Ynis Witrin v3

Les armées démoniaques assiègent le Continent, mais une île résiste toujours
 
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 Le revoir...

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Sindanarie
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En deux mots : "Jamais je ne me fixe, jamais je ne m'attarde. De même que le vent porte un oiseau, de même je me laisse pousser par la vie. [...] Point de demeure pour moi hors du ciel étoilé, point d'abri dans les toits posés au-dessus de ma tête."
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MessageSujet: Le revoir...   Sam 25 Oct - 14:55

[Le titre est loin d'être génial, donc s'il y a des suggestions, hein... Rolling Eyes ][PV le Capitaine^^]

C’était sans encombre que Sindanarie était parvenue au sommet de la Tour de Verre, quartier général des Gardiens d’Yinis, d’après ce qu’elle avait entendu dans les rues de la ville. Les habitants semblaient avoir ce corps en estime, et la rumeur disait que toutes races y étaient acceptées ; on avait parlé de toutes sortes d’êtres, on avait même mentionné l’existence d’anges engagés dans les Gardiens, ce qui avait poussé la jeune semi-elfe à songer de plus en plus sérieusement aux paroles du Capitaine Mukuro Tate : « J’aimerais bien t’avoir parmi mes Gardiens… » Et elle, à présent, voyait ces mots comme une invitation à laquelle il lui fallait répondre.

C’était pour cela qu’elle avait gravi les degrés qui l’avaient amenée, bien des étages au-dessus de la Cité, à la porte close du bureau du Capitaine. Elle approcha son oreille de la serrure. Point de bruit à l’intérieur. Pas le moindre écho d’une respiration. La pièce était vide. Sans hésiter plus, se redressant, elle tourna la poignée, s’attendant à la sentir lui résister, mais la porte, malgré son poids, s’ouvrit sans même un grincement, et la jeune femme entra.

La pièce était grande et claire, la lumière y était douce, dans les rayons du jour qui, déjà à cette heure, se savait mourant. Sindanarie referma la porte derrière elle, aussi silencieusement qu’elle l’avait ouverte, et s’abîma dans l’examen de la pièce. Le mobilier y était simple, un bureau et un siège droit en face d’elle, un autre bureau et une autre chaise, plus simples, sur sa gauche. Les deux sièges étaient vides, le Capitaine ne semblait pas être là. La semi-elfe laissa son regard parcourir les bureaux, l’un était impeccable, sans doute celui de Mukuro, et, sur le second, des feuillets rangés sous une sorte d’écriteau n’attendaient manifestement que l’arrivée d’un volontaire pour se trouver couverts d’écritures rondes ou hachées, amples ou illisibles.

La curiosité l’emporta, et Sindanarie, avançant de quelques pas souples, s’assit sur la chaise manifestement prévue pour les prétendants. Elle saisit une feuille et la parcourut rapidement du regard. Le nom… Premier problème pour elle, qui n’en avait plus depuis bien longtemps. Le prénom, les armes fétiches et l’usage qu’on en faisait, les pouvoirs que l’on avait et la manière dont on les employait… Puis un récit de ce que l’on avait pu accomplir avant d’être ici… Cela signifiait peut-être avant d’arriver sur Yinis, ou avant d’entrer dans le corps des Gardiens, mais enfin pour elle c’était du pareil au même… Enfin, cela aurait été du pareil au même. Qu’importait. Alors, ensuite… La manière de penser pour protéger quelqu’un… Sindanarie laissa échapper un bref éclat de rire sans joie. Elle qui n’avait jamais protégé, que pourrait-elle bien répondre ? Elle secoua la tête. Cela n’était pas pour elle. Non, sans doute pas. Alors, dernière question… Le rôle du Gardien, oui, bonne question… Comment le voir ? Cela mériterait réflexion…

Mais elle n’était pas là pour cela. D’un mouvement assez lent, car elle était loin d’être aussi tendue qu’au cours de l’expédition en Cyllanca, la semi-elfe se releva du siège et se dirigea vers la fenêtre. Les bras croisés, elle se plongea dans la contemplation du paysage. Au loin, la falaise près de laquelle elle avait pris pied sur l’île et au sommet de laquelle elle avait rencontré Haruka la magicienne, la forêt où Loïs devait sommeiller, des prairies, des champs, un haut mont, peut-être un volcan… Le Soleil déclinait maintenant nettement dans le ciel, sa lumière commençait à faiblir et renvoyait des flamboiements multicolores sur les nuages. En dessous d’elle, qui restait immobile, perdue dans cette splendeur qu’elle contemplait, la Cité de Verre scintillait. Vers l’Ouest, en direction de ce Soleil déclinant, miroitait les autres ailes de ce que l’on appelait le Pavillon de Verre. Un nom bien trouvé, et une vue tout simplement magnifique…

Et les pensées de Sindanarie se remirent à voltiger vers celui qui avait guidé ces pas vers ce lieu. C’était idiot d’être venue jusqu’ici pour le trouver, après avoir hanté les rues dans l’espoir incertain de le croiser, et cela sans rien avoir à lui dire de particulier. Juste le revoir… Juste cela, oui… Et cela expliquait-il la manière dont elle s’était habillée, contrairement à son habitude, la longue robe bordeaux, soulignant la blancheur de son teint et le vert de ses yeux, serrée à la taille par une longue lanière de cuir souple que n’empesait pas la moindre arme, la parure dorée de son avant-bras gauche sans un grain de poussière dévoilée par la longue manche évasée et fendue à partir du coude, les cheveux en partie tressés de sorte que son front demeure dégagé et ses épaules couvertes des longues mèches noires ? Quand elle repensait aux heures qui avait précédé ce moment, elle ne voyait que la confusion qui les avait agitées, l’incapacité dans laquelle elle était de penser, l’obsession unique, la seule image qui dansait devant ses yeux et au fond de son cœur, et soudain, l’éclair, la fulgurance de sa décision. Il lui fallait gravir les degrés de la Tour de Verre, elle devait aller le voir. Juste une fois. Juste pour se délivrer.

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MessageSujet: Re: Le revoir...   Mer 29 Oct - 23:27

Alors que le capitaine revenait tout juste du teste de son nouveau bras droit, ou plus particulièrement de la cellule où était maintenant enfermé les restes du traitres pour le moment, le jeune homme se laissa de nouveau entrainé par un air qui le caractérisait maintenant simplement. Tout en grimpant les marches, sans se douter de quoi que ce soit, Mukuro se laissa entrainé et par le rythme, et par ses pensés. Il venait d'acquérir un bras droit, il se laissa donc dirigé vers le délire qu'est l'acquisition d'un bras gauche ! Pourquoi pas après tout? Trois dirigeant pour un seul groupe, ce ne serrait pas si mal que ça. Par la suite, il repensa à ses pensés précédents le teste, il n'avait eut qu'à penser avoir besoin de quelqu'un pour l'aider, une secrétaire d'abord puis un bras droit par la suite pour qu'une homme aux capacités requises apparaissent devant lui. Il repensa ensuite au fait d'avoir une secrétaire, pourquoi pas hein? Une secrétaire jolie dont les paroles pourraient l'aider dans les moments difficiles et le raisonner dans les moments de folie? Quoi? Ce n'est plus du secrétariat à ce niveau là? Qu'importe, ça n'existait même pas le terme de secrétaire à cette époque.

