Ynis Witrin v3

Les armées démoniaques assiègent le Continent, mais une île résiste toujours
 
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 Teru °w° Démone

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Que pensez vous de la Réincarnation ?
* Foutaises ! *
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* C'est la Vérité *
30%
 30% [ 3 ]
* Ca serait une Chance *
20%
 20% [ 2 ]
* Tu es mieux placée pour répondre *
10%
 10% [ 1 ]
* Je veux me réincarner en Endive *
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 20% [ 2 ]
* J'ai un poster géant du Dalaï-Lama dans ma salle de Bains *
20%
 20% [ 2 ]
* C'est vrai, le coup des bains de lave ? *
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Total des votes : 10
 

AuteurMessage
Namibe Stark
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MessageSujet: Teru °w° Démone   Ven 15 Aoû - 13:19



8 Identité 8


Nom :
« Je t’en pose, des questions ? »

Prénom :
« Appelle-moi Teru »

Age :
« Mon corps approche la vingtaine… Mon âme, c’est une autre histoire… »

Origine :
« Je viens de la Terre de Feu, c’est trop loin pour tes petits pieds, te fatigues pas »

Famille :
« J’ai une bonne centaine de frères et de sœurs.
La plupart sont toujours en vie, et plus de la moitié d’entre eux sont vos adversaires les plus redoutables… »


Race :
« Prenez garde ! Je suis un démon de haut rang ! »

Profession :
« Prosternez-vous devant le noble Chevalier des Ombres ! »



8 Profil psychologique 8



  • Caractère :

    Mon premier est : Impatiente
    « Tu es prévenu, mon frère. Ce n’est pas pour me languir de qui, ou de quoi que ce soit que j’ai fait le voyage jusqu’ici. Je suis impatiente, pressée, j’aime la vie lorsqu’elle va vite et qu’elle est chargée. J’aime la voir courir à toute vitesse… J’aime voir courir autrui. Ne me demande pas pourquoi. »

    Mon second est :
    Têtue
    « Je dirais plutôt que j’ai un caractère qui me pousse à camper dans mes positions. Je n’aime pas remanier mon être, il se doit d’être entier, droit, logique ! Tu dis des balivernes ? Soit, quelle raison y aurait-il eu de craquer face à toi et de te laisser gagner… Justement : »

    Mon troisième est :
    Mauvaise perdante.
    « Si je déteste quelque chose, c’est bien la défaite ! »

    Mon quatrième est :
    Impulsive
    « Cesse de tergiverser, bon sang ! L’avenir appartient à ceux qui agissent promptement, frère ! »

    Mon cinquième est :
    Arrogante
    « Je respecte ce qui est respectable. Soit pas grand-chose, en somme… »

    Mon sixième est :
    Imbue d’elle-même
    « Imaginez un instant : vous êtes un petit démon, issu d’une très, très grande famille… Vous y êtes ? Bien vous n’êtes pas si bête, en fin de compte. Donc, la concurrence est sévère, mais vous vous accrochez. Vous partez d’en bas, et comme une petite sangsue tenace, vous vous agrippez à l’un des rangs les plus nobles dans la hiérarchie démoniaque. Bien. Ensuite, vous apprenez d’arrache-pied les arcanes d’une magie ancestrale… Eh eh, vous commencez à fatiguer rien qu’en imaginant. Ensuite, on se relâche pas, on vous octroie les insignes de Chevalier des Ombres, ce qui est un rang très rare et haut placé ! Enfin, imaginez que vous faites tout cela sans un kilo superflu, ni même une ride ! Aaaaah, vous vous trouvez exceptionnel pour le coup, hein ? Ben redescends de ton nuage, parce que c’est pas la réalité.
    Alors que pour moi, ouais. »

    Mon septième est :
    Séductrice, Coquine
    *Coup de fouet* « Rrrrrrr »

    Mon huitième est :
    Paresseuse
    « Des thermes ? Oh vraiment ? Sieste en perspective yihiii ! »

    Mon neuvième est :
    Rancunière
    « Un jour un démon m’a promis le nirvana, assorti de joyaux et d’or. Il m’a fait miroiter une quête alléchante… Et vous savez ce qu’à fait ce malotru ? Il est parti avec l’une de mes sœurs ! Ce comportement est inacceptable, n’est-il pas ? Rassurez-vous, il passe ses journées dans son lit, à manger de la bouillie avec un filet de bave sur la joue. On ne se moque pas de Teru ! »

  • Signes particuliers mentaux :
    Sa fierté est tout de même assez exceptionnelle… Gare à ne pas la froisser…
    Autre détail à prendre en compte, bien qu’il n’influe ni sa puissance ni, réellement, son caractère : Teru s’est réincarnée de très nombreuses fois, et elle en a plus ou moins conscience.

