Ynis Witrin v3

Les armées démoniaques assiègent le Continent, mais une île résiste toujours
 
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 Lyan Key Aleyna : Dirigeant de l'Île / Membre du Conseil

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Lyan Key Aleyna
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Dirigeant de l'Île/ Membre du Conseil

Mister Ynis de l'Eté

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MessageSujet: Lyan Key Aleyna : Dirigeant de l'Île / Membre du Conseil   Sam 24 Mai - 13:38

Il n'y a pas de place pour les faibles dans ce monde Lyan,
N'oublie jamais ça...


I- Identité


  • Nom: Aleyna
  • Prénom: Lyan Key
  • Age: 26 ans, né le 16 décembre
  • Origine : Dans les plaines d’un endroit appelé Essaline.
  • Famille:
    *Une demi sœur, de deux ans et demi son aînée, Sara. Une jolie blonde aux yeux sombres, portant les traits nobles de sa mère. Un caractère de feux cependant, et une immense inimitié pour son frère qui la trouve futile et idiote, comme sa mère.
    *La femme qui est officiellement sa mère se nommait Swan, elle hait Lyan depuis sa naissance et ne lui a jamais apporté la moindre tendresse. C’est une sang pur parmi les nobles de la plus haute aristocratie.
    * Son père William : personnage étrange autant que complexe. La sentence appropriée pour le décrire serait « une main de fer dans un gant de satin », appliquant ce principe autant à l’extérieur qu’à l’intérieur de sa demeure.
    * Sa véritable mère s’appelait Lynako, une jeune femme venue d’un pays lointain, à l’est, vendue en esclavage à son père qui contre son corps accepta de faire d’elle une domestique, lui rendant un semblant de liberté.
    *Il était très proche de sa cousine, Emma Aleyna, née le même jour que lui bien que son entente avec la sœur de celle-ci fut plus que mitigée.


  • Race: Humain
  • Profession: Dirigeant de l'Île



II- Profil psychologique



  • Caractère: Emma Aleyna, l’année précédente : « Lyan n’est pas un enfant, il n’en a jamais été un, on ne lui en a pas laissé le loisir. S’il se racontait, il vous prouverait à quel point il peut être froid, impassible, ignoble et amorale. Il pourrait vous montrer à quel point il est maître de lui-même, maître des autres, à quel point le pouvoir l’attire. Mais le pouvoir détruit les hommes, il les use, leur suce le sang et les laisse là, pâles cadavres…
    Mon cousin a des idéaux. Bien sûr, ils ne sont pas semblables à ceux des autres, il compose avec les défauts des hommes plutôt qu’avec leurs rêves inaccessibles.
    La première fois que vous le rencontrerez, vous le détesterez. Il est froid, il manipule, il contrôle parfaitement la situation, il vous dira sans doute des horreurs avec un ton absolument calme, le plus calme qui soit. Il place avant tout son devoir, ses désirs viennent ensuite, les vôtres, bien après. Sachez qu’il est prêt à tout. Orgueilleux petit Lyan. Tellement ambitieux qu’il en deviendrait beau.
    Pourtant il n’est pas simplement ça. Il n’est pas juste cet homme, qui parait injuste et use de son pouvoir pour obtenir tout ce qu’il veut.
    Je le sais, jamais il ne l’admettra. Mais je peux la sentir, cette blessure plus profonde que tous les fers de ce monde. Ce vide intérieur qui enveloppe un cœur battant. C’est un homme déchu par l’immondice de ce monde, marqué par l’horreur des hommes, alors il a apprit à composer avec eux, à devenir plus fort, à les mépriser pour se sauver lui. Et peut-être nous tous finalement.
    Il ose dire tout haut ce que les autres pensent tout bas. Lyan n’est pas simplement intelligent, il est rusé. Très bon au combat, fin stratège.
    Oui, je le sais d’avance. Vous allez le haïr de plus profond de votre être. Vous le trouverez répugnant d’inhumanité parce qu’il ne sera que le reflet de vos propres incapacités. Mais il est le seul que je vois en mesure de reprendre ma place. Il saura faire ce que je n’ai pas su faire. Il saura mettre de côté ce que le commun des hommes appelle dignité. J’ai bien peur qu’il ne s’y perde lui-même. A vouloir sauver mon île…. »

