Ynis Witrin v3

Les armées démoniaques assiègent le Continent, mais une île résiste toujours
 
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 La chute du piédestal - (post d'arrivée)

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MessageSujet: La chute du piédestal - (post d'arrivée)   Mar 30 Sep - 22:40

Des hommes elle en avait côtoyé un grand nombre, s’était donné à eux sans retenu. Elle s’était vendue pour de l’or et des bijoux toujours plus précieux. S’était abimée dans de sensuelle aventure sexuelle. Elle avait joué mais la roue de la chance toujours elle tourne. Et la reine subit la plus cruelle des descentes aux enfers. Mais cette fin tragique n’arriva pas immédiatement, il a fallut plusieurs mois, il y a fallut l’élément déclencheur. Les belles paroles d’un étranger, un espoir qui renait et qui insuffle à sa propriétaire une naïveté illusoire.
Une année après le départ de Lyan, Cassandre n’avait plus vraiment retrouvé d’homme qui l’attirée réellement et l’impressionnée jusqu’au jour ou son patron décida d’envoyer à la plus sublime de ses prostituée un cadeau de taille. Un soir alors que par caprice la belle brune avait éconduit tous ses prétendants, on frappa à la porte de sa chambre. A moitié nue, son corps à peine recouvert d’une robe de satin rouge elle ouvrit la porte et s’appuya sur l’encadrée plus séduisante que jamais. Ca n’était que son patron et le fixant froidement elle le questionna.


« Qu’est ce que tu veux ? »

Jocaste lui sourit et se recula pour laisser apparaitre un homme d’une rare beauté. De longs cheveux blonds comme les blés, des yeux d’un bleu profond et un corps musclé. Notre prostituée le désira immédiatement, de plus son patron lui exposa la situation de monsieur. Un noble appartenant au grand conseil de son pays, tout en lui transpirait la richesse et il était prêt à verser une fortune pour passer une nuit dans les bras tendre de Cassandre. Elle accepta immédiatement et offrit à cet étranger doré une soirée inoubliable. Puis une autre… et encore une… Jusqu'à ce qu’il lui fasse d’illusoires promesses. De plus en plus souvent il lui bourré le crane de jolies choses, lui promettant de l’acheter, lui offrant la liberté et la sortirai du bordel.

Elle le cru et recommença à espérer, elle l’attendait tous les soirs toujours plus élégantes et séduisantes. Mais un jour, il ne vint pas. Et ceux pendant une semaine. Les bouteilles de rhum commençaient à encombrer sa chambre, elle refusait de coucher avec d’autres hommes et passait le plus clair de son temps à boire. Le mal n’était pas encore à son zénith, elle apprit de rumeurs que son prince charmant se jetait dans les bras de n’importe quelle catin et leur promettait une montagne de chose. Elle comprit bien vite la supercherie et ne s’apitoyant par sur son sort décida qu’il était tant de punir celui qui lui avait causé du tort. Enfilant la plus sexy de ses robes, relevant ses boucles brunes à l’aide d’une pince elle s’approcha de sa table de nuit et l’ouvrit. Plusieurs flacons se tenaient la, elle en saisit un et le rangea dans son bustier prés de sa poitrine.

Elle sortit donc dans la rue le visage sombre, portant de temps en temps à ses lèvres son pendentif en opium. Cassandre se rendit d’une démarche sure dans un bar à quelques pas d’ici ou le traitre avait l’habitude de boire. Elle le trouva en compagnie de deux catins qui gloussaient, elle le pria de la suivre, lui offrit son corps puis lui proposa un verre de rhum ou auparavant elle y avait versé un poison puissant que contenait le flacon. La vengeance aurait pu être parfaitement accomplie si l’amant n’avait pas l’habitude de humer son alcool avant d’y gouter. Il découvrit immédiatement l’odeur âpre qui se dégageait et jeta son verre au sol. L’alcool mélangé au poison brula la moquette à l’endroit ou le liquide avait atterrit. Jetant aussitôt un regard interrogatif à Cassandre, elle recula et balbutia.


« Et bien je… comment est-ce que… »

Posant une main tremblante sur son front elle se ressaisit en moins de deux et s’emporta.

« Pourquoi tu veux pas crever ?! Tu m’as bercé de belles paroles ! »

Le visage autrefois doux et séduisant du conseiller vira en une grimace rageuse, d’une main il balaya toutes les bouteilles qui se brisèrent sur le sol en hurlant à la trahison. Violemment il se dirigea vers elle, Cassandre voulut fuir mais déjà il lui saisit le bras et la tira hors de sa chambre totalement nue. Elle se débattit en hurlant mais il la traina dehors dans la rue animé. Les conversations cessèrent, les catins gloussèrent. Cassandre avait beau leur lancer des regards noirs, mais ces filles de joie sentaient qu’à présent elles avaient l’avantage et que leur reine ne pouvait rien leur faire. Le conseiller la traina quelques mètres au milieu de la rue et la rejeta au sol, Cassandre esquissa une grimace de douleur et de ses bras tenta de couvrir son corps dénudé.
La pointant du doigt, le traitre commença a cracher son venin et à l’accuser de tentative d’empoisonnement sur sa personne. Les prostituées appuyèrent ses propos en récitant les rumeurs, libérant un flot de paroles accusatrices répugnantes. Cassandre tenta bien de se défendre mais elle reçut en plein visage une bottines de cuir noires, tournant son visage vers la propriétaire, elle aperçut Maryse qui ricanait et hurlait. Toutes ces humiliations publiques, sa nudité honteuse, elle voulut se relever mais retomba. Relevant son visage pale vers son bourreau, elle vit avec horreur que celui-ci avait récupérer une cane et déjà il s’apprêtait à la frapper. Positionnant par reflexe ses mains devant son visage elle hurla
.

« NON ! »


(réservé à Lyan)
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Lyan Key Aleyna
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MessageSujet: Re: La chute du piédestal - (post d'arrivée)   Mer 1 Oct - 20:49

La Reine est en danger.
La Veuve Noire va Déchoir.



