Ynis Witrin v3

Les armées démoniaques assiègent le Continent, mais une île résiste toujours
 
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 Combat de place

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Sindanarie
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En deux mots : "Jamais je ne me fixe, jamais je ne m'attarde. De même que le vent porte un oiseau, de même je me laisse pousser par la vie. [...] Point de demeure pour moi hors du ciel étoilé, point d'abri dans les toits posés au-dessus de ma tête."
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MessageSujet: Combat de place   Ven 24 Avr - 19:44

[Suite de ce topic]

Et il lui avait tendu la main. Il regardait ailleurs, les joues légèrement teintées de rose, la main tendue, s’en remettant à elle comme à un guide pour parcourir le dédale de rues de ce quartier. Sindanarie resta moins d’une seconde perplexe devant cette situation qu’elle n’attendait absolument pas, et, se reprenant, esquissant un sourie amusé, elle prit cette main tendue et entraina son Capitaine dehors. Si, si, parfaitement, son Capitaine. C’était ainsi qu’elle le nommait pour elle-même, en tout cas… Un grand signe vers l’intérieur, vers le serveur, le patron qui pointait le bout de son nez, vers sa vie errante, et la porte se referma sur eux, les livrant à la fraicheur de la nuit.

Main dans la main. Ce n’était pas un rêve. Ce n’était pas ce rêve dans lequel elle croyait tenir par la main son défunt fiancé, son Nemesys, dans la verdoyante campagne de la Terre de Cerf. C’était bien réel… Elle entrainait Mukuro par la main dans un labyrinthe de rues sombres, mal éclairées par quelques torchères clairsemées, et la brise nocturne et l’obscurité les entouraient comme un frais cocon, les mettant à l’écart des ares promeneurs qui se hâtaient encore à cette heure tardive. Enfin elle arriva (ils arrivèrent) à la petite place à laquelle elle avait pensé quand son Capitaine lui avait dit qu’il comptait qu’elle commence à l’entrainer dès ce soir-là. Sur le coup, elle avait simplement acquiescé, sans un mot, mais l’image de cette placette s’était imposée à son esprit. C’était un endroit idéal. Que des murs aveugles. Pas un passant, pas une lumière. Autrement dit, les pires conditions possibles pour combattre quelqu’un. Sauf, évidemment, quand on disposait d’une vision pratiquement parfaite la nuit… Et le fait que la semi-elfe était à même de percer les ténèbres du regard constituait un handicap supplémentaire pour son élève.

Elle s’était arrêtée, au centre de la place, la parcourant du regard. Mais pour l’instant, elle ne lâchait pas la main de son Capitaine. Ca, non. Elle parcourait l’endroit du regard, vérifiant les distances, calculant les déplacements possibles. Oui, c’était parfait. Dix pas de côté. Pas la place pour un combat trop mouvant. L’adversaire n’était jamais loin. Mukuro ne serait jamais loin. Maintenant qu’elle l’avait retrouvé, elle ne voulait plus le laisser parti. Et, à plus forte raison, maintenant qu’elle le tenait… Elle ne pouvait se résoudre à lâcher sa main. Ayant vérifié ce qu’elle voulait, elle lui lança un regard. Peut-être était-il aveuglé par l’obscurité. Mais s’il ne l’avait pas été, il aurait pu voir une lueur qui n’était pas apparue depuis bien longtemps dans le regard de la semi-elfe. De la douceur, de la tendresse. Elle-même, depuis l’expédition en Cyllanca, avait bien du mal à se reconnaître, tant sa rencontre avec lui l’avait laissée perplexe, troublée. Il lui avait prodigué, sans le savoir, de la chaleur quand elle avait eu froid, par la seule force de son souvenir, de la force quand elle s’était sentie faible, comme face à ce démon, de la rage quand elle s’était sentie vaincue.

Dans un souffle, parfaitement audible dans l’insondable silence de la place, elle lui demanda :


Une objection quant au lieu de ton premier entrainement ? Sinon, nous restons ici. Et puis, au moins, personne ne viendra nous déranger ici, c’est toujours désert.

Seule avec lui… Elle chassa cette pensée. Ce n’était pas ainsi qu’il fallait qu’elle voie ce moment. Elle n’était pas seule avec l’homme qui monopolisait ses pensées depuis des semaines, elle était seule avec un élève de taille. Et, pour éviter de le décevoir, il fallait qu’elle chasse de son esprit tout ce qui était de nature à la distraire. Chasser Mukuro de son esprit, pour ne garder que l’image du Capitaine en tête. Impossible dissociation… Il lui faudrait pourtant bien y arriver… Ou sauver les apparences.