  • Signe(s) particulier(s) Mental(aux): /

  • Qualités:Déterminé, Ambitieux, Lyan s’avère être près à tout sacrifier pour atteindre ses objectif, il est tenace et sait utiliser avec adresse les cartes qu’il a en main. Orateur hors paire, il charme autant qu’il impressionne en utilisant son charisme. Enfin il sait ce qu’il veut et est prêt à tout pour l’obtenir.
  • Défauts:Manipulateur, il est machiavélique au sens premier du terme, c'est-à-dire qu’il place la morale en dessous de ses idéaux et que s’il faut blâmer les mœurs de ses congénères pour avoir ce qu’il veut, il n’hésitera pas un seul instant à s’exécuter. A cela s’ajoute une jolie liste de défauts que l’on ne voit pas aux premières abords, il est pervers, sadique, dominateur, irascible, et il use d’alcool et de drogues en tout genre loin des yeux indiscrets.



III- Apparence physique


  • Physique: Elle l’observe avec une telle instance que cela en devient agaçant. Lyan détestait cela, être observer, sentir le regard de quelqu’un vous dénuder un peu plus seconde par seconde. Il s’en serait amusé si ça avait été une de ses conquête, cela lui aurait plut, mais cette femme était pire que tout, une vieille sorcière, une vieille folle qui se disait capable de lire l’avenir, ridée et flasque.

    « Tu es devenu tellement beau… »

    Il pinça les lèvres et la laisse passer ses doigts filandreux sur son visage, sur son torse, sur sa peau. Elle ne l’avait pas revu depuis qu’il avait quinze ans. Aujourd’hui Lyan était grand, élancé. Il avait en lui cette grâce naturelle, cette noblesse qui s’imposait comme une évidence. Son corps était musclé tout en restant étonnamment fin, elle se doutait qu’il mangeait peu, encore aujourd’hui. Elle huma son odeur, une odeur de bois épicée, l’odeur du musc, l’odeur qui l’avait toujours accompagné et qui lui avait fait dire qu’il serait un « grand » de ce monde. Elle s’attarde sur ses vêtements, le velours rouge, la soie noire, la richesse d’une tenue qui révèle son rang social. Des bijoux à ces doigts, de l’or, de l’argent. Une chaine à son coup. La vieille femme leva enfin son visage vers lui et le détaille avec ostentation. Des traits fin mais un visage dur. Des lèvres fines, pincées en signe d’énervement, elle se les imagine souvent agrémenté d’un sourire suffisant, mesquin, dominateur. Un menton fier, arrogant. Un nez droit, ambitieux. Des cheveux mi long d’un noire de jais, révolte. Une peau douce et teinté, sensualité. En enfin son regard, ce regard qui l’avait glacé des années auparavant. Le regard d’un démon, noir, si profond, si déstabilisant. Un regard sévère et sans compassion.

    « Des yeux qui en ont trop vus. Tu agresses le monde avec tes yeux, tu veux le soumettre à tes volontés…. Que veux tu mon jeune Lyan, que mes veux-tu cette fois ci ? »

    « Où se trouve l’île, Hannaë ? Où est Ynis Witrin ? »


    Et cette fois-ci, c’est elle qui blêmit.

  • Signe(s)particuliers Physique(s) : /


V- Armes & Pouvoirs


  • Pouvoirs: – Il a lien très fort avec l’au delà, ce qui lui permet de rester en contact avec Emma tout en lui offrant des migraines affreuses qu’il noie dans l’alcool. Pour tout avouer, il voit les morts, les ressent et es capable d’établir une connexion avec eux. Pour lui, ce pouvoir est d’avantage un fléau qu’autre chose et durant ces années d’apprentissage, il a davantage cherché à le brimer, à le faire taire, qu’à le contrôler.
    - Il est télépathe et contrôle par contre très bien ce don. Il ne l’a pas refusé mais en a, au contraire, fait une force. De ce fait, il est presque impossible de pénétrer son esprit, même pour une personne expérimenté.
    - Enfin, il possède un dernier pouvoir qu’il n’utilise jamais bien qu’il le contrôle de manière très rigoureuse. Lyan est capable de faire exploser tout matière à la force de sa penser. Il déteste profondément ce don qui l’atteint (à moindre échelle) tout en atteignant sa victime. Ainsi s’il fait exploser une personne, il y a fort à parier qu’il tomberait dans un coma pour quelques jours. Qu’importe au final puisque ce pouvoir lui est profondément antipathique, bien qu’il puisse parfois s’avérer utile. S’il l’acceptait et se mettait à l’entraîner, il deviendrait une arme redoutable.

