, ne laissant entendre que le bruit fin et presque inaudible d’un froissement de tissu.

Relevant ses grands yeux pour les plonger dans ceux de son amant, elle leva simplement les yeux au ciel lorsque ce dernier lui demanda si une coupure suffirait à la repousser. Ironiquement elle répliqua d’une voix lente et douce.


« Ca ne sera pas sans conséquence n’est ce pas ? »

Simplement pour rappeler la règle, qu’un acte porté au royaume de l’occulte ne resterai pas inconnu. Tout se sait dans ce monde, tout se déplace et glisse d’oreille en oreille. L’anonyme n’existe pas dans leur monde, ça n’est qu’une illusion que l’on berce. Le lien ne serait plus un mystère pour les gens comme eux, c’était un risque a prendre , un danger à annihiler. Kyoko ne l’ignorait pas et pourtant désignant la dague d’un geste de la tête elle souffla.

« Continu »

Elle lui adressa un large sourire confiant.
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MessageSujet: Re: Fatal Retour   Jeu 28 Aoû - 15:08

Machi hocha simplement la tête, souriant avec nonchalance. Pouvait-elle douter de sa capacité à prévoir les conséquences de ses actes ? Probablement pas. Ils avaient toujours caché, par un accord tacite, leurs relations aux yeux des autres, et cela ne changerait pas. C’était leur mode de vie, la symphonie harmonieuse de leur comportement.

Un lien si puissant représentait sans doute une faiblesse, mais ensemble, ils seraient plus forts que jamais. Plus forts peut-être même, qu’ils ne l’étaient déjà. Ce lien, cette connexion dont jamais ils ne pourraient plus se détacher… De toute manière, il en était persuadé, leurs destins étaient déjà liés scellés d’une même marque.

Masquant son impatience par un comportement détaché, il la regardait faire avec envie, silencieux. Lorsqu’elle lui dit de continuer, il haussa les sourcils, s’empara très lentement du poignard d’argent et le fit tourner dans sa main.


« Pressée ? »

Amusé, dans un moment pourtant important à ses yeux, il la fit attendre quelques instants avant d’entailler légèrement, très légèrement le petit doigt de la main droite de Kyoko. Pour un tel rituel, le sang était nécessaire. Le liquide écarlate était la substance même qui permettrait aux forces du monde sombre de réaliser leur demande.

A son tour, il entailla sa chair au même endroit puis, naturellement, leurs petits doigts s’enlacèrent. Le vrai fils rouge des âmes sœurs était de sang.

Et alors, il n’y eut pas de prêtre pour célébrer l’office, pas de long discours inapproprié, pas d’assemblée pour assister à cette union comme pour s’en porter garant. Il n’y avait qu’eux deux, une lumière douce, vacillante et la voix de Machi qui murmura suavement.


« A jamais. »

Le couteau gorgé de sang avala la substance et la lame redevint d’un argent éteint. Le ruban qui liait leur poignet disparut aux yeux des autres, englouti par leurs mondes, ancré à jamais autour de leur poignet. Un magicien le verrait désormais, quelqu’un au regard particulier s’il les voyait ensemble décèlerait le lien noué autour de leurs poignets respectifs. Et enfin, le sang mélangé disparut lui aussi, la coupure de leurs doigts se referma.

La magie était palpable dans l’air tandis que tout ce qui avait fait ce rituel disparaissait aux yeux des humains.

A genoux face à elle, le dandy observait Kyoko. Lentement, tel un char sauvage, il caressa le poignet de la brune et lui montra le sien. Lentement, leurs deux prénoms, marqué de sang sur leur chaire, commençaient à s’effacer. Pour la première fois, Kira pourrait lire le véritable nom de son amant. C’était un risque à prendre, certains pourrait, s’ils en avaient les capacités et surtout le temps, découvrir ces noms. Mais jamais il ne laisserait une telle chose arriver, jamais….

Il ne regrettait rien.

Avec douceur et sensualité, il prit le visage de Kyoko entre ses mains et l’embrassa longuement. Ce fut sans doute leur plus belle nuit, celle où ils furent Kira et Hiro, tout en restant Kyoko et Machi.
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MessageSujet: Re: Fatal Retour   Dim 31 Aoû - 17:57

Suite aux pactes, des murmurent etouffés s’envolérent par les fenêtres niponnes . Leur lien allait faire echo dans tout le monde occulte, la grande brune retint son souffle lorsqu’elle apercut le véritable nom de Machi sur son poignet. Voila donc qu’il venait de lui offrir l’un des secrets les plus important, elle fixa ensuite le poignet de Machi, cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas apercut ce nom.

Rien ne serait ignoré…

La belle ironie, l’impétueuse prétention. Les repercutions ne se feront pas attendre, les murmures ont certainement accomplis leur travail. Voila la vraie perfidie du monde de l’occulte, sans cesse observé par ce que l’on ne voit pas, ce en quoi on ne croit pas.

Mais en cet instant, peu importe le danger, nos deux amants allaient profiter d’une nuit passionnelle. Une nuit intensément plus pure que les autres.

Ame liée, corps entrelacés.

....L’histoire continue....


[Fin topic]
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