De sa main libre, elle tâta le poignard qui pendait à sa ceinture. Oui, après tout… Cela ferait l’affaire pour elle, et Mukuro prendrait son épée. Tiens, c’est vrai… Etait-il armé ? Elle n’y avait même pas prêté attention… Se retournant plus franchement vers lui, parcourant rapidement (autant que possible) sa silhouette du regard à la recherche (officiellement, mettons, mais vous et moi supposons également que les intentions de la semi-elfe n’étaient pas forcément aussi complètement pures…) de la forme d’une épée ou d’une quelconque lame, elle lui demanda :


Dis voir… Tu as une arme, sur toi ? Ou quelque chose qui pourrait te servir à te battre ? Ou veux-tu qu’on passe à la Tour t’en chercher ? Ou que je t’en prête une ?

Il ne pouvait probablement que l’entrevoir, et ne devait rien percevoir de plus qu’une silhouette dans les ténèbres qui les entouraient. Mais, si lui ne pouvait pas la voir, elle le pouvait, et ne s’en privait pas. Pas plus qu’elle ne se privait de garder la main de Mukuro dans la sienne. Ce qui aurait pu passer pour un simple oubli ne pouvait plus maintenant passer pour tel… Eh bien, tant pis ! Sindanarie envoya ses scrupules aux oubliettes, profitant de l’instant présent, avant qu’un combat ne vienne prendre la place de moments si agréables aux côtés de son Capitaine.

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Tate Mukuro
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MessageSujet: Re: Combat de place   Sam 25 Avr - 1:12

Moins d'une seconde d'attente avant que la demoiselle attrape la main du capitaine, celui-ci n'eut pas le temps de s'inquiéter. Mukuro, au contact de sa main à celle de la demoiselle eut une sensation agréable, la même que tout à l'heure... Peut être plus grande encore... Oui, plus grande ! Si cette sensation s'amplifiait avec le temps, peut être mourra-t-il d'une overdose? C'est bien connu tout ce qui est bon, si c'est pris en grande quantité, c'est dangereux. Ils se rendirent rapidement dehors par la suite, le capitaine suivant la demoiselle, cette fois sans retard de réaction. Il n'avait pas de mal à la suivre, contrairement au moment où elle l'avait tiré jusqu'au bas de la tour où il avait eut du mal à suivre sans tomber.
Ils étaient donc main dans la main, Mukuro était toujours rosi, mais il ne disait rien et son attitude n'avait pas l'air si maladroite que ça... Après tout, c'est le capitaine des gardiens, même si la "malédiction" de sa mère le frappait toujours, celle qui dit que les femmes serraient la faiblesse du monstre intouchable qu'est Mukuro, lui n'est surement plus influençable que par cette femme là, cette demoiselle qui lui tient la main actuellement...
Par la suite, elle l'emmena dans des ruelles sombres, jusqu'à une place bien étrange, non éclairé. Heureusement, le capitaine n'a pas peur du noir... Car ici, il n'y avait que ça, tout était sombre, comme si c'était ici la maison des ténèbres.

Qu'importe, il est là pour devenir meilleur, et ça l'aidera surement à augmenter encore sa perception. Ils s'étaient arrêté. Il ne voyait rien... Où était les murs? A plusieurs mètres? Juste à ses pieds. Il tendit la main pour voir évaluer la distance, il avait assez de place pour avancer en tout cas vu qu'il ne touchait rien... Il espérait juste qu'il ne se cognerait pas violemment à un mur en évitant une attaque... Se connaissant...


" C'est parfait. "

Il baissa légèrement la tête et afficha un sourire assez grand, sentant monter en lui un sentiment d'excitation différent... Combattre une fille qu'il apprécie tellement, cette idée augmente cette excitation de façon extraordinaire. Peut être pouvait elle le sentir à travers le léger tremblement de son corps. Elle pouvait aussi sans doute voire son sourire...