  • Qualités : Elle est ingénieuse et très réactive. De plus, quoi qu’elle en dise, on peut compter sur elle lorsqu’on en a besoin. Si elle vous apprécie, cela va sans dire.
  • Défauts : La vanité, la moquerie, et quelque part un je-m’en-foutisme royal.



8 Apparence physique 8


  • Physique :

    Son corps d’adoption :
    8 Voir l'image 8

    Il s’agit d’une jeune fille à la chevelure parme et à la peau très claire, qui à l’œil est en plein dans l’adolescence, acné mise à part. Elle est assez étroite et dépourvue de formes particulières. Elle a de petits poignets, de petits pieds, de petites mains… de petits membres. Ses yeux violets sont candides, et sont le parfait support de son arrogance insupportable. Elle est très coquette, et prend tout particulièrement soin de son corps. N’étant pas contre un peu de détente, on la trouve la plupart du temps dans des thermes, ou autres bâtisses où elle pourrait prendre soin d’elle et se détendre. Détendue, elle l’est d’ailleurs. Sa peau à une douceur toute particulière, qui lui vient de quelque chose d’assez inattendu : elle adore prendre des bains dans la lave. Étant insensible aux chaleurs les plus extrêmes, il est très fréquent qu’armée d’un bonnet de bain elle barbotte dans la lave comme elle l’aurait fait dans un bain. Elle dit partout que cela est le secret d’une peau nette et soyeuse…
    Concernant ses vêtements, là, c’est un peu n’importe quoi… Peignoirs, tuniques, sous-vêtements affriolants, robes baroques et frous-frous… Elle ne recule devant rien tant qu’elle aura l’assurance d’être remarquée partout où elle ira. Elle aime qu’on la regarde, et bien que cela agace beaucoup, elle se débrouille pour tirer de l’agacement d’autrui le même plaisir que de l’admiration.
    La seule chose qu’elle a bannie de ses habitudes, c’est le maquillage. Cela dessèche la peau, c’est connu… Et puis, le khôl ne lui sied pas du tout, vous comprenez…
    Et ça, vous vous demandez ce dont il peut s’agir ? Une queue fourchue… que c’est original…

    L’Armure du Chevalier des Ombres :
    8 Voir l'image 8

    Il s’agit là du corps de ce qu’elle appelle « son essence » Autrement dit, il s’agit de son corps démoniaque. Tout au long de sa vie, elle a emprunté des corps humains, la plupart du temps, pour s’offrir un peu de bon temps. Mais l’armure est la seule à ne l’avoir jamais quittée. Étant à la base, lors de la Création, une forme d’hermaphrodite, elle avait à l’époque le corps d’un démon colossal, dont s’est inspirée l’Armure lorsqu’elle la recouvrit pour la première fois.
    Plus que des Ombres, il semblerait que ça soit des flammes noires, qui la recouvrent, étant donné leur danse perpétuelle. Il s’agit pourtant bien d’ombre, qu’un éventuel coup déchire comme de la fumée. Ce corps est dénué de visage, comme de sexe. Ses membres sont luisants et lisses. Les vêtements qu’elle portait, éventuellement, disparaissent également, pour ne reparaître que lorsqu’elle reprend sa forme ordinaire.
    Détail très appréciable : dans son Armure, elle ne peut pas parler.


  • Signe particulier physique :
    Elle a sur le dos un tatouage très étendu, et d'un noir étonnement profond. Et pour cause, il n'a pas été fait à l'encre, mais aux ombres. Il ne représente rien de précis, mais semble comme... animé. En réalité, c'est ce tatouage qui s'étend lorsqu'elle endosse l'armure du Chevalier des Ombres.
    Elle est également, et exclusivement, carnivore.
    Et rares sont les êtres à se promener, une queue fourchue plantée dans le derrière.