« Vous êtes sûr ? »

Fixant son client, le mercenaire hocha la tête. Il était certain de ne pas faire erreur. D’un geste de la main, d’un mot dur, Lyan le congédia. La nuit était déjà tombée sur l’île et il dominait les jardins depuis sa fenêtre, pensif. Bien qu’il ait quitté l’Essaline il n’avait cessé de la faire surveiller. De loin toujours, engageant des oreilles pour lui faire parvenir par lettres et par entrevues ce que les rumeurs de la ville des vices chuchotaient.

Cassandra jouait à un jeu dangereux. Un homme, un noble se jouait des catins de la ville en leur promettant monts et merveilles, en leur promettant la liberté. La chose la plus chère aux yeux de l’ensorceleuse, à n’en pas douter. Les rumeurs disaient qu’elle était prise au piège, et que déjà, il l’avait délaissé. Les choses n’en resteraient pas là il le savait pertinemment. On n'offense pas une veuve noire sans en avaler le venin par la suite.

Un valet entra alors dans la chambre obscure. Encore ensommeillé, il demanda d’une voix rauque :


« Vous m’avez appelez Monseigneur ? »

« Préparez moi l’étalon le plus rapide de l’écurie. J’ai une affaire à régler. »

« Mais monsieur… »


Lyan fusilla son domestique du regard. Ce dernier, hocha simplement la tête et disparut. Une heure après, le dirigeant délaissait ses devoirs et l’île et s’élançait dans la nuit. Il lui fallut deux jours pour regagner l’Essaline, une demi-journéee de plus pour retrouver la ville. Il passa alors la nuit dans un hôtel minable, payant le tenancier assez grassement pour qu’il se tienne à une discrétion sans faille. Et au matin, il sortit.

Cassandre n’était pas chez elle. La mâchoire crispée par l’agacement, il fit marche arrière et regagna la rue lorsque le grand scandale éclata. La reine redevenait une simple traînée sous les yeux sadique de ses anciennes collègues. Lyan observa la scène, patient et attentif. Passif. Il attendait de voir si elle se relèverait seule, et, motif bien moins glorieux, il lui faisait payer d’avoir cru en un autre noble que lui. Egoïste petit prince.

L’homme dont il s’agissait, il le connaissait très bien. Il avait été longuement fils d’un conseiller de son père avant de lui succéder lui-même. Le prince du pays ne l’avait jamais apprécié, ni même tolérer dans son sillage. Quand il le vit lever sa canne, Il n’y tient plus.

Lyan sortit de l’ombre, tira son sabre, jusque là dissimulé sous sa cape bleu roi, et trancha d’un mouvement agile et déterminé la main de l’homme. Le membre ainsi tranché tomba sur le sol poussiéreux, serrant toujours la canne entre ses mains. Le hurlement du noble fit silence dans l’assemblée, couvrant le bruit de la chute. Le capuchon baissé, Lyan, au centre de la rue, faisait face au menteur. Du sang avait jaillit sur le visage et le cœur dénudé de Cassandre. Au sol, serrant son bras mutilé, l’homme jeta un regard assassin à Lyan. En réponse, celui ci, plaça la lame sanglante sous son cou pâle.

Personne n’osa approcher, certaines reconnurent le visage de celui qui avait longuement été un habitué de la reine.


« Quelqu’un d’autre a-t-il un problème ? »

De sa main libre, il dénoua sa cape et la lança sur le corps nue de la Reine. Se penchant pour soutenir sa maîtresse et l’aider à se relever, il en profita pour chuchoter à son adversaire :

« Quant à toi si tu fais le moindre mouvement, je te promets de te faire perdre bien plus qu’une main. »

Son ton mielleux contrastait avec son regard noir. Ce regard tranchant qu’il n’avait pas perdu durant toutes ces années. Il reconduisit rapidement Cassandre dans sa chambre, fusillant l’assemblée du regard. Et ce n’est que lorsqu’il referma la porte du sanctuaire des plaisirs qu’il daigna parler. D’un ton impérieux et glacial, révélant sa jalousie et sa colère, il annonça :

« Lave toi. Prépare toi. Prend toutes affaires et ce aussi vite que tu peux. »

Il se contenait encore, mais un mot de Cassandre et ses travers ressortirait bien vite. Malgré cela, il ne se gênait nullement pour observer les courbes qu’il avait tant de fois désirées. Sa veuve noire n’avait rien perdu de son charme.

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MessageSujet: Re: La chute du piédestal - (post d'arrivée)   Mer 1 Oct - 22:14


Il est extrêmement difficile de construire sa réputation, cependant il est aisé de la détruire en une parole ou un acte. Rien ne fut plus difficile que cette journée la, même son viol ne lui semblait plus qu’une petite coupure sans importance comparé à ce qu’elle subissait à cet instant. Il est facile de briser une reine d’orgueil, il suffit de l’humilier. Et cet homme avait su jouer à la perfection. Il s’était moqué d’elle, elle n’était à ces yeux qu’une catin plus séduisante que les autres.
* Qu’elle est bruyante cette reine, et si on lui tranchait la tête ?*

De son regard sombre elle parcourait avec appréhension la foule qui grossissait de plus en plus autours d’eux. Elle avait été trainée comme une poupée de chiffon et même Jocaste n’avait pas bougé. Elle avait jetait un regard suppliant à son patron, celui-ci se trouvait adossé au mur d’une des maisons, il fumait son tabac en silence. Le traitre ! Après tout ce qu’elle avait fait pour lui, tant mieux s’il ne bougeait pas, elle l’aurait étranglé s’il s’était approché. On ne se moque pas de sa personne impunément, on en paye le prix. A genoux sur le sol, Cassandre se servait de ses bras pour cacher son nu, non pas qu’elle était complexé mais il y avait la toutes les catins et tous ces hommes avides de sexe, elle ne supportait pas leurs rires sarcastiques et leur réflexions perverses.
« Espérons qu’il ne l’abime pas trop, on pourra plus en profiter. »

Elle ne cessait de ressasser ces mots en son fort intérieur « La ferme ! LA FERME ! ». Elle reporta son attention sur sa victime, bien que les rôles ne se soit inversé, elle lui adressait une expression haineuse et lui aurait volontiers crachait à la figure pour lui exprimer son dégout si celui-ci ne s’était pas saisit de sa cane et la menaçait dangereusement. Par instinct de survie elle avait choisit de protéger son visage et le cacha de ses mains, car qui y t-il de plus important pour une prostituée que son corps et son minois ? Que devient une fille de joie une fois défiguré ? Rien bien sur, quelle ironie. Alors qu’elle imaginait déjà la cane s’abattre sur elle pour la rouer de coup, son visage et une partie de son corps furent souillé par un liquide dont elle ignorait encore la provenance. Ca lui gicla dessus, ses yeux s’écarquillèrent sous la surprise, elle porta une main tremblante à son visage et observa.