" Aucune arme, mais je dois apprendre à faire face à n'importe qu'elle situation. Je me battrais à main nue, ou presque. "

Il retira alors de sa main libre le bandeau qu'il avait sur l'oeil, gardant celui-ci fermé. Il utilisa ses dents pour serrer les bandeau autour de sa main, de façon à avoir le cache œil qui protège son poing. Il sera celui-ci frappa dans le vide pour vérifier qu'il était bien serrer. Il resserra encore une fois le bandeau avec ses dents avant de sourire de la même façon que précédemment. Il remarqua qu'il tenait encore la main de la demoiselle. Il relâcha légèrement l'étreinte, sans le faire totalement... Il n'osait pas la lâcher...

" On y va quand tu veux... Qu'elles sont les contraintes, maitre? "

Il marmonna un léger rire en prenant un sourire plus calme, le simple fait d'avoir remarqué qu'il tenait toujours la main de la demoiselle lui avait fait reprendre un peu plus la raison.
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Sindanarie
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MessageSujet: Re: Combat de place   Lun 25 Mai - 15:55

La préparation du Capitaine ne laissait pas la place quant à ses intentions. Combat à mains nues. Soit. La semi-elfe garda le silence pendant ses préparatifs. Un rire assourdi répondit finalement à la dernière question de Mukuro, rire qui se transforma bientôt en quelques mots :

Voyons... Hormis l'obscurité qui règne ici, je ne vais rien t'imposer... Sauf si tu veux plus de contraintes ?

Une seconde de silence. Une main moins fermement fermée sur la sienne. Un léger tremblement. Léger, très léger, presque insensible. Presque rien. Mais là tout de même... Après avoir furtivement serré ces doigts qu'elle tenait encore, Sindanarie libéra la main du Capitaine, et s'éloigna de quelques pas.

Tu te souviens que je t'ai proposé, tout à l'heure, de t'apprendre à voir par les oreilles ?

La voix de la mercenaire résonnait dans les ténèbres de la place.

Voici la mise en pratique. A priori, tu ne peux pas me voir, et ça te place dans une position plus que défavorable. L'objectif, pour toi, est simple : tu dois te défendre. Tu dois éviter les coups, tu dois rester en vie. Si tu te trouves un jour dans pareille position, c'est que... Que quelqu'un te veut du mal.

Maîtriser le trémolo qu'elle avait senti, à la fin de sa phrase, prendre le pas sur son intonation habituelle. Reprendre calmement, détachée, presque froide. Maîtresse de la situation et d'elle-même. Juste assez pour hasarder une petite (toute petite) plaisanterie vers la fin de l'énoncé de "l'exercice".

Et pour ma part... Je suis le tueur qui te veut du mal. Pour cet exercice, hein, entendons-nous bien. Je ne vais pas non plus esquinter mon employeur et supérieur hiérarchique ! Donc je n'ai qu'une dague, qui ne sortira d'ailleurs pas de son fourreau pour éviter de te faire du mal, et je tâcherai de... Mettons, de te porter des simulacres de coups mortels.

Elle était toujours à quelques pas du Capitaine. Il lui sembla qu'il fixait les ténèbres dans sa direction, mais ce n'était pas par ses yeux qu'il l'avait localisée. Cela, c'était chose certaine. D'un geste rapide, Sindanarie défit les courroies qui maintenaient son épée et sa dague, toutes deux sanglées dans leurs fourreaux, à sa ceinture, posa l'épée au sol et garda la coute lame revêtue de cuir à la main. La dextre, pour commencer. Autant commencer par celle avec laquelle on est le plus à l'aise. Le bruit qu'avait fait la bâtarde en rencontrant le sol avait dû indiquer à Mukuro ce qu'elle avait fait pendant ces quelques courtes secondes de silence. Si elle n'avait pas imaginé une situation comme suite de la soiée, c'était bien celle-là... Donner des leçons à son Capitaine. Donner des leçons à Mukuro. Une question fusa, posée par une voix qui dénotait un mélange de concentration et d'amusement.

Tu es prêt, Capitaine ?

Elle attendit à peine le hochement de tête de l'intéressé. Dès que Mukuro opina, avant même qu'il eut prononcé un mot, la semi-elfe était derrière lui et lui assénait un solide coup derrière le genou, qui le fit ployer. Du bras gauche, elle tira la tête du Capitaine en arrière, ce qui lui permit de placer, rapide comme le vent, la dague au contact de la gorge du Capitaine. Ne pas penser. Faire comme si ce n'était pas lui qu'elle tenait ainsi contre elle. Juste quelques mots à dire... A lui chuchoter, au creux de l'oreille.