" Tududu, toutou, dilululioupla ! " Fit le capitaine dans son délire musical qui prenait le dessus sur ses pensés.

En effet, à fond dans son délire, l'homme d'âge sous moyen arriva devant sa salle, sa porte avait été ouverte, il s'arrêta donc de chanter et siffler même si il avait surement déjà été entendu. Qui ne l'avait pas déjà entendu de toute façon? Cette étage et ce bureau qui devrait être souvent vide se révèle en fin de compte plus que trop souvent pris de monde. Il poussa alors la porte, laissant son délire atteindre son paroxysme quant il vit la mercenaire de l'autre fois. Il ne l'avait certainement pas oublié... C'est donc de son oeil normal, l'oeil maudis étant maintenant caché par un bandeau pour le moment, qu'il observa la présence de la demoiselle. Il fit donc un pas et laissa ses pensées aller vers un autre délire.

" Je veux une montagne d'or !! "

Il regarda autour de lui, l'air un peu idiot hélas, puis pris un air déçu en ne voyant apparaitre. Il fit ensuite un léger sourire gêné et intimidé envers celle qui se trouvait maintenant en face de lui. L'habit de celle-ci, qu'il détailla du regard avant de la fixer quelques dixièmes de secondes dans les yeux, assez pour le faire légèrement rougir et détourner le regard. Il se sentait déjà gêné de son entré, accompagné du sifflotement précédent toujours autant ridicule. Il n'avait qu'à pensé à un bras droit pour que celui-ci apparaisse, ensuite voilà qu'il pensait à un type de secrétaire et une demoiselle qui correspondrait peut être à ce profile apparait dans son bureau, il voulu voir s'il n'avait pas été bénit par on-ne-sait-qui et qu'en demandant une montagne d'or elle apparaitrait, mais cela s'est avéré inutile. Il laissa son regard aller vers le bureau, n'y voyant aucune feuille de présentation, il se racla la gorges, ferma les yeux et se dirigea vers celui-ci pour s'assoir à son siège.

" Je peux vous aider ? "

Il se mordit légèrement la lèvre inférieur avant de craquer et de se relever pour s'assoir sur son bureau, et se mettre donc face à la demoiselle. Il souriait, cela lui arrivait souvent de sourire, mais là, ce n'était pas le sourire sadique habituel, plutôt un sourire humain, charmeur même ! Il était donc assit sur son bureau, un pied sur son siège et l'autre pendant, l'un de ses bras reposant sur son genoux et l'autre tenant son poignet.

" Puis-je éviter les formalité? Sindanarie, tu en as mis du temps pour venir me voir. Je t'ai attendu tu sais? "

Il marmonna un léger rire tout en l'observant. Il la trouvait déjà très belle en armure, dans son habit plutôt masculin, armée et dont les muscles qu'elle avait se révélait accentué. Et là, voilà qu'elle se présente en robe, féminine. Il était littéralement sous le charme, mais incapable de lui dire qu'elle était jolie, pour le moment, d'habitude, il ne se gêne pas de dire ce qu'il pense, mais là, les paroles sortaient toutes seules. Comme si quelqu'un contrôlait son corps pour qu'il puisse profiter de toute son attention pour observer cette demoiselle qu'il trouvait en tout point physiquement parfaite.
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Sindanarie
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MessageSujet: Re: Le revoir...   Ven 28 Nov - 22:51

Un sifflement dans l'escalie fit se retourner Sindanarie vers la porte, mais ces notes fredonnées allègrement, auxquelles elle reconnut la voix du Capitaine des Gardiens, s'interrompirent devant la porte. Elle l'avait sans doute mal fermée, et il s'était rendu compte avant même d'entrer qu'il ne serait pas seul dans son bureau... Peu importait, à la limite, cela n'avait repoussé cette découverte que de quelques secondes. D'un mouvement rapide, elle se retourna vers la porte au moment où Mukuro entrait. Il n'avait pas changé, hormis le bandeau qui couvrait son oeil étrange. Il était resté tel qu'il était lors de l'expédition en Cyllanca, en surface du moins. La boule qui nouait son ventre quelques instants auparavant se desserra. Comme avant de frapper, dans son ancien état d'assassine, elle se détendait au moment où elle touchait à son but. Et il s'agissait, pour le moment, de le revoir.

A peine entré, voilà qu'il proférait une phrase à laquelle elle ne comprit mot, et qui lui arracha un éclat de rire, avant de prendre un air quelque peu déçu, lui sembla-t-il. Son regard glissa sur elle, se fixa un instant sur le bureau vide, peut-être en quête de ces fiches qu'elle avait examinées quelques instants avant. Et une salutation après s'être râclé la gorge. Que puis-je pour vous... Ils se tutoyaient quan ils s'étaient vus pour la dernière fois... La boule resserra ses noeuds de nouveau dans les entrailles de la semi-elfe tandis qu'il s'asseyait dans son siège, derrière le bureau. Sindanarie tenta de se faire une raison ; après tout, c'était bien naturel qu'il l'accueille ainsi, il avait tout un corps d'armes à gérer...

Mais d'un coup, elle retrouva le Mukuro dont elle avait gardé le souvenir au cours des jours ou des semaines (elle perdait quelque peu le sens du temps maintenant qu'elle vivait seule avec elle-même, sans obligations, sans contraintes réelles) qui avaient suivi le retour de leur expédition en Cyllanca. Un large sourire éclaira son visage quand elle le vit abandonner son fauteuil pour s'asseoir sur le bureau, dans une posture qui, malgré son spect contourné et quelque peu torturé, devait être bien confortable.

Son coeur manqua un battement quand elle l'entendit lui dire qu'il l'avait attendue. que répondre? Un tourbillon se formiat en elle, des mots et des mots, sans ordre d'abord... Elle inspira un grand coup, masquant au mieux la houle de son esprit et l'empêchant de parvenir à son visage et à ses gestes, et lui répondit, fixant Mukuro dans les yeux, un sourire aux lèvres :


Tu m'as peut-être attendue, Mukuro, mais je t'ai cherché... A croire que tu ne sors jamais... Et quand tu sors, reprit-elle avec un ton joyeux et amusé, je te perds très rapidement... Enfin, quand je te voyais. Tu sais que tu es difficile à pister dans les rues de la ville?

Un bref éclat de rire. L'aisance lui revenait à mesure qu'elle parlait, et elle sentait une digue se rompre en elle. Enfin, elle retrouvait la parole.

Ne vas pas croire que je t'épiais, n'est-ce pas ! Mais à peine pensais-je à te chercher que je te croisais et que tu disparaissais... Etrange, et inhabituel pour moi... Ce qui m'amène directement, ou presque, au sujet de ma visite.

Sindanarie se tut un instant. Il allait maintenant falloir inventer un prétexte de visite... Eh oui, c'était bien beau que de vouloir revoir le Capitaine des Gardiens, mais pour le déranger, pour l'envahir dans son propre bureau, il fallait aussi avoir une drôlement bonne raison... Et l'inspiration lui faisait défaut, à ce moment précis, au moment où elle avait besoin de toutes ses réserves d'inventivité pour la tirer d'affaire... Trouver un motif de visite, certes... Mais ce sourire de Mukuro... Elle ferma les yeux une seconde, le temps de chasser ce sourire charmeur de son esprit, de retrouver ce qu'elle cherchait... Un motif de visite...