Son propre sang ne fit qu’un tour, elle aperçut la main sanglante prés d’elle et poussa un cri. Se reculant dans la poussière par dégout, elle comprit bien vite ce qu’il venait de se passer. Un jeune homme avait prit sa défense et avait tranché sans une once de pitié le bras de son assaillant. Perplexe, la reine n’eut pas le temps de réagir et d’identifier son protecteur que déjà elle recevait une cape pour se couvrir, elle la saisit et la passa autour de ses épaules et toujours sans comprendre elle s’appuya sur lui pour se relever. Elle ne le reconnut qu’une fois qu’elle fut debout et qu’il menaça le conseiller. C’était Lyan. Qu’elle situation ironique, il avait assisté à sa chute et déjà elle le haïssait pour cela. Pourquoi était-il ici après cette année d’abandon ? Comment avait-il eu vent de la supercherie ? La beauté se laissa guider et pénétra dans sa chambre sans un mot de remerciement.

Ses membres étaient encore paralysés par l’humiliation, elle tituba jusqu'à se cogner dans la petite table prés de la fenêtre et renversa deux trois alcools qui avaient survécut a la rage de son bourreau. Encore nerveuse, elle était secoué de tremblement, la colère et la rage qui fulminaient en elle ne s’était pas apaisé et déjà elle se dirigeait vers son lit et s’accroupis pour se saisir d’une bouteille d’alcool fort intacte qui reposait sous le meuble. Elle la déboucha, la porta à ses lèvres et en avala plusieurs gorgée avant de s’appuyer contre le rebord de sa fenêtre. Haineuse, elle s’essuya les lèvres violement et n’écouta qu’a moitié les dires du prince car déjà l’alcool lui montait à la tête. Réfléchissant à ce qu’il venait de lui dire, elle lui jeta un regard sombre et sans un mot se détourna de lui pour remplir la baignoire d’eau chaude.

Silencieuse, les lèvres pincées, les pupilles inactives elle posa sur son lit une valisette de voyage en cuir marron. Sa nudité ne la gênait absolument pas, ce serait bien le comble d’une catin de rougir face au regard d’un homme. La reine déchue attrapa plusieurs robes et les jeta sans prendre le soin de les plier. Au bout de quelques minutes, elle ne bougea plus, ses mains appuyées au fond de la valise, elle inspira et relevant son visage vers lui elle lui demanda de sa voix sensuelle à l’accent italien.


«Pourquoi t’es la ? Le spectacle t’as plu j’espère. »

Se redressant elle se détourna de lui et alla se glisser dans l’eau bouillante de la baignoire en murmurant.

« L’apogée de ma carrière de putain »

Sous l’effet de l’alcool, elle divaguait et éclata d’un rire sonore et cynique. Dans des gestes élégants, elle frotta son visage en le couvrant d’eau, des volutes de vapeurs s’échappaient du bain qui se trouvait dans une toute petite pièce sans rideau à coté de la chambre. Descendant ses mains sur son cou puis sur ses bras, les massant sans vraiment s’en rendre compte. Cassandre ensuite se laissa glisser jusqu'à ce que même son visage soit immergé, tout son corps était noyé. L’eau chaude lui faisait du bien, elle en oubliait presque ce qu’il venait de se passer. Ses sentiments étaient confus, elle n’était pas vraiment triste de cet incident. Non ce qui saigné était certainement sa fierté et son orgueil, l’humiliation publique était la pire des punitions pour elle. Et puis… Elle avait loupé sa cible, ca ne lui était jamais arrivé. En y réfléchissant elle prit conscience qu’elle ne pouvait pas le laisser s’en tirer comme ca. Elle sortit la tète de l’eau subitement, se leva, l’eau dégoulinée sur tout son corps et parcourait ses formes généreuses. Elle quitta la baignoire et s’approchant de Lyan le saisit par son col avant de s’écrier.

« Faut que je le finisse ! Ce pourri ne doit pas s’en tirer avec simplement une main en moins. Je veux le ruiner. »
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Lyan Key Aleyna
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MessageSujet: Re: La chute du piédestal - (post d'arrivée)   Jeu 2 Oct - 20:46


Cassandre fulminait. Il le sentit à sa manière de boire, de boucler ses affaires... Il comprenait sa réaction mais à son inverse, c’était un calme glacial qui l‘habitait. La colère et la vengeance aveugle bien souvent les gens et les poussent à commettre des erreurs. C’était ce qu’il s’était passé. La reine n’avait pas été assez prudente, elle avait sous estimé son adversaire et elle en payait douloureusement l prix : sa chute.
Elle bouillonnait au point de s’en prendre à lui. Elle n’aurait sans doute pas du… Alors qu’il pliait soigneusement sa cape pour al poser sur une chaise, les mots de la jeune femme retentirent à ses oreilles. Sans attendre un instant de plus, il se plaça face à elle et tir en arrière sur ses cheveux. Il approcha ses lèvres des siennes, l’assassinant par le regard, plaçant son autre main sur la gorge de la sensuelle catin et chuchota :


« Le spectacle était en effet très à mon goût… »

La jalousie perçait d’une manière plus qu’évidente dans sa voix. Brutalement il la lâcha et alla s’asseoir sur le lit dont il connaissait si bien la douceur. Les draps avaient été souillés par plus d’un homme. Des hommes autres que lui. Ses doigts se crispèrent sur les draps tandis qu’il serrait les dents pour ne pas hurler sa rancœur.