Théoriquement, tu es mort...

Aussi soudainement qu'elle l'avait attrapé, Sindanarie relâcha son étreinte, libérant Mukuro. S'éloignant de nouveau de deux pas, elle dit, la voix encore assourdie par on ne sait trop quoi :

Maintenant que tu as saisi le principe... Deuxième round, Capitaine. Tu es prêt ?

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MessageSujet: Re: Combat de place   Lun 25 Mai - 19:41

Obscurité, ténèbres, ombres, noirceur, nuit, profondeur, toutes ces choses négatives était présente ici, n'est-ce pas? La seule chose qui brillait était surement l'assurance du capitaine. Il était impatient de commencer. La demoiselle lui demanda s'il voulait plus de contrainte, et il est vrai que l'obscurité en est déjà une bien... Il verra après si il a besoin de s'auto-handicaper plus en fonction du niveau de la demoiselle car, après tout, il ne connait aucunement son niveau, si ce n'est qu'il est assez bon pour avoir attiré autant l'attention de génie qu'il est. Il oscilla de la tête, montrant que cela suffirait, comme contrainte. Son cœur battait encore, d'affection, pour elle, jusqu'à ce que les mains de ces deux personnes se quittent. Le cœur s'arrête, pas réellement bien sur, sinon la demoiselle ne pourrait même pas oser de prétendre ex futur veuve voyons, mais littéralement, comme si toute les affections étaient mis de cotés, mis de cotés oui car elles étaient néanmoins présentes... mais il ne faut pas oublier que Tate Mukuro a été longuement entrainer par ce qu'on appelle l'élite, son oncle, le meilleur forgeron d'Edo et aussi le frère de l'ancien meilleur bouclier qui ai été donné de voir. Il a ça dans le sang. Bien qu'on ne lui ai peut être pas appris la modestie à ce bougre trop confiant de lui... Il s'est toujours sentit inférieur à son oncle après tout, il n'aura pas eut besoin de lui apprendre la modestie, ou à éviter le trop grand excès de confiance.

" Et si c'est moi, qui te touche? "

Il marmonna un léger rire accompagné d'un rire, trop de confiance... Capitaine déplorable n'est-ce pas? En même temps, il voulait impressionner, faire son beau, à la seule demoiselle présence ici. La rendre folle de lui n'est-ce pas? Oh qu'il est fort le grand capitaine... Explications puis mise en œuvre après un signe de tête signifiant qu'il était prêt. Erreur, il ne l'était pas.

" Ourmf... "

En moins de quelques secondes il était mort, virtuellement parlant. Mais pourquoi? D'habitude, son corps agis tout seul, de plus son œil est dévoilé ce qui accentue ses réflexes... Non... Mais, le voilà dans la plus tragique situation qui puisse être pour lui même. Son pouvoir le fonctionne pas si il ne peut pas voir sa propre défaite. Sa propre mort.

" Et bien... Excuse mon attitude... "

Son expression devint plus sérieux, plus... humaine? Non, son sourire était grand, l'excès de confiance n'était plus, c'était simplement son excitation habituelle devant la difficulté qui venait de prendre la relève. Tate Mukuro, fils du père guerrier et neveux de l'oncle forgeron n'est plus, maintenant, c'est le capitaine Tate Mukuro, fils de la terre d'Ynis, et il envoi paitre ceux qui le contrediront. Ce n'est pas contre son oncle, voir son père bien que ça lui soit égale vu qu'il a longuement été renié, mais tout ce qu'il a apprit est trop peu comparer aux nouvelles horizons que lui offre cette ile. Il doit apprendre comment vaincre non pas des hommes armés d'une épée en fer et d'un bouclier en chaine, mais des démons armés de magie et de démence. Il doit devenir, un bouclier.
Son regard n'était plus le même et il avait fermé les yeux, évitant ainsi d'utiliser son pouvoir qui, après tout, lui pompait de son énergie et de sa concentration. Il écoutait, il n'y avait pas beaucoup de bruit à cette heure dans la ville, pour ne pas dire aucuns. Il entendait tout... tout? Non, c'était effrayant, autant il pouvait entendre sa respiration et son cœur battre, autant celui de son adversaire semblait... inexistant?
Il écarta les bras, sans trop savoir pour quoi, offrant sa poitrine à la au son qui l'entoure, s'étirant la corps puis il rapprocha ses bras et pris laissa ses bras tomber le long de son corps.