Oui, donc, reprit-elle en rouvrant les yeux, espérant qu'elle n'avait pas mis un temps anormal à cela, je viens te proposer mes services.

Dans quel chemin s'engageait-elle donc... Ah, ça lui apprendrait bien à perdre ses réflexes d'invention ! Que l'assassine était maintenant loin sous la surface...

Je veux dire... Tu te souviens, quand nous partions en Cyllanca, tu avais dit quelque chose comme "J'aimerais bien que tu fasses partie de mes Gardiens"... Tu as pu le voir, je n'ai pas rempli ton formulaire, d'ailleurs les réponses ne t'auraient pas plus plu que cela. Mais je t'avais proposé, il me semble, de former tes Gardiens. Je connais des techniques qui ne sont a priori pas en usage ici. Cela t'intéresse-t-il ?

Et la voilà engagée, la Sindanarie... Pour un peu, elle continuait et expliquait directement au Capitaine en quoi consistaient ces métodes, même de manière schématique. Elle se sentait partie pour parler des heures. Depuis sa rencontre avec Haruka au sommet d'une falaise, le soir de son arrivée, elle n'avait presque jamais parlé de cela. Quelques mots, peut-être, sur la barque qu'ils avaient partagé, mais sans plus.

Endiguant le flot de paroles qui montait en elle, la semi-elfe chercha quoi faire d'elle-même. Ce n'était plus aussi évident, maintenant qu'elle ne le faisait plus parce qu'on lui ordonnait, mais parce qu'elle le voulait, que d'entrer sans autorisation chez les gens et de les assommer par ses discours. D'autant plus qu'elle ne voulait pas l'assommer, lui. Surtout pas.

Masquer le trouble. Masquer les mains qui tremblent légèrement. Masquer le frémissement des doigts. Bouger, donc.

Elle contourna donc, dans son besoin de mouvement, le bureau pour venir s'asseoir à côté de Mukuro, sur le bureau de même. Elle lui sourit de nouveau, se détendant, et repartit d'un ton presque moqueur :


Tu permets, Capitaine? Ou crois-tu que le bureau ne supportera pas ça?

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MessageSujet: Re: Le revoir...   Dim 30 Nov - 15:16

Un rire décoché de la part de la demoiselle lorsqu'il sortit sa phrase sur l'or... Peut être que son vœux venait à nouveau d'être exaucer par ce simple rire? Après cela, Mukuro s'était assis sur son bureau, lui demandant pourquoi elle avait mit autant de temps à le rejoindre. Elle l'avait donc suivit dans les rues d'Ynis? Il est vrai que son rythme de marche était assez élevé... C'est normal pour un capitaine, il a du boulot et des choses à faire, il ne peut pas se permettre de perdre trop de temps sur du trajet. Bien sur, cela ne l'empêche pas de destiner du temps à cette demoiselle, il pourrait lui en donner autant qu'il le faudra... Il faut dire que quand il est avec elle, il se sent plutôt bizarre, ce n'est pas une sensation désagréable, une sensation nouvelle qui lui fait une douleur agréable au cœur. De toute façon, il aime déjà toutes les douleurs, mais celle-ci est vraiment très vivifiant pour lui.

Les paroles de la demoiselle était d'abord hésitante, non, pas hésitante, mais pas aussi libre qu'à leur première rencontre. Cela passa rapidement après un éclat de rire que Mukuro accompagna d'un sourire et un marmonnement de rire. Ce n'était pas vraiment sa phrase qui le fit sourire, mais son rire qu'il trouvait être le plus magnifique des rires qu'il ai pu entendre. Après tout, sa mère lui avait dit, les femmes sont magnifiques, la faiblesse du jeune homme sera surement celle-ci, et il est vrai que si il avait eut à affronter une femme aussi belle qu'elle dans un combat à mort... Bien sur, il ne se serait pas laissé tuer, mais le combat aurait perdurer plusieurs nuits avant qu'il ne se fasse avoir à cause de la fatigue.

Il disparaissait ? Possible, mais ce n'était pas vraiment pour la fuir, au contraire, si il avait sût qu'elle pouvait le suivre, il se serait déjà retourner. C'est d'ailleurs surement ce qu'il fera à présent, se retourner pour regarder si la demoiselle n'est pas derrière lui. Elle parla ensuite du sujet de la visite. Ce n'était donc pas une simple visite de courtoisie? Elle n'était sans doute pas venu pour le voir lui... Il baissa très légèrement la tête, involontairement, tentant de la remonter pour ne pas paraitre pitoyable. Il afficha un sourire ensuite, attendant la suite, utilisant en passant son sourire charmeur qu'elle balaya en fermant les yeux. Cela l'attristait de nouveau, mais il ne montra rien.


" Tu veux donc être une sorte d'entraineur? Cela ne peut être que bénéfique à notre groupe. Mais je veux poser ma condition si tu veux bien. "

Son sourire passa du charme au sadisme, toujours avec ses idées tordues, il laissa le suspens trôner tandis que la demoiselle s'était mit à rejoindre la place à cotés de lui, sur le bureau. Elle lui demanda si il lui permettait, ce qui était bien sur le cas, et si le bureau allait supporter.

" Et bien, moi, je te le permet, le bureau peut être pas, mais dans le pire des cas je pourrais en fabriquer un autre. "

Il tourna la tête vers elle, son sourire sadique passant de nouveau à un sourire plus humain, un sourire calme et apaisé. Ses doutes précédents le torturait, il ne savait même pas pourquoi il doutait, pourquoi il voulait qu'elle soit juste venu pour lui... Et surtout pourquoi le fait qu'elle soit aussi proche de lui le fasse presque trembler de peur...? De la peur? Ou est-ce cette chose qu'il avait lut dans les livres et ce dont sa mère lui avait parlé? Des hommes auraient fait la guerre pour cela, ils aurait anéantit des peuples... Ils auraient aussi accomplit des actes d'une beauté grandiose, dans tous les domaines... Cette chose le toucherait-il aussi? Il espérait que cela ne le rendrait pas trop faible, trop faible pour protéger cette femme qui n'en avait surement pas besoin... Non, son but premier est la protection du peuple d'Ynis... Alors pourquoi ce visage apparait dans son esprit lorsqu'il pense à son rôle?... Est-ce un signe?...

" Alors? Es-tu prête à entendre ma condition, Sindanarie? "

Son sourire reprit un ton sadique, il voyait ça contre un défi contre son propre corps, stopper les tremblements, anéantir tout signe qu'il montrerait sa "peur", même si nous savons tous que ce ne sont pas vraiment de la peur, mais juste de la gêne, ou du stresse dût à ce qu'il ressent.
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MessageSujet: Re: Le revoir...   Lun 1 Déc - 1:00

Des yeux qui se baissaient, presque imperceptiblement, aussitôt relevés... Aurait-elle dit quelque chose de mal ? Elle n'en avait pourtant pas eu l'impression. Sauf si... Sauf si lui-même avait attendu plus de leur nouvelle rencontre, tout comme elle-même. Comme s'il avait lui aussi une boule pour nouer ses entrailles au plus profond de lui-même. Qui sait ? Cette fois, Sindanarie ne laissa pas transparaitre son trouble en fermant ses yeux, mais resta telle qu'elle était, retrouvant le contrôle parfait de tous les muscles de son corps. Seule son intonation eût pu encore la trahir, et elle pouvait s'accorder quelques secondes pour reprendre une voix normale.