8 Armes & Pouvoirs 8


  • Pouvoirs :
    Il y a un siècle, Teru a reçu ses insignes de chevalier des Ombres, ce qui donne, en termes de pouvoirs :
    - Lorsqu’elle est dans son état normal : celui de créer des illusions inoffensives et immatérielles.
    - Lorsqu’elle endosse l’Armure du chevalier des Ombres : celui de se dématérialiser, ce qui lui permet d’éviter beaucoup de coups physiques et de se déplacer relativement vite. Elle peut endosser cette armure durant plus d’une heure, mais une seule fois par jour.

    Enfin, le dernier de ses pouvoirs, et elle ne l’a que dans son état normal : elle ne craint absolument pas le moins du monde la chaleur, quelle qu’elle soit. Aussi peut-elle faire trempette dans de la lave comme s’il s’était agi d’eau tiède.
    « La lave est bénéfique pour la peau, et la récure à fond, je la conseille plus que le sonna. L’odeur du soufre est tellement plus savoureuse que celle de la sueur ! »


  • Armes :
    Un fouet !
  • Talents :
    Elle est une excellente cuisinière, mais gare à l’ingrédient mystère !



***
Le concept de l'Armure du Chevalier de l'Ombre
et le dessin l'accompagnant sont tirés du manga
SAMURAI DEEPER KYO sous copyright
© 2003 Akimine Kamijyo

***


Dernière édition par Namibe Stark le Ven 15 Aoû - 13:24, édité 1 fois
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Namibe Stark
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MessageSujet: Re: Teru °w° Démone   Ven 15 Aoû - 13:23

    Citation :
    LA REINCARNATION

    « La croyance en la réincarnation peut-être assimilée à une doctrine selon laquelle l'évolution de l'esprit s'accomplit au travers de vies successives. Dans cette doctrine, à la mort du corps physique, l'esprit quitte ce dernier pour se réincarner après une nouvelle naissance dans un autre corps, permettant à l'être de poursuivre ses expériences et son évolution. »

    C’est la vérité.

    Voici des siècles que j’arpente ces mondes.
    Voici des siècles que j’apprends, que je me construis.
    Voici des siècles, durant lesquels j’habitai différentes enveloppes.

    La vie se réincarne, elle est redistribuée, lors de son anéantissement.
    Certains ont une chance : celle d’en être conscient.

    J’en fais partie.


    Mes noms furent nombreux, au travers des siècles. Mais mon âme resta inchangée, tant et si bien qu’aujourd’hui, je n’ai toujours pas compris ce qu’il me faut apprendre pour atteindre l’état de Grâce…


    Je suis un démon.
    Je m’appelle Teru.
    J’ai connu un nombre colossal de générations humaines.


    Tout commence avec ce que j’appellerais la Création. Bien entendu, il ne s’agit pas de la création de toutes choses, mais simplement de ma naissance la plus reculée. La première que mon esprit su fixer correctement. J’apparus dans un clan cultivant cet héritage des réincarnés. Tout comme moi, mes frères et sœurs étaient destinés à posséder cette « conscience » de leurs vies prochaines, voire la possédaient déjà. Le clan était très peuplés. Nous vivions dans des terres arides et reculées. Notre race s’apparentait à ce que vous nommez « Satyres ». Nous partagions certains de vos attributs, comme le buste, mais également ceux de certains cervidés, comme la queue, le visage ou les pattes postérieures. À l’époque, vos ancêtres commençaient tout juste à envisager la vie de bipède… Notre existence était très frugale. Nous vivions de chair que nous trouvions dans les cadavres délaissés par certaines créatures plus puissantes, ou nous vivions simplement de la chasse, que déjà nous avions développée. Il n’y avait alors pas de réelle hiérarchie, mais nous respections ceux qui savaient nous enseigner les vies futures. À cette époque, je croyais déjà avec sincérité en ces histoires, en cette religion que je vérifiai par la suite à chacune de mes morts. Ils nous expliquaient qu’eux avaient connu des dizaines d’existences, et qu’ils nous étaient revenus dans cette vie une fois leur devoir accompli. Nous naissions Satyres, et c’était Satyres qu’il nous faudrait terminer. Tant que nous n’avions pas su trouver la perfection, l’aboutissement de notre existence, nous étions bannis de notre corps, comme en exil.