" J'ai saisi, je ne me ferais pas avoir une deuxième fois. "

Il comprenait, elle n'était pas inexistante, elle dissimulait sa présence. La demoiselle avait été une tueuse, comme elle lui avait dit, ce n'était pas une guerrière comme lui, mais une tueuse. Elle ne combat pas, elle tue. Et la meilleur façon de tuer, c'est de le faire avant de combattre... Et comment ne pas combattre? En évitant de se faire repérer. Et bien... Elle le voit, il ne la voit pas... Elle l'entend, il ne l'entend pas. Et pourtant... Sa voix avait résonner entre les murs, étaient-elle rester au même endroit? Non? Il doit écouter, entendre ses pas si ce n'est pas son cœur ou sa respiration, car après tout, elle ne peut pas tout dissimuler, si? Mais son propre cœur bat d'excitation, d'envie de combattre... Le but ici n'est pas de combattre, et ça, Mukuro tente de le faire comprendre à son cœur. Ne bat plus. Le cœur ralentissait, prenant un rythme plus calme, plus lent, plus doux, comme un radeau voguant sur un fleuve calme alors que précédemment, ça avait été un grand 4 mâts sur un ruisseau. Pas très discret mais puissant... Alors que là, il se sentait plus faible, c'est normal, son sang ne bouillonne pas... Et alors? Le but n'est pas de vaincre, mais de ne pas être vaincu... Et ça, c'est la meilleur forme de défense qu'un bouclier puisse avoir.

* Approche. *
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Sindanarie
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MessageSujet: Re: Combat de place   Mer 27 Mai - 11:41

[Hé hé, je l'ai même étoffé à partir de ce dont je me souvenais de mon post perdu d'hier^^ J'espère que ça t'ira Wink Sinon, tu me préviens et je modifie Razz ]

Il s'était excusé pour cette erreur ? Excusé pour trop de confiance ? Eh bien, ses anciens élèves lui en avaient fait voir de belles, mais alors celle-là... La semi-elfe en était restée, quelques secondes estomaquée. Et puis, il y avait eu ce changement. Subtil, mais visible. Enfin, lorsqu'on pouvait y voir, n'est-ce pas... Mukuro s'était comme étiré, puis il était resté dans une position plus neutre, mais un changement était sensible. Un changement léger, un petit quelque chose de moins, moins d'assurance, et quelque chose en plus. Il était maintenant attentif, pleinement, à ce qui l'entourait, les yeux fermés, concentré. Souriant, même. c'était quelque chose que l'ancienne assassine avait déjà remarqué. Pour bien se battre, il faut apprécier ce que l'on fait. Aimer se battre. Et cela se traduisait souvent, très souvent, par le sourire. En somme, c'était plutôt une bonne chose que ce sourire, que chacun des maîtres d'armes qu'elle avait fréquenté aurait condamné. Sindanarie, qui s'était éloignée de quelques pas, se rapprocha, face à lui. Un pas à peine finit par la séparer de son Capitaine, et elle laissa son regard vagabonder dans les mèches qui encadraient son visage avant de chasser Mukuro de son esprit. Il ne fallait pas penser à ce qui l'avait fait provoquer cette nouvelle rencontre. Elle devait chasser les souvenirs de l'expédition, souvenirs de leurs première rencontre sur cette barque vogant vers le Continent. Oublier tout ce qui n'était pas cet exercice. Il ne devait plus exister qu'eux deux, la nuit, et sa lame. L'exercice seul, et ses protagonistes. La mercenaire amena ses yeux sur ceux, fermés, de Mukuro, et, en un geste maintes fois répété par le passé, replia son bras armé comme un serpent se love sur lui-même avant de bondir.