Un rire échappa à Sindanarie quand Mukuro lui laissa entendre que, même si lui n'était pas gêné par sa présence sur le bureau, c'était le bureau lui-même qui pourrait en pâtir, et elle reprit :


Eh bien, dans le cas où il souffrirait de ma présence, je t'aiderai à le réparer, mais pour le moment, je suis trop bien installée ici pour en bouger...

Premières paroles sorties véritablement de ce qu'elle pensait, de ce qu'elle ressentait. Un sentiment d'apaisement, après ces semaines passées à tourner dans les rues d'Yinis en le cherchant, réchauffait son coeur et son esprit, maintenant qu'elle était à ses côtés.

Ce moment d'apaisement souverain se termina cependant abruptement quand le Capitaine lui rappela qu'il comptait poser une condition à sa proposition. Un instant pour se reprendre de son émotion, pour revenir au monde, à sa situation présente... Soit. Elle se tut un instant. D'ailleurs, après tout, il voulait la soumettre à une condition, elle avait bien le droit de prendre une seconde de réflexion. Le sourire reprit possession du visage de la semi-elfe, imperceptiblement plus amer qu'auparavant peut-être, mais sans que cette amertume ne prenne le dessus sur le sourire naturel que la présence du Mukuro avait ramené sur ses traits.

Quand elle considéra que sa voix avait repris une intonation normale, joyeuse sans pour autant trembler comme elle l'aurait fait peu avant, elle reprit la parole, détaillant avec une sorte de passion ce qu'elle avait simplement qualifié de techniques, comme pour se justifier d'on ne sait quoi, peut-être de lui avoir proposé ses services :


Enfin, entraineur, c'est un assez grand mot. Je peux leur apprendre à tuer quelqu'un d'un doigt et sans bruit, ou à confectionner des poisons, à manier la dague dans une soirée mondaine ou un banquet, à monter des opérations délicates avec un groupe de malfrats soigneusement choisis, à gagner la confiance desdits malfrats, ou à mentir de telle sorte que personne ne décèle aucune fausseté en eux... Enfin, j'en passe, mais voilà ce que je pourrais t'apporter. Ou leur apporter, tu peux le voir comme tu veux.

Elle avait noté son changement, passant, pratiquement au milieu d'une phrase, du charme irrésistible auquel pourtant elle voulait résister, se rendant déjà sans se l'avouer, et acceptant l'emprise qu'il prenait déjà sur elle, à un ton plus cruel, peut-être sadique, elle n'aurait trop su le dire. Elle croisa ses bras, à moitié plaisantant, à moitié d'un air de défi, en réponse à ce nouveau ton du Capitaine, et reprit la parole avec une ironie à peine voilée, signe de sa volonté autant que de sa faiblesse devant lui :

Une condition, Mukuro? Eh bien, pourquoi pas... Parle donc, Capitaine, je t'en prie.

Il voulait donc la tester? Une seconde, elle regretta les habits qu'elle avait passé. S'il lui fallait subir une épreuve physique, comme on lui avait dit que les Gardiens avaient à en subir une pour être incorporés dans ce corps, elle serait gênée dès le départ, mais après tout, s'il fallait en passer par là pour gagner sa confiance... Elle ne pouvait pas échouer, de toute façon. L'échec avait toujours signifié la mort pour elle, et si elle avait effectivement risqué de mourir à chaque ordre donné quand elle était assassine et mercenaire, il était à présent question d'une mort de son amour-propre. S'il fallait qu'elle échoue devant le Capitaine, eh bien... Il lui faudrait quitter l'île. Le coeur lacéré. Les larmes dans les yeux et roulant sur ses joues. La tête haute cependant. Toujours la tête haute. Elle sentit le tremblement la reprendre, et se releva d'un coup, reprenant par ce simple geste le contrôle de ces muscles qui ne répondaient plus qu'à sa volonté seule.

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MessageSujet: Re: Le revoir...   Mer 3 Déc - 22:47

Boom... boom... boom... ? Mukuro se laissa surprendre par la force des battements de son cœur, ils avaient soudain accéléré et surtout, ils étaient assez puissant pour faire trembler son corps. Il tenta de le calmer en inspirer et expirant profondément, mais rien à faire. Les paroles de la demoiselle lui avait donné trop de plaisir, c'était peut être le prix à payer? Il allait mourir? Il a mal, ce n'est assurément pas désagréable, surtout pour lui, juste incompréhensible. Il repensait à des livres où des êtres mourraient pour leur "âme sœur". Il se souvient des dires de sa mère. "Les femmes seront ta plus grande faiblesse, comme pour tous les hommes au cœur pure." Cependant, ça lui est égale à présent, il peut souffrir autant qu'il le faudra, même si ce n'est pas des douleurs physiques agréables, il pourrait tout subir, tout faire, pour elle.

" C'est normal, j'ai passé du temps dessus pour qu'il soit solide et confortable, eheh ! "

Il aimait se vanter, mais là, il voulait surtout l'impressionner par n'importe qu'elle façon qu'il soit, paraitre fort et le meilleur à ses yeux. Déjà que d'habitude il aime le faire par rapport aux autres, mais là... C'est hors du commun. Ceci étant dit, le jeune homme laisse les paroles de la demoiselle couler jusqu'à ses oreilles puis ses tympans avant de les examiner avec sa cervelle à moitié atrophié par ses sentiments divaguant. Il acquiesça de la tête en signe de réponse, il est vrai qu'elle n'est pas spécialement qualifié pour la protection, et que ses capacités ne sont peut être pas adéquate. Mais les gardiens n'ont pas que ce genre de mission, ils auront aussi des missions où il faudra tuer certains opposant, comme les bandits dans la mission d'Ezéchiel.

" Je pense que tu pourras tout de même être utile de cette façon. J'accepterais volontiers cette aide... "

Il parla évoqua ensuite de nouveau la condition, ce qui fit se mettre en place une ambiance plus joueuse et défiante, sourire sadique et charmeur d'un cotés, attitude de défi et d'amusement de l'autre. Qui vaincra? Sans doute aucun des deux vu que ce n'est pas un combat, ahah ! Tout ça pour dire que le jeune homme termina la remarque de la demoiselle par un sourire en coin. L'entendre l'appeler par son prénom était quelque chose qui mit un terme aux battements de son cœur. Il crut même être mort pendant un moment, mais il reparti par la suite, à vive allure, rassurant le propriétaire.

" Et bien, Sindanarie, jolie jeune demoiselle, je voudrais d'abord savoir si tu as lieu où loger? "

Il voulait d'abord laisser le suspens trôner, pour rendre la réponse plus facile à venir. A moins qu'elle soit déçue, et dans ce cas, même si elle aurait accepté aux premiers abord, elle pourrait refuser par la suite, trop déçue. C'est un risque que le jeune capitaine prends, il est comme cela après tout, prendre des risques, du moment qu'aucune vie n'est mise en jeu.