Tandis qu’elle se glissait furtivement dans son bain, il ferma les yeux pour faire le vide. Un fin stratège ne laisse pas ses émotions embrouiller son esprit. Et un prince tel que lui ne tolérerait pas de faire la moindre erreur. Il tira une robe noire de la valise de la dame et boucla la valise d’un geste brutal mais précis. Et lorsqu’il se retourna, il vit la veuve noire sortir ses mandibules et s’approcher de lui. Dévorant ses courbes d’une regard violent, il la laissa approcher, il la laissa hurler avant de retourner la situation en sa faveur.
Il n’avait plus seize ans et cette domination qu’elle exerçait sur tout son être avait tout des plus accablants. Il la haïssait pour cela, du plus profond de ses entrailles brumeuses, et il la désirait plus ardemment qu’aucun homme n’avait jamais voulu une femme.

Brusquement, il l’attrapa par les hanches et la poussa sur le lit avant de la dominer, plaçant ses jambes de chaque côté de ses hanches charnues. Imperturbable et glacial, il lui susurra :


« Le fait qu’il t’ai baisé de toutes les manières possibles ne t’a donc pas suffit. Tu continues à le sous estimer ! »

Assassin de par son regard, il se releva subitement et s’approche de la fenêtre. Il était évident qu’il allait détruire cet homme de sa propre main pour avoir osé touché à ce qui lui appartenait de plein droit et pour l’avoir négligé. Ce n’était pas tant qu’elle se donne à d’autre qu’il n’avait pu supporter, mais plutôt qu’elle se laisse avoir par de si futiles paroles qu’une enfant de douze ans aurait su interpréter comme artificielles. Et dieu comme il avait envie de lui hurler ça au visage, de faire éclater cette rage si profondément ancré dans son ventre. Mais il n’était pas ainsi. Lyan était un roi des plus étrange, corrompue jusque dans son sang, il était insidieux et perfide. Et c’était de cette manière qu’il se vengerait.

Et pour commencer, ils devaient avoir les esprits clairs. Rageusement, il fit éclater la bouteille de rhum contre le mur sans que rien dans son attitude ne le laisse présager. Puis il s’assit dans le fauteuil, le regard dans le vague, happé par ses pensées.


« Il faut le saisir là où il ne s’y attendra pas… Mais d’abord, on doit quitter ta chambre alors dépêches toi. C’est une véritable révolte contre la reine qui est mise en route. Un lynchage collectif, il te couperont ta jolie petite tête brune s’ils te trouvent Cassandre. »

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MessageSujet: Re: La chute du piédestal - (post d'arrivée)   Ven 3 Oct - 19:23

Ruminant son amertume, Cassandre se contenta d’esquisser une grimace douloureuse lorsque Lyan l’avait saisit par les cheveux et attiré en arrière. Son regard s’attarda sur les lèvres pincées du dirigeant puis se plongea dans ses yeux. Oh que ce regard en disait long sur les émotions qui assiégeaient le jeune homme à cet instant, à ces paroles, elle le fixa froidement. Faisant en sorte qu’il croit que sa réflexion ne l’atteignait pas bien qu’en réalité, c’était tout une rancœur qu’il ne cessait de remuer. Elle refusait d’admettre sa chute, se glissant dans son bain elle fit le point. Tout lui fut claire, c’était inadmissible que son bourreau s’en tire ainsi. Il fallait qu’il s’incline, qu’il se traine à ses pieds et si tout son être est tordue de douleur c’était encore mieux. La jeune femme décida donc de montrer au dirigeant qu’elle ne partira pas tant qu’il ne paiera pas sa faute.

C’est vrai qu’il avait grandis cet homme, il calma les ardeurs de la belle en moins de deux en s’imposant tout simplement. Elle ne se souvenait pas qu’il fût si grand et si musclé, il la poussa sur le lit et la domina. Ah, le jeu du regard, par habitude elle ne perdait jamais mais aujourd’hui, Lyan semblait plus dangereux que d’habitude et elle le connaissait bien. Sans lui répondre, elle tourna son visage et fixa le mur obstinée. Elle détestait qu’on lui fasse la morale et n’avait pas besoin qu’on lui récapitule les faits. Elle n’esquissa pas le moindre geste lorsqu’il se releva. Ses cheveux se répandaient sur le lit, son corps nu reposait la et semblait inerte, il n’y avait que sa respiration lente qui soulevait sa poitrine qui prouvait qu’elle vivait encore.

Elle ferma les yeux lorsqu’il éclata la bouteille contre son mur, par reflexe, elle porta son pendentif à ses lèvres et se perdit dans ses pensées, amas de réflexions floues. Ses lèvres suçeronnait goulument la drogue lorsqu’il s’adressa de nouveau à elle. Son regard se para d’une expression surprise, il était du même avis qu’elle ? Il lui assurait une vengeance, cette phrase fut comme un bol d’air frais. Morbide façon de voir les choses. Bien que la fin de sa phrase fût moins joyeuse, elle se redressa gracieusement, d’une main repoussa sa chevelure brune en arrière. Il avait raison, elle ne pouvait rester ici, c’était comme une révolution du peuple, la tête de la reine était au menu ce soir. Elle voyait déjà les catins derrière leur miroir se parer au maximum car ce soir la place de reine du bordel allait se jouer.

Elle se leva, s’étira sensuellement puis répondit simplement en se détournant de Lyan pour se saisir de la robe noire a coté de la valise.

« Je sais. Ils s’en mordront les doigts. C’est tout le bordel qui paiera, il me reste un dernier cadeau pour eux. »

Dans un enchainement de gestes gracieux et précis, elle enfila la magnifique robe sombre, passant les bretelles sur ses épaules, la laissant glisser sur sa peau. Elle souleva sa chevelure et la laissa retomber, charmeuse même dans ses gestes les plus simples. Elle s’approcha de Lyan, s’agenouilla sur le sol et posa son visage sur les genoux du prince glacial. Evitant de le regarder, elle murmura a peine audible.