*Regarde, Capitaine, regarde... Même si la nuit me voile, tu dois bien me sentir, me savoir là, quelque part... Nous sommes si proches, maintenant. Bloque mon coup.*

Le bras se détendit, la lame gainée de cuir fendit l'air, rapide comme le vent. Droit vers la gorge du Capitaine, cible de choix puisqu'il était pratiquement impossible de ne pas infliger une blessure mortelle dans cette partie du corps. Mais la dague n'atteignit pas son but. Le bras de Mukuro avait paré le coup avant que ses doigts ne se referment sur le fourreau. Le coup était bloqué, la lame immobilisée. Les yeux de la semi-elfe s'écarquillèrent. Aucun de ses précédents élèves, et elle avait déjà eu plus que son lot d'apprentis, n'avait réagi si vite à pareil exercice. Aucun n'avait été capable si peu de temps, après un seul exemple, de parer un coup. A coup sûr, le Capitaine serait l'un de ses meilleurs élèves. Sans doute le meilleur. Peut-être l'avait-elle senti, lors de cette expédition en Cyllanca, peut-être était-ce aussi cela qui l'avait poussée à le chercher partout sur cette Île. Quand elle l'avait vu se battre, de loin, contre ce démon (oh, bien sûr, elle était elle-même aux prises avec une autre abomination, mais une fois que Mendelath l'avait eu vaincue, elle avait pu se rapprocher des autres, même si elle était encore à trop de distance pour pouvoir intervenir), elle en avait été sûre. Il avait du talent.

Que faire à présent ? Continuer l'exercice en le corsant, redevenir l'ombre qu'elle avait été des années durant ? Redevenir, quelques instants, la Lame Brisée ? A quoi bon ? A quoi bon confronter Mukuro à ça, au monstre qui dormait en elle ? D'autant qu'il existait une alternative. Elle pouvait apprendre, avant tout, à se mouvoir dans l'obscurité la plus totale. Être confrontée sans cesse aux humains lui avait appris qu'ils avaient besoin de cela, la plupart du temps, pour réussir son exercice et pour apprendre à percevoir plutôt qu'à voir. La lame était toujours immobilisée alors que ces pensées défilaient dans l'esprit de Sindanarie. Il fallait continuer. Un murmure passa les lèvres de la semi-elfe.


Pour un début, c'est très bien.

Une petite seconde de silence, et elle reprit, un peu plus haut, la voix résonnant dans les ténèbres :

Mukuro. J'ai besoin de savoir comment tu as deviné d'où viendrait le coup. Il faut que je sache comment tu l'as senti venir pour ajuster au mieux la suite de l'exercice.

Sur ces mots, la mercenaire s'assit en tailleur, toujours face au Capitaine, et posa la dague sur ses genoux. Elle tendit le bras, et attrapa la main de Mukuro. Innocemment, ou non... Histoire au moins qu'il évite de regarder dans le vide, droit en face de lui... Et Sindanarie lança, attendant sa réponse, à moitié plaisantant, à moitié autre :

Pour ton information, mon Capitaine, je suis au bout de mon bras.

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MessageSujet: Re: Combat de place   Mer 17 Juin - 15:38

Le capitaine écoutait, ressentait, tout ce qui pouvait se passer dans cet aire d'entrainement, ou plutôt de combat. Pourtant, il était comme vide, comme si il se retrouvait seul dans un vide... il commençait même à avoir l'impression de tomber en sentant qu'il se trouvait dans quelque chose dont il ignorait même la taille. Comment pourrait-il esquiver le prochain coup alors qu'il n'est même pas capable de le voir? Son excès d'assurance est partie, certes, mais le problème était toujours là... Il devait vraiment trouver quelque chose...