[HJ: Ouh, la baisse de volume... Le prochain sera mieux normalement, désolé ^^']
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MessageSujet: Re: Le revoir...   Jeu 4 Déc - 0:59

La question de Mukuro la fit tiquer. Un endroit où loger ? Avait-elle l'air d'avoir passé ces dernières semaines à dormr dans les rues, au hasard des tours et détours de ses pas ? sans doute une question rhétorique, conclut-elle. Mais il était vrai qu'elle avait largement pérégriné depuis son arrivée sur l'île. Comme à son habitude... L'errance était presque un mode de vie pour elle. Aller là où le vent la portait, aller là où sa volonté la poussait. Mais cette question lui rappelait celle qu'elle avait entendu quelques malotrus poser, dans des tavernes souvent mal famées, à des jeunes filles légères. Le contraste avec sa propre situation étai flagrant : un homme tel que Mukuro n'avait rien à voir avec ces individus peu recommandables, qui ne s'intéressaient aux abris des demoiselles que pour les attirer dans les leurs et pour assouvir leurs désirs. Lui était homme de bien, homme d'honneur, et elle ne pouvait l'imaginer se comporter comm eux. Lui était différent. Elle sentait son pouls battre plus vite, comme si la vie, qu'elle avait réprimé et combattu quand elle assassinait encore pour vivre, se réveillait en elle, accélérant son cours, rendant chaque instant de cette rencontre plus intense, unique, à nul autre pareil. Un fin sourire, presque imperceptible, naquit sur les lèvres de la semi-elfe.

J'ai vraiment l'air si mal logée ? fit-elle sur le ton de la plaisanterie. Un léger tremblement dans sa voix. Cela ne sonnait pas juste. Sa voix s'était brisée sur sa dernière syllabe. Reprenant sur un ton plus lyrique après un court arrêt, le temps de se reprendre, elle continua : Je n'ai pas un mais plusieurs logements. Je vole de lieu en lieu, de chambre en galetas, de galetas en tente, et de tente en chambre. Jamais je ne me fixe, jamais je ne m'attarde. De même que le vent porte un oiseau, de même je me laisse pousser par la vie, ses aléas, ses hasards, ses exigences. Point de demeure pour moi hors du ciel étoilé, point d'abri dans les toits posés au-dessus de ma tête.

Ces discours abscons n'étaient rien d'autre que l'expression de l'exaltation qu'elle sentait monter en elle depuis l'entrée de Mukuro dans cette vaste pièce baignée de la lumière du crépuscule. Combattant ce lyrisme montant, cet enthousiasme, cette inclination qui voulaient la submerger, elle reprit sur un ton assez neutre, le sourire toujours aux lèvres :

En réalité, Mukuro, je vais et viens entre un lieu où tu n'as sans doute jamais mis les pieds, un bouge, un repaire de brigands, et une auberge assez insignifiante, après m'être fait détrousser de la belle manière dans une autre auberge le jour de mon arrivée. En fait, depuis ce jour je change chaque jour de lieu où dormir, sauf exception.

Un éclat de rire échappa à Sindanarie, comme toujours quand elle repensait à sa mésaventure avec Loïs. Avec un peu de recul, c'était plutôt amusant... Mais sur le coup, quelle galère ! Un jour, il faudrait qu'elle raconte cet épisode à Mukuro. Le regard de la semi-elfe, qui s'était un instant voilé en se replongeant dans le passé, se posa que le Capitaine, brillant de nouveau de son éclat habituel. Il n'avait pas l'air complètement dans son assiette, tout de même... Un peu fébrile, peut-être. Mais comment aurait-il pu attraper du mal ? Il ne lui semblait pas que le temps s'était refroidi à ce point, ni quoi que ce soit...

Un sourire espiègle sur les lèvres, la mercenaire se leva du bureau dans un mouvement fluide et, se plaçant face à Mukuro, les sourcils légèrement froncés dans une parodie de concentration, elle posa sa main sur le front du jeune homme, puis lui tapota légèrement les joues. Intérieurement, elle croisait les doigts pour ne pas franchir une ligne, la frontière de ce qu'il n'admettrait pas, car elle ne se le serait pas pardonné... Venir jusqu'en son domaine pour le voir, puis le provoquer par un comportement aussi déplacé, c'était vraiment idiot, se tança-t-elle, mais il était trop tard, elle avait fait ces gestes stupides...


Vous ne m'avez pas l'air très bien, Capitaine, lança-t-elle en adoptant un ton docte, censé imiter celui d'un médecin. Peut-être cela la disculperait-elle aux yeux de Mukuro... Seriez-vous tracassé ? Un problème de santé, peut-être ?

Elle reprit une figure et un ton normal, encore amusé mais avec une nuance d'excuse :

Euh, bref... Tu parlais d'une condition, je crois ?

[Moi, monomaniaque de la condition ?^^ pas de quoi t'inquiéter pour la longueur, moi non plus ça n'a pas vraiment suivi...^^]

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MessageSujet: Re: Le revoir...   Jeu 4 Déc - 2:08

Le sourire du capitaine changea pour une grimace à la première remarque de la demoiselle. Non, elle n'avait pas l'air mal logée, au contraire, elle était radieuse dans cette robe magnifique, l'odeur féminine de la demoiselle charmait le capitaine... Et il était vraiment gêné qu'elle l'ai prit comme cela. Ce n'était assurément pas ce qu'il voulait dire, bien au contraire. Après ça, le capitaine sentit dans les paroles et dans l'attitude de la demoiselle quelque chose d'étrange. Sans trop savoir quoi. Elle laissa ensuite des paroles filés dans l'air comme des poissons dans de l'eau, sans faire la moindre éclaboussure représentant des dissonances, seulement de belles paroles récités d'une manière auditivement (copyright) parfaite.

" Mais non, ce n'est pas ce que je voulais dire... "

Après ceci, elle expliqua réellement sa façon de loger, elle n'avait donc pas de domicile fixe, même si sur cet île, cela ne se révèle pas être une fatalité. Il lui était apparemment arrivé une mésaventure qui l'a privée de sa bourse. Qui donc? Il suffit d'un seul nom pour que le jeune capitaine lui fasse ravaler ses tripes, bafouant entièrement ses principes. Quels sont ces idées qui lui traverse la tête? Il ne le sait pas lui même, il n'y pense pas, son cœur lui dicte ses pensés après tout et ce n'est pas anormal pour lui dans l'état actuel des choses. Il n'y fera pas allusion, ne sachant pas comment lui dire qu'il la vengera si besoin est sans porter atteinte à son honneur, autant le sien que celui de la mercenaire, ancienne -du moins Mukuro le pensait- tueuse. Il soupira donc sur ses pensés, laissant la demoiselle supposer que le capitaine n'était pas en forme. Certes, il était malade, mais c'était incurable. Il y avait aussi une autre maladie, qu'il voyait d'abord comme une malédiction superficielle au départ, puis qu'il maudit se mit à haïr petit à petit depuis l'accident au palais du Shogun, avant finalement de le remettre en question depuis le combat contre le démon. Maintenant qu'il y pensait, il avait vu des choses, qu'elles étaient ces choses? L'avenir?... Ne serrait-il pas aussi fort que ce qu'il pensait pour dépendre d'une capacité comme cela?