« Merci »

Sur cet unique mot doux qui serait le seul qu’il entendrait, elle se releva se dirigea vers son lit et se saisit d’une fiole de poison. Le montrant a son sauveur elle répliqua.

« Ils stock l’eau de tout le bordel dans des tonneaux à l’entrée de la ville. Je souhaite leur laisser un cadeau d’adieu ».

Un fin sourire diabolique se dessina sur ses lèvres rouges. Elle s’élança vers la porte et se retourna vers Lyan attendant ce qu’il voulait faire.
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Lyan Key Aleyna
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MessageSujet: Re: La chute du piédestal - (post d'arrivée)   Sam 6 Déc - 14:19

Le prince ne lui accorda pas même un regard lorsqu’elle posa sa tête sur ses genoux et le remercia. Cassandre n’était pas une petite chose fragile, un chaton égaré ou un chien errant sous la pluie. C’était un fauve couleur nuit. Elle et lui n’étaient pas de ceux qui s’excusaient de leurs comportements, de leurs erreurs, qui remerciaient qu’on leur apportât une aide qui selon leur orgueil, leur était dû. Mais l’un avec l’autre avait un comportement différent et Lyan se refusait à poser les yeux sur cette fragilité, sur cette faiblesse.
Il claque d’ailleurs sa langue sur son palais en signe de mécontentement. Impitoyable, il ne pardonnait jamais.


« Ce n’est un sourire enjôleur qui va apaiser ma colère, ma belle. »


Il avait soif de vengeance et de sang. Il fallait l’étancher, cela allait de soit.

Il la regarda se préparer. Princesse ténébreuse. Rose couverte d’épine. A vouloir la sentir, la respire, la posséder, on se piquait le doigt et s’endormait à tout jamais. Il aimait cela. Les yeux noirs de Lyan se portèrent sur la fiole. Aucun sourire ne vint pourtant se peindre sur ses lèvres. Charismatique, il se leva et fit quelque pas en direction de l’empoisonneuse. Il prit la fiole entre ses doigts, l’observant comme un trésor puis la rendit à sa propriétaire sans un mot. Celle-ci s’élança ensuite vers la porte. Sans aucune hâte, il passa sa cape sur épaule et se saisit du sac qui contenait les affaires de la belle.

Il la rejoint sur le seuil et l’observa intensément. Presque avec violence mais néanmoins fugacement, Lyan embrassa celle qu’il récupérait enfin. Il lui montra la chambre de la main et reprit la parole :


« Regarde bien ce que tu quittes Cassy car jamais tu ne reviendras ici. Je vais faire une Reine d’une traînée. »

Un sourire machiavélique gagna ses lèvres. Lui aussi quelque part, venait de cette ville. Il sentait encore l’odeur putride des ruelles, l’abus des parfums des femmes, l’alcool et la drogue. Une part de son être était attaché à cet endroit. Une part de sa personnalité, la plus noire et la plus complexe. Ici, il n’était pas le digne dirigeant d’un havre de paix. Ici, il pouvait être Lyan, prince dont la superbe n’égalait que la cruauté.

La porte sur ce monde de sensualité et de luxure fut fermée. La chambre de la reine, close à jamais. Et ils allaient faire en sorte que jamais personne ne s’en empare.


« On va aux tonneaux et ensuite j’aimerais rendre une dernière visite à ton ami. Tu m’emmèneras discrètement devant sa maison et… »

Lyan posa le sac à terre avec précaution, détacha sa cape et la jeta sur les épaules de sa belle.

« Personne ne doit te reconnaître pour l’instant. Moi je passe pour un richissime client, toi pour la reine qu’il faut décapiter. » Imaginant déjà les réticences qu’elle pourrait lui objecter, il poursuivit, en la saisissant par le menton. « Je te promets de mettre cette ville à feu et à sang, et tu trôneras au milieu des flammes à visage découvert pour que tous sachent qu’on ne peut s’en prendre à toi impunément. Allons-y. »

Il lui fit un mouvement de tête et attendit qu’elle le conduise au stock d’eau. Ce ne serait qu’un premier pas, la première étape du plan qu’il avait décidé de suivre.

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MessageSujet: Re: La chute du piédestal - (post d'arrivée)   Dim 25 Jan - 13:01

Elle ne quittait pas cette chambre à regret, certes elle représentait tout ce que fut sa vie jusqu'à aujourd'hui. La luxure, l'argent, la drogue et l'alcool aussi bien que la violence, le paraitre et l'abus. Mais Cassandre n'était pas femme à s'attacher à tout cela, elle n'était pas faite pour s'attarder sur des choses qui avaientt le but de la tenir enfermé. Cet endroit aurait pu être n'importe quel autre endroit, rien ne la retenait ou ne pouvait l'émouvoir, elle puait la liberté, une liberté malsaine et corrompue.
Son regard obscur s'attarda sur le lit sans exprimer la moindre étincelle de sentiment, délicatement elle passa ses fins doigts dans sa chevelure et se détourna de la chambre comme si tout cela n'avait jamais eu d'importance.

Un fin sourire machiavélique apparut sur ses lèvres sangs lorsque le prince déchu l'anobli pour la première fois. Une reine? Ce mot possédait une consonance mélodieuse, elle aurait vendu père et mère pour devenir reine, pas une simple reine de bordel non... Une reine dont on n'oublierai jamais l'existence et dont le nom inquiète et terrifie.


« Et je veux qu'il crève. »

Murmura t-elle impassible. C'était sa condition, son orgueil et sa vengeance. Cet homme lui avait porté affront, il ne pouvait survivre à ses actes, en faisant l'erreur d'offenser Cassandre, il avait inconsciemment signé son arrêt de mort. On offense pas une dame de sa condition sans en subir les conséquences. Une femme trahit et de surcroit humiliée devient le pire des démons, les stratagèmes d'une femme sont plus dangereux qu'un loup affamé. Le sang du traitre est réclamé et désiré comme nul autre.