  • Armes: Un sabre long et fin. Il n’a pas spécialement d’apparat contrairement à ce que l’on pourrait imaginer. Il a également récupérer l’épée familiale qui appartenait à Taliesin Aleyna et qu’Emma avait porté jusqu’à son dernier souffle.
  • Talents/Hobby/Loisirs: ]: S’adonner à la débauche et à la décadence. Se droguer, s’enivrer, et passer des nuits des plus indécentes possibles au bras d’hommes ou de femmes, souvent des catins, ou bien des mômes des rues qui sont aveuglé par sa richesse. Il a talent inné pour manipuler les gens, cela ne s’invente pas. Il joue également d’un certain nombre d’instrument de musique, lui préférant le violon et le piano.


VI- Hors rp


- Comment avez vous eue connaissance du forum? Fondateur :p
- Que pensez vous du design? Superbe, Merci 'Mibe
- Des suggestions? /
- Le mot de la fin? Vous allez Souffrir
Cool

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Dernière édition par Lyan Key Aleyna le Dim 22 Juin - 11:33, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Lyan Key Aleyna : Dirigeant de l'Île / Membre du Conseil   Sam 24 Mai - 13:49

IV- Biographie



  • Histoire:

    « Il n’y a pas de place pour les faibles dans ce monde. N’oublie jamais ça Lyan. »


    Et il n’avait jamais oublié. Il avait gardé ça tout au fond de lui depuis ces cinq ans. Age où il avait découvert que sa mère n’était pas sa mère, que sa sœur n’était pas sa sœur, et c’était doute pour cela que Swan le haïssait. Le petit garçon c’était enfuit de la cérémonie, de la grande cérémonie, cette fête mondaine où tout les nobles de la région se rassemblaient. Innocemment, il avait pensé que quelqu’un viendrait par le chercher, on finirait bien par s’apercevoir que le fils du prince d’Essaline n’était pas là non ? Alors il avait attendu, les genoux placés sous son menton, et les larmes avaient ruisselée sur ses joues d’enfant. La fête avait continué sans lui, le monde continuerait toujours de tourner sans lui, et quand les derniers invités s’étaient couchés, il était venu. Lui, William. Cet homme qu’il admirait tant, ce père dont le regard ne faisait jamais que l’effleurer comme quelque chose faisant parti du décor. Quelque chose d’obligatoire qui faisait parti de son contrat de prince. Juste cela. Et cette fois ci, il avait plongé ces prunelles saphir dans celles de son fils, et sans ménagement avait prononcé cette phrase comme un avertissement, une sentence. William n’aimait pas les personnes faibles, il n’aimait pas l’imperfection et l’erreur. Il n’aimait pas les êtres humains.

    Lyan avait prit sur lui, il avait essuyé l’eau de ses yeux avec un geste rageur et colérique, il avait fixé cet homme avec défi, il avait hoché la tête. Il y parviendrait, il ne serait pas faible ! Cette fois là, en voyant ce petit garçon haut comme un panier de pomme se relever, tenir sur ses jambes tremblantes, le fixer avec animosité et amour, il avait été fier. Fier que Lyan Key soit son fils. Oui, son fils à lui, pas celui de cette servante fragile dont il s’était approprié sans nul consentement, pas non plus celui de Swan, cette femme sublime, cruelle, qui maniait les règles de la mondanité avec doigté parfait mais qui à côté de ça, avait en elle-même la même faiblesse que toute les autres femmes : celle du cœur. Il était son fils, il deviendrait roi, il le surpasserait en tout.