" Non, je vais bien, merci. "

Il lui fit un sourire, les gestes et les paroles de la demoiselle lui fit chaud au cœur. Mais méritait-il l'attention qu'elle lui donnait? Depuis la fin de ce combat, il se remettait en question. Il n'avait pas été capable de sauver ce démon après tout, il l'avait combattu à mort, il l'avait... tué. De plus, il n'avait pas protégé comme il fallait les gens de son groupe, qu'importe leur capacité, ces personnes ont été blessé. Puis par la suite, il comprend que ce n'est pas sa force ni son génie du combat qui l'a mené ici, mais juste ce pouvoir qui lui permettait de connaitre les coups à l'avance. Horrible être qu'il est. Sur son visage pensif, cela se voyait qu'il commençait à retomber dans ses pensés qu'il avait déjà explorée... Cependant, plus il y repensait, plus sa réflexion allait loin... Mais ce n'était pas un mal, il s'entrainait pour compenser, et tentait de devenir fort par sa simple force... D'ailleurs ses pensés allèrent directement vers la personne qui se trouvait maintenant face à lui, celle personne qui lui redonnait le sourire avec son attitude que le jeune capitaine trouvait amusante.

" La condition? "

Il se leva, dépassant de taille la demoiselle qui avait prit un avantage en se levant. Il retira ensuite son bandeau, observant la demoiselle de cette œil maudit. Voyant les mimiques et les réactions de celles-ci avant que celle-ci qu'elle ne les fasse. Il se vit poser une question et il vit la demoiselle bouger les lèvres pour y répondre. Il ferma l'oeil à cet instant. Non, il ne trichera pas avec la vie.

" Sindanarie, est-ce que tu voudrais emménager à la tour de verre? Et qui plus est devenir un membre spécial des gardiens? Je trouverais quelque chose, du genre, aide du Capitaine, n'importe... Je veux juste... que tu me tienne compagnie. "

Son regard redevenu unique pendant qu'il avouait la condition vu qu'il avait repositionné son joli bandeau sur son œil droit. Il détourna ensuite son regard unique vers le cotés, contre sa volonté, contre sa propre force de caractère. Après tout, sa mère avait raison, Mukuro ne peut rien contre les femmes. Il laissa après quelques secondes sa vision retourner croiser celui de la demoiselle, emporté par les flots de ses idées qu'il voulait déballer.

" Ah, et aussi... J'voudrais que tu m'entraine, je sais que je suis fort, je ne suis pas capitaine pour rien. Mais tu vois... Je ne suis pas encore assez fort pour vaincre mes adversaires, je n'ai quasiment que des techniques défensives. Peux-tu m'apprendre moi à vaincre ? "

Cette fois-ci, il tenta de vaincre sa faiblesse, offusqué par celle-ci, il ne voulait pas perdre encore une fois, orgueilleux comme il est. Ce n'est pas évidemment Sindanarie qu'il affrontait, mais sa propre faiblesse, celle d'être trop gêné en sa présente.
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MessageSujet: Re: Le revoir...   Ven 12 Déc - 1:14

La foudre s'abattant sur elle ne l'aurait pas plus déconcertée. Une telle proposition... Et de telles implications ! Elle suivit le visage de Mukuro des yeux quand il se leva. Il était plus grand qu'elle et c'est le visage levé vers lui qu'elle commença, d'une voix étranglée :

Mukuro...

Elle se tut une seconde... Il fallait qu'elle se reprenne. Une seconde elle ferma es yeux, et fut envahie par le torrent de ses émotions. Sa pensée ne suivait plus les voies rationnelles qu'elle avait toujours empruntées, mais tourbillonnaient, désorganisées, sans queue ni tête, autour du Capitaine et de son offre. Ma vie lentement pour tes yeux s'abîme... Te suivre jusqu'ici, jusqu'en ce lieu où tu règnes en maître absolu... Me faire l'ombre de tes pas... Elle voyait jusqu'au dedans de son âme le visage qui lui faisait face, jusqu'au fond de son coeur ces yeux, dont l'un était à présent masqué, mais qu'importait !

Elle rouvrit les yeux. Cela ne servait plus à rien de lutter contre elle-même. La semi-elfe prit une grande inspiration et reprit, maîtresse d'elle-même autant que faire se pouvait, maîtrisant à grand peine les tremblements de ses mains.


Eh bien, Mukuro... Pourquoi pas, après tout ! Je serais vraiment heureuse de pouvoir emménager dans cette tour... D'avoir enfin un lieu auquel m'attacher, et de t'aider de mon mieux... Et puis, tu sais, que m'importe le titre, je peux même n'être rien du tout, ça ne change rien, vraiment.

Et d'un seul coup, voilà que le Capitaine lui proposait de l'entrainer à vaincre. Sindanarie laissa fuser un éclat de rire. Quelle idée étrange que de le lui demander ! Elle cherchait dans ses souvenirs, rapidement, les occasions où elle n'avait pas frappé en assassine, mais en soldat... Même dans la longue série de morts qu'elle avait infligées, elle peinait à en retrouver des exemples. Sauf cette fois, où elle avait littéralemnt massacré le meurtrier de Nemesys... Cette fureur qui l'animait alors lui avait fait dépasser totu ce qu'elle se savait capable de faire. Si elle arrivait à ressuciter cet état, oui, elle pourrait l'aider, et lui montrer comment percer à coup sûr les défenses d'un adversaire. S'accrochant à cette certitude, la jeune femme reprit, notant que malgré tout le Capitaine ne semblait pas vraiment à son aise :

Si tu veux que je t'entraine pour ça, ma foi, j'essaierai de te satisfaire... Il faudrait que tu te trouves une arme de poing, parce qu'une lance, ce n'est pas terrible dans ce que je vais te montrer... je sias bien que c'est ta spécialité, mais le jour où ta lance te lâchera, il faudra que tu sois à l'aise avec d'autres armes, et l'épée est le plus simple pour commencer... A, oui, il faudrait juste que je me change avant que nous commencions, parce que se battre dans cette tenue, même pour du beurre, c'est franchement ce qu'il y a de plus inconfortable... Sauf si tu tiens à ce que nous commencions tout de suite, auquel cas il faudra que tu me prêtes une épée, et des vêtements...

Un sourire se profilait sur les commisures des lèvres de la semi-elfe. Elle n'avait plus ressenti pareil maëlstrom en elle depuis des années, depuis qu'elle s'était faite assassin. Mais cette exaltation-là n'était pas négative, au contraire, elle lui donnerait plus de force encore. Elle en était sûre.

[Niveau longueur c'est vraiment pas top du tout^^ Si tu veux que j'édite, toujours pareil, suffit de le dire Smile]

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MessageSujet: Re: Le revoir...   Ven 12 Déc - 18:46

[HJ: Eh, t'as fais plus de trente ligne, moi jtrouve que c'est déjà pas mal mdr quand même ^^ ]

Mukuro observa l'attitude de la demoiselle, celle-ci semblait perdu dans ce qui semblait être son propre intérieur. Peut être que sa question lui rappelait de mauvais souvenir? peut être était-elle triste qu'il lui demande ça? Mais pourtant, le cœur de Mukuro battait de joie et d'espoir, sans trop qu'il sache pourquoi. A cet instant, il y avait même une impression de ne plus être que spectateur de son propre corps, comme si il n'était même plus conscient de ses actes, comme pendant un combat lorsqu'il est en état second, les combats où le génie du combat montre son meilleur jour, ou pire, pour l'ennemie.