    Cette vie-là, je la vécus en paix, armée d’une sagesse que, je le crains, j’ai quelque peu laissé de côté lors de mes vies suivantes. Je vivais dans l’amour des miens, persuadée que je saurais retrouver cette perfection qui malheureusement me fait toujours défaut. Malheureusement ? Peut-être pas tout à fait.

    Je mourus plutôt jeune, comme beaucoup des miens. Notre espérance de vie était bien supérieure à celle des singes et de ce qui allait devenir l’Homme, mais elle n’avait rien à voir avec celle des démons d’aujourd’hui.

    Ainsi je fis mon premier voyage. Ce fut dans une autre race de démons que je reparus. Plus évolués, plus avancés dans l’histoire, j’appartins à une espèce humanoïde, hérissée de cornes, mais possédant de nombreux atouts. Des pouvoirs, puissants, une morphologie avantageuse, ainsi que de nombreux autres. Dans cette vie-là, j’adoptais la cruauté des miens. J’adoptais leur savoir des jeux de la guerre et leur intelligence. Je découvris en près d’un siècle de vie la douceur que pouvait avoir la vie des puissants. Là encore, mes frères et sœurs étaient nombreux. Comme moi pour un petit nombre d’entre eux. Ils étaient tout comme moi les héritiers de ces Satyres peuplant les temps reculés. Et eux aussi étaient en quête de perfection. Cependant, cette vie-là m’apprit également la saveur du luxe, de la luxure. Elle m’apprit le miel du Malin. Je vécus une enfance plutôt amusante, auprès d’autres démons de mon genre, entourée d’adultes rudes mais efficaces, qui me formèrent aux exigences de la vie. Mon adolescence fut du même ordre, avec en plus la découverte de jeux bien plus amusants.
    Les saveurs de la chair me firent tomber dans un cercle vicieux : celui des conquêtes, des victoires, des déboires, des abandons… J’appris la jalousie, la rancœur. Ce fut la première vie où je tuais des créatures autres qu’animales. Je tuais certains de mes congénères, je tuais d’autres espèces dites intelligentes. Je tuais ce qui s’opposait à ma volonté et à mon plaisir.
    Loin d’atteindre la perfection d’un être bon et accompli, c’était vers la perfection d’un démon expert que je me dirigeais. Et quelque part, il m’aurait fallu tenir ce cap si un jour j’avais désiré retrouver ceux qui étaient proches de mon essence.
    Mais nombreux étaient les démons. Trop nombreux pour qu’il soit facile de se démarquer. Je luttais cycle après cycle, pour gagner en pouvoir et en influence, si bien que je parvins, aux alentours de mes cinquante ans, à un niveau respectable de la hiérarchie démone. J’avais entre temps oublié mon but, comme beaucoup. C’était comme oublier la foi et notre raison d’être. Pour m’en punir, sans doute, le Destin m’arracha au plaisir de cette vie de satisfaction pour me contraindre à fournir les mêmes efforts, une nouvelle fois.


    Le récit de ces premières vies n’est pas bien long, ni détaillé. La mémoire commence à me faire défaut à leur sujet, remplacée par les souvenirs d’existences plus récentes et divertissantes. Car il est clair que c’est en vieillissant que j’appris ce qu’était, en quelque sorte, l’amusement. Moi qui croyais en avoir fait ma doctrine lors de cette vie-là, je n’en avais qu’effleuré les inépuisables réserves. C’est l’histoire et le temps qui surent effacer de nos existences le labeur et la souffrance. Aussi chacune de ces vies, bien que je su les oublier plus ou moins au fur et à mesure, me le montrèrent. La Création était ce qui m’avait faite, mais bien vite je me mis à envisager que l’Evolution était une chose plus belle encore. Car si la Création nous dotait de la vie, l’Evolution nous dotait du confort. L’Evolution sublimait cette vie que l’on nous avait octroyée. Aussi, je vécus plusieurs siècles de cette manière, n’ayant de cesse d’oublier, puis de retrouver sur le seuil de la Mort un héritage de plus en plus pesant.