Alors que l'empoisonneuse s'apprêtait à partir en direction des tonneaux, elle fut surprise de voir Lyan jeter sa cape sur les épaules de la belle. Refusant de se terrer comme une vermine qui aurait peur, elle s'apprêtait à objecter mais fut prise de cour lorsqu'il lui saisit le menton et la fit entendre ce qu'elle voulait entendre. Son visage rougit de colère mais tout en hochant la tête elle répliqua.


« très bien, mais ce n'est pas parce que je t'écoute cette fois ci que je vais t'obéir à l'avenir comme un vulgaire cabot. »

elle le toisa quelques instant puis noua dans un geste précis les cordons de la cape et remonta la large capuche de sorte à cacher son visage. Ensuite elle s'élança dans la rue d'une démarche sure en direction des réserves d'eau potable. Ils marchèrent quelques instants sans croiser le moindre habitant. Parfois elle ralentissait le pas et jetait des regards suspicieux aux fenêtres des maisons. Ils atteignirent l'entrée de la ville et s'offrit alors à eux le fruit de leur vengeance. Devant eux reposait couchés et empilés une trentaine de gros tonneaux de bois sombre qui servait à approvisionner tout le bordel en eau. S'approchant de l'un d'eux, elle retira le bouchon qui retenait le liquide et saisit sa fiole de poison. Elle en versa précisément trois gouttes à l'intérieur puis se reculant d'un pas regarda autour d'elle avant de se tourner vers le prince noir et de le fixer.

« Je verserai le poison dans chacun des tonneaux, avertit moi si quelqu'un nous épie. »

Elle afficha un fin sourire sadique sur ses lèvres généreuses puis retourna à son affaire. Versant goutte à goutte dans chaque tonneau la dose de poison qui endormirai certainement tout le bordel pour l'éternité. Se délectant déjà des effets du sérum, un petit rire cynique s'échappa d'entre ses lèvres alors qu'elle se mettait sur la pointe de ses bottines pour atteindre le tonneau le plus en hauteur. Quand son dessein fut terminer, elle leva la fiole devant ses yeux pour constater que celle ci était vide. Satisfaite, elle s'approcha très prêt de Lyan et approchant son visage du sien lui murmura suavement.

« Et si on allait a présent rendre visite à notre cher ami mon Prince? »

Déposant un fugace baiser sur le coin de ses lèvres, elle réajusta le large capuchon de la cape et croisa ses bras albâtres sur sa poitrine.
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Lyan Key Aleyna
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MessageSujet: Re: La chute du piédestal - (post d'arrivée)   Dim 8 Fév - 20:47

Un sourire sardonique se peignit sur les lèvres de Lyan. Bien sûr il était loin d’avoir l’intention qu’elle lui obéisse au doigt et à l’œil et c’était sans doute une des choses pour lesquelles il l’appréciait. Cassandre avait beau être une catin, une traînée et une empoisonneuse, elle était aussi l’une des seules personnes qu’il acceptait de mettre à sa hauteur et de traiter comme tel. Quelque part encore, il lui appartenait.

C’est en silence qu’ils traversèrent la ville, ne croisant que de rares badauds, les reste des voyageurs étant déjà dans les lits des filles de joies, ou attablés dans une de ces tavernes mal famées qui parsemaient l’endroit. A la demande de la brune, il hocha simplement la tête et alla s’adosser à un mur. De là, il pouvait aisément surveiller la rue principale et les passants. Un chat noir se frotta alors contre ses jambes, ronronnant pour séduire sa nouvelle proie, cherchant probablement une âme généreuse qui accepterait de le nourrir. Le prince siffla entre ces dents pour l’effrayer sans provoquer néanmoins la réaction escomptée. Agacé, il frappa un grand coup dans le ventre de l’animal qui lâcha un violent miaulement de douleur.
Il ne s’était pas frotté à la bonne personne. Ni à la bonne ville, à plus grande échelle.

Cassandre revint alors vers lui visiblement fière d’elle. Il la gratifia d’un sourire entendit avant de répondre :


« La politesse n’est-elle pas la première des vertus ? Il faut que je m’excuse de mon comportement offensant. Emmène moi le voir.»

Avec talent, il se laissa guider par sa compagne tout en ayant l’air de mener la danse. Il ne fallait surtout pas attirer l’attention. Bientôt il arrivèrent près d’une riche demeure. Il s’avança pour frapper et murmura entre ses dents :

« Surtout ne dis pas un mot jusqu’à ce que l’on soit seul avec lui. »

Un domestique vint leur ouvrir la porte et les invita à entrer dans le vestibule. Il ne devait pas avoir plus de quatorze ans et une large balafre sur le visage démontrait les mauvais traitements de son maître. Même Lyan, qui n’était pour le moins pas un exemple de vertu, ne maltraitait pas des adolescents. Non, il ne prenait simplement pas d’adolescent à son service, trop chétifs pour supporter ses colères !

« Monsieur… Monsieur Barthelem se repose. Un incident survenu tout à l’heure lui a causé des problèmes de santé. » Annonça-t-il d’une voix tremblante.

Lyan le toisa de son regard sombre. Cela l’agaçait qu’on refuse de lui obéir.

« Nous le savons bien. »
commença-t-il avec lenteur. « Nous avons eu vent de ce qui s’est passé. La jeune femme à mon bras est une guérisseuse de talent et nous souhaiterions lui venir en aide si vous le permettez. Néanmoins, elle opère seule. »

L’enfant changea l’appui de sa jambe et se mordilla la lèvre inférieur. Visiblement, il avait des ordres très stricts à faire respecter et ces étranges inconnus. Baissant légèrement les yeux, il répéta une leçon bien apprise :

« Monsieur ne veut voir personne et… Sans vouloir vos offenser, pourquoi voudriez vous l’aider . Les gens d’ici ne l’aiment pas trop. »

Le prince fronça les sourcils, feignant le mécontentement. Il fit claquer sa langue sur son palais et exécuta un geste d’agacement.

« Monsieur Barthelem a collaboré de longues années avec mon père en Essaline. Je lui dois un service. » répondit-il en appuyant avec force sur ce dernier mot.