La demoiselle rouvrit enfin les yeux, ça n'avait pas duré longtemps, mais Mukuro attendait vraiment cette réponse maintenant. Il voulait savoir... "OUI", c'est ce qu'il voulait entendre, c'est ce qu'il se répétait, croisant les doigts intérieurement pour ne pas que la demoiselle voie cela "Dis moi oui, dis moi oui, dis moi oui...".
Son regard changea, il perdit espoir en entendant d'abord les premiers mots, puis son cœur explosa, au sens figuré bien que ce ne soit pas loin du propre, lorsque les mots Sindanarie lui répondit enfin. Mukuro afficha un grand sourire et s'il n'était pas aussi timide et s'il était plus confiant et expérimenté avec cet acte, il aurait déjà prit la demoiselle dans ses bras pour la remercier. Il se contenta de sourire, se mordant à moitié la lèvre inférieur avant d'écouter la suite, heureux.


" Merci, je te préparerais une chambre... Non loin de la mienne... comme ça si jamais tu as un problème, je serais pas loin. "

Il récitait ses paroles, encore spectateur de celle-ci mais il dût intervenir lorsqu'il sentit son cœur faire un autre grand boom à sa deuxième demi phrase, trop peur que la demoiselle interprète mal celle-ci. Il rajoute donc une excuse à cela. Après ça, la demoiselle répondit à la deuxième question posée. Mukuro fit un sourire, gêné, lorsqu'il la vit rire, ce sourire contenait aussi de l'émotion, le capitaine aimait le rire de cette personne.
Elle lui parla d'arme de poing, trouver une arme. Mukuro maitrise quasiment toutes les armes que son oncle avait, étant forgeron, le nombre d'arme différente était colossal. Bien sur, l'arme qu'il maitrise le mieux n'est pas la lance, c'est juste la meilleur pour protéger quelqu'un d'après son oncle, et le capitaine n'est pas contre cette idée. Cependant, la meilleur de ses arme est ses poings.


" Je ne me bat pas qu'avec ma lance ma très chère ! Je me bat aussi avec mes poings et généralement, seulement quand mon adversaire est à ma taille ! "

Il lâcha un léger rire orgueilleux avant de sourire amusé. A son dernier combat, contre le démon, Mukuro était devenu réellement sérieux après avoir planté sa lance dans le sol, lorsque tout le monde lancèrent leur assaut final. Mukuro possède une force surhumaine après tout, il est capable d'anéantir l'ossature entière d'un démon en roche en un coup de poing avec élan et toute sa force. Ce n'est pas rien ! De toute façon, il en faut de la force pour utiliser une lance entièrement en métal après tout.

" Mais si tu veux vraiment que j'utilise une autre arme que mes poings et que ma lance, je peux chercher dans la réserve une arme qui me conviendra. Peut être pas l'épée, je pense plutôt à des griffes ou des gants avec des plaques en acier, non? Ou alors une grande épée? Ou peut être une masse... "

Mukuro parlait sérieusement, oubliant pendant quelques secondes à qui il parlait, il retrouvait là son caractère habituel, mais cela ne dura pas longtemps vu que la demoiselle lui demanda quand commencer. Mukuro laissa son regard allez sur l'habit de la demoiselle. Il regarda ensuite par la fenêtre, c'était le soir, ils ne devraient sans doute pas commencer à se battre maintenant. Il lui fit un sourire et lui tendit la main.

" Et bien, profitons de cet habit que tu porte. Je t'invite à manger quelque chose, si tu as faim ? "

Il fit un léger sourire en coin, espérant qu'elle ne refuserait pas, sans quoi il se trouverait dans une position un peu stupide et il ne saurait pas quoi répondre.
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MessageSujet: Re: Le revoir...   Lun 22 Déc - 1:36

Les mots que Mukuro chuchota en plein milieu de sa réponse pourtant conventionnelle firent sauter dans tous les sens le coeur de Sindanarie. Une chambre... Près de la sienne? Il se pouvait donc, malgré tout ce qu'elle essayait de faire pour se raisonner et pour attribuer le trouble de Mukuro à des raisons physiques et non mentales, ou, pire, sentimentales (savait-on jamais?), malgré tout cela donc, il se pouvait qu'il lui attache quelque intérêt? Une chambre près de la sienne, en cas de problème... Qu'aurait-elle pu risquer, de toute façon? Mais cela lui allait droit au fond du coeur, quoi qu'il en soit, en une fraction de seconde.

Deux sauts périlleux cardiaque plus tard, il lui parlait de nouveau de leur futur entrainement. La jeune semi-elfe revit ses premiers entrainements, avec son maître. Elle se souvint de la pesanteur originelle de ses pieds, pour se remémorer leur légèreté finale. Son pied effleurant la poussière du sol la propulsait alors avec l'élégance des elfes dans les airs, lame fendant l'air, le vent jouant avec les mèches qui encadraient son visage. Combattre, là-bas, c'était danser. Danser avec l'adversaire, danser avec l'ennemi. L'harmonie des mouvements, la légèreté et l'équilibre des lames, la puissance douce des coups, les techniques fluides, le Soleil sur sa peau, le vent bruissant dans les feuilles des arbres, tout lui revint en un clin d'oeil. Elle inspira profondément, retrouvant presque l'odeur de cette brise si douce. Fermant les yeux une fraction de seconde, elle crut revoir les hauts arbres de cette forêt où elle avait passé quelques mois avec son père, peu avant de partir en Terre de Cerf. Le léger rire de Mukuro la fit revenir à elle, au présent de cette Tour de Verre dominant la cité, flamboyante dans le Soleil couchant, qui désormais lui offrait son asile. Et pour l'en remercier, Sindanarie se promit de lui donner son bras et son épée.


Tu as donc plusieurs cordes à ton arc, si je puis dire... C'est parfait. Enfin, c'est juste que je ne t'avais vu te battre qu'à la lance, c'est pour ça que je croyais que c'était ton arme de prédilection. Je t'apprendrai ce que je sais pour ce qui est de l'épée, et il y a quelques techniques de corps-à-corps qui pourraient t'intéresser... lui répondit-elle. Elle saisit alors ce que l'on pouvait faire dire à sa dernière phrase, et croisa les doigts, intérieurement du moins, pour que Mukuro ne l'ait pas saisi. Nous pourrons commencer dès tout à l'heure, si tu veux. Et si nous faisons un crochet par mon chez-moi du jour, que je puisse reprendre mes vieilles nippes adorées. Le combat dans le noir est un exercice des plus intéressants, surtout quand on est un homme comme toi. Je ne sais pas si tu vois la nuit, mais si tu ne vois pas, je te montrerai comment voir par les oreilles, conclut-elle avec un sourire amusé, consciente de la semi-énormité (car c'était la seule manière d'exprimer que parfois, pour combattre, on ne pouvait se baser que sur son ouïe, et qu'alors elle remplaçait la vue) qu'elle venait de proférer.

Mais voilà que le Capitaine lui proposait d'aller manger... Un élan d'approbation monta en elle, qu'elle eut pour premier réflexe d'ignorer, presque d'effacer, avant de se reprendre. Le temps de l'insensibilité était fini. Elle n'irait plus contre elle-même, elle ne résisterai plus à ce que son coeur pouvait lui dicter. Si auparavant elle avait dédaigné ses avis, elle ne ferait plus la même erreur.

Mon Capitaine, il est indéniable que mon estomac gronde, mais je m'en voudrais de t'imposer un dîner si tu n'as pas faim... lui répondit-elle, tout sourire.