    Ma personnalité resta inchangée. Elle se compléta. J’étais une démone exigeante, qui décennie après décennie se mettait toujours en quête de puissance. J’avais compris à quel point la vie était différente en bas d’en haut. J’avais saisi à quel point il était agréable de se voir respecté. À quel point il était agréable de tenir les rennes de sa vie. J’appris que l’on se forgeait. Et inlassablement, je recommençais ce que la Mort m’ôtait. Petit à petit, les frères de mon essence se firent de plus en plus rares. Les Satyres s’éteignaient pour entrer dans la mythologie, et ceux dont l’âme voguait avaient pour la plupart retrouvé les traces de leurs ancêtres, et avaient su forger leur perfection. De mon côté, je ne cherchais pas à le faire. Je n’avais été ni humaine, ni elfe… Ces deux races qui le plus souvent avaient apporté aux miens la pureté de leurs racines. Moi j’avais été et ce depuis le départ, une démone. J’avais été de ceux qui tuaient, de ceux qui vivaient sur la souffrance d’autrui. Et j’avais appris à aimer cela. Jamais, à la différence des autres, les dés ne m’envoyèrent ailleurs que sur ce chemin-là. Sans doute parce que j’avais décidé d’en faire mon futur. Sans doute était-ce ce pour quoi j’étais faite… Et pourtant, les embûches étaient nombreuses. J’étais dans l’éternelle médiété, et me perdis, chaque fois, dans cette quête d’un haut rang dans la hiérarchie de la vie que je traversais. Cela me frappa de nombreuses lettres de noblesse, et me permit de manipuler un nombre de pouvoirs que vous n’imaginez pas… Mais un seul fut assez grandiose pour qu’un jour enfin, j’approche de cet être parfait qu’au fond de moi j’oubliais d’être.

    Cela se passa alors que les hommes commençaient à combattre les démons dans ce qui allait devenir leur défaite la plus grandiose et la plus cuisante.
    Je vivais alors dans une ethnie plus restreinte, il y a de cela plus d’un siècle. Une race de démons très évolués, bien plus que des races rustiques comme les elfes ou les dryades l’étaient, et surtout bien plus viables et habiles que les Satyres que je ne savais plus admirer pour leur pouvoir si particulier. Ces démons étaient également les héritiers d’un savoir ancestral, qui m’attira sur le champ, car il était sujet à ces distinctions, et à cette vie de noblesse que j’aimais tant. Ils transmettaient aux plus ingénieux et aux plus puissants d’entre eux un pouvoir. Au sein de ces créatures, qui de par leur physique n’inspiraient pourtant que peu de craintes, subsistait un ordre. Celui des Chevaliers de l’Ombre. Je grandis dans l’admiration de ces êtres d’exception, que mes frères d’alors et moi-même voyions passer dans le village, comme nos protecteurs. Ils étaient au-dessus de tout, fer de lance de cette guerre qui prenait une certaine ampleur. Alors que les humains avaient cru reprendre le dessus, ils étaient apparus dans les rangs démoniaques pour leur ôter toute trace d’espoir. Ils faisaient notre bonheur, assuraient notre survie. Je n’étais alors ni la plus puissante, ni la plus prometteuse des démons de mon clan. Bien au contraire, mes membres malingres et mon esprit encore inconscient de sa richesse n’étaient pas faits pour m’attirer les bonnes grâces des miens. Et pourtant je sus m’accrocher. Il me fallut des années d’entraînement et de perfectionnement pour qu’un jour enfin, à l’aube de mes quarante ans, on me confiât les insignes de cet Ordre tant espéré. J’étais respectée, et dès lors menais une vie plus savoureuse que jamais. J’avais beau combattre en première ligne lors de batailles rangées, les contreparties étaient telles que je me permettais tous les excès pour lesquels j’étais faite. Je vécus longtemps, jusqu’à ce qu’un jour une bataille ne me fut fatale. Je tombai avant mon premier siècle de cette existence, ce qui était relativement jeune pour cette race, avec une peur dévorante en mon sein…

    J’avais peur de devoir, une fois de plus, recommencer.