    Dès lors l’enfant fut placé sous la tutelle des meilleurs précepteurs et d’une foule d’instructeur les plus compétents et les moins compatissant qui soient. L’enfant était fort, vif d’esprit, curieux en tout et il posait des questions pertinentes. Très vite, il apprit à lire et à écrire. S’en suivirent les mathématique, la littérature, quelques notions en sciences, et en astronomie. Lyan écoutait, s’abreuvait, se gonflait de tout cet enseignement. A dix ans, il regardait sa « mère » et sa « sœur » comme de simples pions, des pantins si aisément manipulables. Il s’amusait déjà à pénétrer leur esprit sans en avoir vraiment conscience encore. Au delà même d’une colère qu’il aurait pu nourrir, Swan l’indifférait, Sara n’en était qu’une pâle copie à l’éclat insuffisant pour attirer son attention. Elles ne pouvaient pas rivaliser avec William, personne ne le pouvait. Il incarnait tout ce à quoi il voulait atteindre.

    Lyan n’eut pas d’enfance. On la lui vola. Il ne le savait pas, ne pouvait pas comprendre que c’était amusant de rire avec les autres enfants. Il était différent, calme, se tenant droit sur sa chaise, possédant un des regards les plus blessants qu’on ait jamais vu. Et ce regard allait s’affûter au fil des années. Au cours d’une cérémonie mondaine, il rencontra sa famille. Une famille qui venait de loin lui avait-on dit. Il rencontra une fillette du nom de Leïa, elle lui déplut par sa manière d’être, trop vive, il la jugeait incapable de se contrôler et cela l’agaçait au plus haut point. Etait-ce bien sûr que leurs sangs étaient parentés ? Cela le répugnait. Cette fille ne valait pas mieux que Sara et ne l’intéressait donc pas.

    Un vague d’apaisement le surchargea soudainement. Cela ne venait pas de lui, il ne connaissait pas ce type d’émotion. Ce calme l’envahit, le submergea très rapidement au point que les visages autour de lui devinrent tous flous, les sons s’accordaient mal. Lyan dût s’asseoir, il ferma les yeux pour effacer cette sensation de malaise mais rien n’y faisait et c’est là qu’il la vit. Son regard se fixa sur elle avec l’innocence de cette enfance volé. Elle était brune comme lui, mais ses yeux étaient clair, gris, et il brillait avec vivacité. Tout comme lui, elle était sagement assise dans l’un des sofas couleur prune, un livre régnant sur ses genoux. Ses lèvres s’étirèrent en un sourire…

    Lyan était soufflé par la beauté de l’infante, par la sérénité de son visage. Elle ne ressemblait à aucune des personnes qu’il avait vues du haut de sa tour. Il crut d’abord qu’il s’agissait d’un fantôme, il en voyait parfois, mais ça personne ne le savait. William avait un jour dit que ce n’était que fabulation, ces personnes prétendant communiquer avec l’au delà. Alors il avait tu ce secret.
    Il ne dit rien, mais elle vint vers lui. Elle lui fit un baiser sur la joue et se présenta. Elle s’appelait Emma, Emma Aleyna, et elle serait sans doute sa meilleure amie dans ce bas monde.

    Oh il ne la voyait jamais, ou presque. Mais il l’entendait parfois, il la voyait dans ses rêves et ils discutaient, ils discutaient beaucoup. Au fil du temps, il voulut devenir son héros à elle, pour la sauver. Il le lui avait promis. Il deviendrait un prince digne des livres. Il le voulait véritablement à cette époque, mais devant ce revirement de rêve, devant cet espoir qui naissait en l’enfant, William dut réagir vivement et frappa de manière abrupte. A douze ans, il l’envoya dans une pension. Lyan était la fierté de son père, il commençait même à apprendre le maniement des armes et avait quelques notions de stratège, mais ce n’était toujours pas suffisant.