S'ils y allaient effectivement, elle passerait son bras sous le sien pour se laisser guider, ou le suivrait simplement, à sa convenance. Et advienne que pourra, aurait dit sa mère, là-bas, dans les terres des Montagnes. Le passé était le passé, se tança-t-elle. Et elle se consacra au présent en plein, cherchant du regard les yeux de Mukuro, pour s'y plonger comme dans une eau régénératrice.


[Pour le coup, c'est beaucoup, beaucoup plus court, j'ai l'impression^^ Même système en tout cas, si tu veux des retouches y'a qu'à dire Smile]

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MessageSujet: Re: Le revoir...   Lun 22 Déc - 19:36

Mukuro avait sentit que la demoiselle avait réagit à son chuchotement. Normal qu'elle ai entendu, elle a des sens surement plus aiguisé que la moyenne. Après tout, elle fait partie d'une race plus développé que la sienne. Elle parla par la suite de l'entrainement, plus précisément de ce qu'elle pourrait lui enseigner des combats à l'épée. Puis juste après, des techniques au corps-à-corps qui pourrait l'intéresser. Et ça, pour l'intéresser, c'est exact, car malgré que les poings soient sa meilleur arme, son oncle ne l'a jamais entrainé directement à ce niveau là. Il s'était entrainé lui même, en se musclant, en solidifiant ses points à force de les percuter à des éléments plus solides les uns que les autres. Cependant, sa musculature et la solidité de ses points restaient étrangement peu visible à l'oeil nu. Même au contact de ses mains, il était rare que quelqu'un remarque que la peau du jeune homme était plus solide que la normal à cause de sa douceur... Une douceur que la mère de Mukuro lui avait fait entretenir. Il le fait d'ailleurs toujours et le fera sans doute toujours. Il a beau être un homme, il prend soin de son corps autant qu'une femme. Il repensa donc à ses cours de bienêtre avec sa mère et ses entrainements avec son oncle, tout n'aurait pas été aussi dure pour eux s'il n'avait jamais vécu... Si cet œil n'avait pas existé... Cependant, plus le temps passe, plus il est heureux de vivre, surtout depuis quelques minutes, ou heures, bizarrement. Par la suite, il lui demanda si elle voulait manger, sa réponse était amusante. Il inviter la demoiselle à manger, et celle-ci osait lui dire qu'elle ne voulait pas lui imposer le repas s'il n'avait pas faim. Il lâcha un rire très court avant de répondre à toutes ses paroles.

" Ce serrait surement un très bon entrainement, et j'accepte aussi le fait que tu m'enseigne quelque techniques à mains nus... Je crois que c'est mon domaine de prédilection, mais malheureusement je n'ai jamais eut d'entrainement spécial dans ce domaine. Donc j'accepte, mais après notre repas, car oui, j'ai horriblement faim ma très chère ! Sinon je ne te l'aurais pas demandé... "

Il remarmona un autre rire avant de lui tendre la main et de se pencher légèrement, son éducation lui sera peut être utile ce soir.

" Si mademoiselle veut bien me suivre, nous irons où la nourriture vous plaira le plus. "

Il l'emmènerait surement dans un endroit assez chère de l'île, cela lui était égale, étant capitaine, il avait les moyens. Cependant, si la demoiselle avait une autre idée, il suivrait celle-ci. Après tout, il ne peut pas vraiment combattre la volonté d'une demoiselle, si, qui plus est, cette demoiselle lui fait autant d'effet.

[HJ: J'ai honte ç_ç.]
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MessageSujet: Re: Le revoir...   Mar 23 Déc - 1:08

[Faut pas Wink Ca te gêne si je t'impose le lieu? Si tu veux changer c'est toujours possible, hein^^ Pis tu vois, moi aussi c'est outrageusement court Wink]

Un léger rire, étouffé. Une main tendue. Sans trop savoir ce qu'elle faisait, Sindanarie posa la sienne dessus, comme il était d'usage en Terre de Cerf. Si ce n'était pas la coutume ici, eh bien, tant pis ! Le Capitaine la reprendrait sans doute, et lui apprendrait les codes d'Yinis. Plongée dans ses pensées, la jeune mercenaire se laissa guider jusqu'au pied de la Tour de Verre, réfléchissant à ce qu'elle pourrait bien proposer à Mukuro. Soudain, un lieu s'imposa à son esprit. L'auberge où elle avait mangé avec Loïs, le lendemain de son arrivée sur l'Île. La semi-elfe y était retournée un certain nombre de fois depuis, et elle commençait à y figurer parmi les habitués. et puis, elle y avait posé ses affaires depuis quelques jours, alors ça l'aurait arrangé d'y passer...

Quand ils furent arrivés au pied de l'escalier et qu'ils sortirent de la Tour, Sindanarie lança avec un sourire, émergeant de ses pensées :


Si tu n'y vois pas d'objection, j'ai un endroit à te proposer. Ce n'est pas très loin d'ici, et on y mange merveilleusement bien. C'est simple, mais c'est délicieux !

Elle n'avait pas encore épuisé toutes les possibilités, mais elle n'en était plus loin... Elle lança un regard au Capitaine, qui n'eut pas l'air de désapprouver, et, lui saisissant la main, la jeune semi-elfe l'entraina dans le dédale des rues avec lesquelles elle s'était familiarisée depuis son arrivée. D'embranchement en embranchement, dépassés et empruntés d'un pas rapide, entre course et marche, ponctués de sourires adressés à Mukuro, Sindanarie le guida jusqu'au coeur de la cité, là où la foule ne s'endormait jamais vraiment, et cessa de marcher devant la façade ornée de vigne vierge de leur destination. Des notes de musique s'égrenaient, égayant l'air. Des rires fusaient par les fenpetres entrouvertes, l'air était encore doux. Sindanarie devinait ce qu'il y avait à l'intérieur, les tables de bois au vernis usé, l'odeur de viande chaude et des sauces qui l'accompagnait, les clients toujours rieurs, le garçon qui faisait le service, toujours empressé de ci, de là, les musiciens qui égayaient le dîner de leurs instruments, qu'il s'agisse de mandolines, de flûtes ou d'autres encore, et de leurs mélodies douces ou rapides, pensives ou dansantes...

Et voilà, nous sommes arrivés ! dit la semi-elfe quand elle s'arrêta devant la porte de l'auberge, toujours souriante, à peine essoufflée par la marche forcée qu'elle avait imposée à Mukuro, cherchant du regard l'oeil "unique" du Capitaine. Ce bandeau lui facilitait décidément la tâche, à elle qui ne savait jamais quel oeil fixer quand elle regardait quelqu'un... Elle poursuivit : Cela te conviendrait-il ? Et sinon, tu permets que j'aille y chercher mes affaires?

Elle faisait toujours face à Mukuro, attendant sa réponse, quand elle se rendit compte qu'ell n'avait pas lâché sa main. Un léger rire en guise d'excuse plus tard, elle le lâchait, rougissant légèrement. Dans l'obscurité qui tombait, sans doute ne l'avait-il pas remarqué...

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MessageSujet: Re: Le revoir...   Dim 28 Déc - 6:13

[ HJ: N'ai fais la suite à l'auberge, ici ^^, j'espère que ça te gêne pas.]
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Le revoir...
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