    Mais il est des héritages qui font fi du temps et de la Mort. Un héritage, un don puissant, un don assez tenace et que l’on mérite assez pour qu’il ne marque notre essence. Cette armure en faisait partie.

    Nous en venons alors à ma vie actuelle.

    Je suis née démone, une fois de plus. Des démons relativement simples. Humanoïde, je naquis dans les Terres de Feu, régions volcaniques de l’Outre Terre, à des lieues de votre monde. Je grandis de façon plutôt banale, là encore. Les années m’apportèrent la force et la maîtrise des pouvoirs inhérents à mon âme, mais également ceux de ma race actuelle.Ma famille était propriétaire des plus grands thermes du village, dont les bassins fait de pierres volcaniques étaient emplis de ce si savoureux liquide ambré, bouillonnant. Vous y êtes, il s’agit de lave. C’est une expérience à vivre une fois dans sa vie, la douce caresse revigorante de pierres en fusion… Certes, il est envisageable que cette expérience soit la dernière de nombre d’entre vous, mais je ne peux que le déplorer pour vous. Toujours est-il que j’ai grandi là-dedans. Mes frères, eux, m’enseignèrent l’art du combat. Sommairement, mais ce qu’il me restait de mes précédentes vies ne tarda pas à regagner mes membres, en grandissant. Il me fallut cependant attendre mes seize premiers hivers pour maîtriser tout à fait l’armure du Chevalier des Ombres. Dès lors, je fus envoyée avec mes frères sur les champs de batailles. Les armées démoniaques s’étaient organisées, et les attaques se multipliaient dans le monde entier. J’écumais les champs dévastés, jonchés de cadavres, aux côtés des pires soudards, qui n’avaient comme but que de tuer. Bête et méchant.
    Vous voyez où se situait le problème pour moi. Méchante passe encore, mais lorsque l’on doit devenir le démon parfait, la bêtise n’est pas de mise. Aussi, un soir, après avoir fait mes adieux à mes frères d’armes, et ceux de sang, je m’en allai.

    À compter de ce jour, j’écumais les terres arides et verdoyantes, parsemées de quelques petites escales en zones volcaniques, pour la santé de ma peau, à la recherche de ce qui allait faire de moi le parfait démon. Mes pérégrinations ont fini par me conduire aux alentours de votre chère Ynis. Et c’est là que cela devient intéressant… Enfin, pour vous, puisque l’on est toujours plus intéressé par ce qui nous concerne que par les affaires d’autrui, n’est-ce pas ?
    Ainsi, Ynis, je n’en avais que peu entendu parler. Ayant été sous les ordres d’un certain Katsuo Kyo, un nabot teigneux, mais un grand chef de guerre, ce nom ne m’étais pas inconnu. Mais je n’avais alors pas pensé qu’il pût s’agir d’un coup de pouce dans ma quête de perfection… Aussi errais-je sans but réel, de villes en auberges, de cadavres en beuveries… Je fus la cible de quelques gens biens qui, malheureusement pour eux, finirent nettement moins bien qu’ils avaient pu vivre. À croire qu’une queue fourchue invite au massacre…
    Bref, je passais souvent, très souvent, même, devant votre embarcadère, sans jamais remarquer quoi que ce soit. Mais un jour un phénomène étrange titilla mon attention : une pulsation, une forte pulsation, même, parcourut la brume environnante. Intriguée, je rôdai là plusieurs jours, curieuse de comprendre ce qu’était ce phénomène.
    Mais vint un jour où un type dans une barque s’approcha de moi, m’appela par mon nom, et me fit comprendre que j’avais de bonnes raisons de grimper à bord. Pourquoi maintenant ? Etait-ce dû à ce mystérieux mouvement dans la brume ? Je l’ignore encore aujourd’hui, mais je suis curieuse de savoir ce qui a pu se passer.


    Appelez-moi Teru, je suis une future parfaite démone, et je pense même être la dernière de ce fameux clan…
    Mes frères ont gagné leur perfection.
    À mon tour.




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