    Lyan quitta l’Essaline sans regret, sans même une once de tristesse. Ca ne l’intéressait pas plus que cela. L’école dans laquelle on l’envoya était la plus réputé du continent, la plus riche et la plus sélective. Il s’agissait d’une sorte d’académie pour les jeunes hommes destinés à régner. C’est là bas qu’il grandit, loin de l’œil maternelle qui l’observait grandir depuis les cuisines, assumant le regard dur et humiliant de la chair de sa chair. Là bas, on lui apprit tous ce qu’il y avait à savoir, mais ce n’était pas suffisant Les pouvoirs de Lyan lui provoquait des migraines aussi violentes que soudaine. On lui fit alors rencontrer Hanaë, une vieille sorcière, vivant seul dans les bois avec sa ribambelle de chats. Il l’estima tout de suite. Cette vieille femme avait beau être laide et être complètement folle, il avait beau lui montrer un mépris avec une audace toute particulière, il l’estimait. Il savait qu’elle était loin d’être folle et que bien au contraire, elle savait plus de chose sur le monde que n’importa qui d’autre, qu’au premier coup d’œil, elle le comprit bien mieux qu’il ne se comprenait lui-même.

    « Si jeune et un regard si tranchant. Oh mon dieu qu’avez-vous fait de lui ? »

    Ce sont les premiers mots qu’Hanaë cracha, comme on déverse un poison. Il n’en fut pas atteint. Attentif, assidue, Lyan revint la voir chaque soir durant trois long mois. Il l’observait sans rien dire, sans même l’injurier ou répondre aux provocations que la vieille femme lui lançait. Il en apprit beaucoup sur la magie, sur les herbes et les potions. Hanaë lui concocta une potion spécialisée à son cas pour atténuer ses migraines, l’aidant à avoir une meilleur prise sur ses pouvoirs et à brider son rapport avec les limbes. Et puis il la quitta. A seize ans, il retourna chez lui parfaire son éducation.

    Et quelle éducation ? Ennuyé par sa vie au manoir, il commença à sortir de plus en plus. La débauche l’attira entre ses griffes et c’est vers ces années ci qu’il expérimenta pour la première fois l’alcool, la sexualité, les drogues en tout genre. William voyait tout bien évidemment mais l’ignorait ostensiblement, tant que dans le monde mondain, son fils paraissait bien sous tout rapport et dominait la société avec aisance, il pouvait bien passer le reste de ses nuits à se vautrer dans les plus bas taudis de la ville, cela ne le regardait pas plus que cela.

    Et les années passèrent ainsi, perfectionnant son caractère, le détachant de ce monde qu’il trouvait si perfide, bien plus encore que lui-même. Il devint chef des armées, il avait les femmes qu’il voulait, il se fiança même. Brièvement. Par alliance politique et non par amour. Celle-ci fut assassinée par leurs opposants, empêchant l’Essaline d’étendre son influence. Et puis les démons se levèrent à nouveau tandis que le monde des hommes continuait à se déchirer. Cela leur profita. Ils divisèrent pour régner, il s’immiscèrent dans les affaires des hommes, se glissèrent près de rois puissant pour chercher à dominer le monde des hommes. L’Essaline restait malgré tout libre, et elle se trouvait encore assez éloignée de ces combats. Lyan savait pourtant tout, il voyait tout au travers de cette femme, née le même jour que lui, cette femme aux cheveux sombres et aux yeux clairs qui suivaient un parcours bien différent, bien qu’étant également au cœur du pouvoir politique. Et un jour il se réveilla en sursaut, il sentit sa gorge se serrer, il eut de plus en plus de mal à respirer tandis qu’il sentait mourir, à des milliers de kilomètres de là, la seule femme qu’il ait jamais aimé. Deux jours plus tard, le cadavre d’Emma Aleyna était inhumé. Deux jours plus tard, elle se présenta à lui, plus splendide que jamais, assise sur le siège en velours prune, un livre sur les genoux.

    « J’ai besoin de toi… »

    C’était une évidence, il accepta. Il laissa tout derrière lui. N’emmenant avec lui que son nom, sa fortune et son prestige. Il interrogea Hanaë quant à la route à suivre et s’en fût. Cette île allait le détester. Il le sentait déjà. Cela pourrait être amusant non ?


  • Animal de Compagnie: En dehors de ses conquêtes qu'il utilise comme des simples jouets, peut-être Pénombre. Mais elle n'ait pas juste cela.

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