Ne sachant plus que faire, l’enfant leva ses yeux verts vers Cassandre, espérant trouver une indication chez cette dernière. De larges boucles d’or encadraient un visage de poupon, encore celui d’un enfant. Peut-être Cassandre culpabiliserait-elle en se souvenant que demain matin, ce charmant chérubin ne serait plus de ce monde ?


« Je vais prévenir Monsieur. »

« Voilà qui est mieux! Vous ne voudriez pas que votre maître reste dans cet état n’est ce pas ? »


Lyan suivit des yeux l’enfant qui s’éloignait, certain qu’il allait revenir d’ici peu les chercher. Comme il l’avait prévu, l’enfant fut à nouveau près deux quelques minutes après, affichant une mine visiblement apeurée. Il balbutia quelques mots et guidant les terribles amants au milieu des couloirs et des escaliers richement décorés. Arrivée devant une double porte en chêne, le prince congédia l’enfant d’un geste de la main, il eut un sourire entendu pour Cassandre et ouvrit la porte à la volée. Comme il l’avait demandé, seul l’homme mutilé était assis dans son lit. Cassandre pourrait donc opérer ses talents sans être contrarier par quiconque.

Ils entrèrent d’un pas vif, cachés encore par la pénombre et Lyan referma la porte. Plus encore il poussa une chaise sous les poignées et annonça.


« Nous ne voudrions pas être dérangés. »

Reconnaissant la voix, le malade tressaillit et persifla :


« Vous ! »


Jubilant sans rien en laisser paraître, Lyan laissa un sourire malsain se peindre sur ses lèvres et s’avança vers la lumière. Il détailla son ennemi du regard. Il était pâle, comme exsangue, les cheveux en batailles. On avait soigneusement emmailloté son moignon et des bandelettes ensanglantées jonchaient encore le sol.

« Oui, nous. »


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MessageSujet: Re: La chute du piédestal - (post d'arrivée)   Dim 1 Mar - 12:57

Les lèvres pincés, l'excitation grandissait et envahissait la totalité de son corps. Rajustant son capuchon pour dissimuler l'intégrité de son visage, elle ne répondit pas aux mises en garde du sombre prince à ses cotés. Elle était trop impatiente, mais lorsque la porte s'ouvrit, elle fut surprise de voir un enfant. Un gamin aux boucles dorés leur faisaient face et son visage était défiguré par une grosse balafre. Les yeux écarquillé, elle le fixa sans émettre le moindre son.

Ce rustre devait battre avec plaisir son serviteur, c'était intolérable selon elle. Croisant ses fins bras sur sa poitrine, elle écoutait la conversation toujours silencieuse. L'enfant refusait de les mener au maitre de maison, la catin devait faire un effort considérable pour se retenir d'intervenir. Ces longues supplications commençaient à l'agacer.

Quand le petit domestique, visiblement déstabilisé devant l'insistance de Lyan leva ses grands yeux innocents vers elle, la reine eut pitié de lui. Il souhaitait juste évité de déranger son maitre pour ne pas être battu ensuite. Quand finalement il se décida à aller revenir Barthelem, Cassandre lâcha un soupir soulagé et murmura sèchement.


« Pauvre gosse. Ce salaud va payer. »

Son regard trahissait sa colère et la hargne qui l'envahissait. Quand l'enfant revint, ils le suivirent sans un mot à travers les méandres de la riche maison. Arrivé devant la chambre du maitre, Lyan congédia l'enfant, se mordant la lèvre inférieur, Cassandre saisit le domestique par le menton et l'obligea à lever son visage vers elle. Le tenant fermement elle observa la cicatrice qui s'étalait sur son visage. Son regard ombre fixa son visage sans ciller puis en simple avertissement elle lui souffla.

« Barre toi d'ici. »

D'un geste vif elle le repoussa, le forçant à déguerpir. Se retournant vers Lyan, elle lui adressa un fin sourire et haussa les épaules. Le prince poussa la porte avec force et tous deux pénétrèrent dans la chambre sombre du traitre. Caché par la pénombre, Cassandre fixé impassible l'homme mutilé dans son lit. Elle ne bougea pas d'un pouce lorsque Lyan s'adressa à lui et bloqua la porte. La prostitué s'extasia de la surprise qui se lit sur le visage du blessé, un petit rire sournois s'échappa de ses lèvres puis s'avançant à son tour dans la lumière, elle rabattit le capuchon dévoilant ainsi son flot de boucles brunes et un visage rayonnant de plaisir.

D'une vois se voulant mielleuse elle murmura à l'intention de l'homme paniqué.


« Ravit de te revoir Barthelem. »

Le corps de la catin fulminait d'impatience, cela se lisait sur son visage. D'un pas gracieux et se voulant lent, elle s'approcha du lit ou reposait l'homme, se retrouvant assez proche elle lui souffla.

« J'espère que tu souffre. Tu as cru que tu pourrais me trahir sans être punit? »

Sur ses lèvres sangs s'étalait un sourire mauvais et presque démoniaque. Elle était terrifiante d'amertume et de rancœur. Cette femme était pourris par tous ces vices. Et avant qu'il ai pu lui répondre quoi que ce soit, elle lui administra une gifle royale. Puis emplis d'une colère dévastatrice et meurtrière, son corps commença à trembler de haine. Portant ses mains à son front pour calmer sa rage, Cassandre ne put retenir se flot de violence et elle commença à le frapper au visage sans retenu.

L'homme mutilé gémissait et tentait d'une main de retenir la furie et les coups qui s'abattait sur lui. La rage décuple la force parait-il, furieuse elle continuait à frapper le visage défiguré par la colère. Il lui fallut quelques minutes pour se rendre compte de sa folie, Portant une main scandalisée à ses lèvres, elle se recula d'un pas le regard toujours omnibilé par ce visage rougit par les coups. La lèvre de Barthelem saigné, reculant en titubant légèrement, retourné par cet excès de rage, elle se détourna de lui et souleva de ses deux mains sa chevelure brune en respirant profondément.

Inspirant expirant lentement, sa poitrine se soulevant à chaque respiration, elle posa ses grands yeux noirs sur son amant puis alla s'appuyer contre une des fenêtre calfeutrée. Tout cela aller la rendre dingue, si elle s'écoutait elle lui lacérerai la chair et tout ce mal et ses pensées morbides lui donnaient le vertige. Et puis il y avait cette odeur de sang qui flottait dans la pièce lui provoquant d'atroces nausées. Ça puait la mort ici, elle s'asphyxiait elle même. Et puis elle se faisait peur, comment avait-elle pu devenir ainsi? Évitant de reposer son regard sur le traitre, elle tentait de se calmer, laissant à Lyan le champs libre pour faire ce qu'il souhaitait.
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MessageSujet: Re: La chute du piédestal - (post d'arrivée)   Ven 6 Mar - 21:23

Il l’observait sans une once de pitié ou même de compassion. Dans le regard du prince, la seule chose qui brillait était cette haine glaciale, ce désir avide de vengeance, de détruire celui qui non seulement avait tenté de lui prendre sa reine, mais également l’avait trahie et offensée. L’erreur était impardonnable, le crime méritait un châtiment. Si Lyan restait de glace, Cassandre elle était de feu. Sa haine, sa frustration et sa rancœur lui montèrent vite à la tête et la femme s’acharna contre l’homme mutilé.

Barthelem peinait à se défendre. La figure du misérable tendant la main pour se protéger des coups était d’un tel pathétique qu’un sourire amer vint se peindre sur les lèvres de Lyan. Il ne fit pas un geste pour retenir sa compagne, il n’émit pas le moindre son pour apaiser son courroux. Au contraire, il se délectait de sa rage et de sa rancœur, il voulait qu’elle le blesse avec toute la hargne d’une femme humiliée. Il voulait qu’elle détruise cet homme et qu’à nouveau il n’y ait que lui. La jalousie qu’il pouvait ressentir n’avait rien de beau ni de glorieux. Elle lui sortait des entrailles, courrait dans son sang et le rendait proprement infâme. Cassandre devait être à lui et à lui seul, elle pouvait bien donner son corps tant que leur lien ténébreux perdurait, tant qu’aucune autre relation ne venait l’entacher. Tant qu’il n’y avait qu’eux deux et le reste du monde à conquérir.

La jeune femme finit par se ressaisir et rejoindre l’une des immenses fenêtres. Elle semblait quelque peu désemparée et cela le satisfit. Quelque part, dans les méandres de son esprit, il espérait que cet épisode lui fasse comprendre qu’il ne devait y avoir que Lui. L’exclusivité dans l’âme mais pas dans la chair. La jalousie qui le hantait n’était pas née de l’amour, mais de la haine et de son désir de possession. Cassandre était son obsession, comme elle l’avait été durant ses années de débauche. Elle était sa maîtresse, sa reine, et il ne la partagerait pas plus qu’un enfant ne partageait sa mère.

Il lui lança un regard et sourit de manière purement malsaine et maléfique. Il incarnait le vice des hommes, ce que les autres s’évertuait à cacher, ce qu’il ne montrait pas en public, ce qui avec Cassandre devenait un jeu terrifiant.
Noble et charismatique, il s’approcha de l’immense lit et pencha son visage vers celui de Barthelem.


« Alors mon cher ami, murmura-t-il, as-tu bien compris ta leçon ? »

La terreur dans le regard du mutilé valait bon nombre de délices. Lyan jubilait autant que la scène le révulsait. Il se demanda si son interlocuteur allait oser le gifler, répliquer, ou le regarder avec haine mais il n’avait plus devant les yeux qu’un homme brisé, terrifié qui l’implora dans un souffle presque inaudible de l’épargner.

« Malheureusement. Je ne peux accéder à votre requête. »

Il se releva, tira son Katana et passa très lentement la lame sur le torse du mourant, appuyant juste assez pour ouvrir une plaie, mais pas assez pour le tuer. Un cri de douleur retentit dans la pièce. Et Lyan répliqua en hurlant :

« Tais-toi ! »

Violemment, il l’attrapa par les cheveux pour lui tirer la tête en arrière.

« Je ne tolèrerais pas que tu émettes le moindre petit son. C’est l’heure de payer tes crimes Barthelem, et je suis l’ange de la justice. »

Un sourire ironique sur les lèvres, Lyan n’attendit plus seul un instant et lui trancha la gorge. Le sang gicla et souilla les draps blancs. Se reculant d’un pas, le dirigeant se saisit d’un des bandages propres dont le blessé n’aurait plus besoin et essaya les gouttes de sang qui souillaient sa peau. Calmement, il s’approcha de la bassine d’eau, sans prêter attention aux gémissements sourds de l’homme qui s’étouffait dans son propre sang. L’agonie ne serait pas longue, simplement assez douloureuse pour que sa vengeance soit accomplie. Il reposa le tissu imbibé de sang sur la table de nuit et se retourna vers Cassandre, se doutant que la scène lui aurait été difficile à supporter même si l’orgueil de la femme ne lui permettait pas de l’admettre.

Il se plaça derrière elle, posant ses mains sur son ventre et enfouit son visage dans son cou. Le premier geste tendre depuis son arrivée. Maintenant que son rival n’était plus, que Cassandre était vengée, que lui-même l’était également, il leur fallait partir. A travers les immenses fenêtres, les rayons de l’Aube pointaient déjà. Bientôt le village des plaisirs s’éveillerait comme un chat paresseux. Dans quelques heures, le bordel ne serait plus qu’une immense tombe. Un drame inexplicable de plus.

Lyan ne lui demanda pas comment elle se sentait, il resta simplement serré contre elle quelques instants et lui murmura à l’oreille :


« Nous devons partir. Tu n’as plus rien à espérer d’ici, là où je t’emmène, tu seras une reine. »


Venant de lui, cela sonnait un peu comme la promesse d’un avenir meilleur, pourtant son ton n'était teinté d'aucune marque de tendresse.

- Topic Clôturé -

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