* Ressens mes coups, ne les regarde pas. *

Mukuro avait une vision, du passé cette fois, son oncle l'avait entrainé un jour, un bandeau sur les yeux. Il lui avait appris à utiliser son corps comme récepteur, l'air est un ensemble de petite chose, comme de l'eau, et si quelque chose se déplace dedans, il provoque des ondes, plus ou moins perceptible. Les grand combattant et assassin sont capable d'effacer leur présence en se fondant dans l'air, en évitant de produire ces ondes. Il y a une méthode pour les contrer... produire sa propre surface, les hommes sont capables de bien des choses, et son oncle tentait de lui faire comprendre. Mukuro devait, à l'époque, produire quelques choses différents de l'air, comme ça, il pouvait ressentir les ondes. A l'époque Mukuro n'avait pas compris son oncle, qu'est-ce que ça pouvait être ce quelque chose différent de l'air? Maintenant... Mukuro n'a toujours pas compris. Cela fait pourtant des années qui ont passé depuis, l'oncle avait persisté pour lui faire comprendre, mais rien n'y faisait... il a donc tenter de lui augmenter ses réflexes naturelles... Il pensait d'ailleurs que Mukuro avait finit pas réussir, inconsciemment, à produire cette chose, mais non... c'était le résultat de l'oeil maudit. Mukuro tentait tout de même de sentir, ressentir l'air, être capable de détecter ces ondes... Il en était capable, mais c'était inutile... c'est une assassin très douée... Même si elle ne pouvait peut être pas se fondre totalement, les ondes était trop petite pour être identifiable. Mukuro tentait malgré tout de ressentir ces ondes... Il inspira de l'air avec le nez et arrêta ensuite de respirer. La demoiselle était proche de lui à présent, mais il ne le savait pas encore... Il allait peut être mourir, et ça par contre, il le savait. Il faut qu'il trouve comment sentir les choses imperceptible... Créer un substitut à l'air hein? Il n'est pas magicien... juste devin... Mais il est vrai qu'il avait déjà sentit quelque chose... dans le passé... Les auras, le karma, et tout ça... peut être que son oncle parlait de ça? Propulser son aura hors de son corps, pour être capable de ressentir les mouvements de l'air... Mais oui, ça devait être ça... Il souffla ensuite, silencieusement, lentement, se concentrant... Mais comment fait-on cela? L'aura n'est-elle pas déjà autour du corps? Peut être faut-il l'éloigner? Et comment devrait-il ressentir les ondes ensuite? Concentration... concentration... Il ressentait quelque chose, devant lui, qui bloquait, qui... il ne pouvait pas trop l'expliquer... c'est comme si il sentait que son énergie pouvait aller comme bon lui semble derrière lui, alors que devant, c'était différent... peut être était-elle là? Il se concentra sur cet endroit, tentant de le décrypter... Il sentit alors quelque chose qui se mettait en mouvement... Son corps se déplaça alors automatiquement, bloquant ainsi un coup qui lui était apparemment destiné... Il laissa ensuite les secondes coulés... réfléchissant à ce qui venait de se passer...
La demoiselle le fit réagir, comment avait-il deviné? Pouvait-il seulement l'expliquer?...


" Je ne sais pas trop... je l'ai sentit? Comme si je te voyais, sans te voir. "

Il marmonna un léger rire, gêné, et idiot, comprenant que ce qu'il venait de dire pouvait n'avoir ni queue ni tête si la personne n'était pas à sa place... Il sentit ensuite une main arriver prendre la sienne. Ça, il ne l'avait pas sentit venir... Fallait-il vraiment qu'il se concentre autant pour ressentir un coup qui venait d'aussi peu loin?... La remarque de la demoiselle le sortit de nouveau de ses pensés, l'obligeant à lâcher un léger rire.

" Et bien... rien n'est moins sure... Peut être profiteras-tu de mon inattention pour m'attaquer par derrière après t'être tranché le bras ! "

Il se mit ensuite en tailleur, sentant à cause de la pression du bras, que la demoiselle avait fait de même. Il avait ouvert les yeux, un léger frisson le parcourra.

" Dire que le temps passe et que je ne me suis toujours pas adapté à la chaleur. Il n'y a vraiment aucune source de lumière ici... même les étoiles semblent s'être éteinte juste pour nous. "

Il marmonna un autre rire, attendant la suite comme un enfant possédant cette soif d'apprendre et surtout, de comprendre.

[HJ: J'étais partie sur quelque chose de vraiment nul... j'ai effacé pour tenter autre chose, mais c'est encore pire ç_ç... Si tu veux que je tente autre chose, j'essaierais de refaire un post plus tard ^^']
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MessageSujet: Re: Combat de place   Sam 4 Juil - 12:41

La semi-elfe esquissa un sourire bien vite avalé par les ténèbres quand elle sentit que son Capitaine s'asseyait face à elle, et elle retint un éclat de rire à l'idée qu'elle pourrait se trancher le bras pour l'attaquer par derrière. Cela réveilla un vieux souvenir (enfin, vieux... Guère plus vieux que leur première rencontre, en fait), et elle lança, en plaisantant :

Alors cette fois, c'est mon bras que l'on coupe, et pas le tien ?

Reprenant immédiatement la parole, avant même qu'il ait pu faire mine de répondre, pour éviter la remontée desdits souvenirs sans doute, Sindanarie continua :

En tout cas, il y a une chose de sûre, Mukuro. Ce que tu viens de faire, aucun de mes anciens élèves n'y est arrivé aussi facilement ni aussi rapidement. Mais je crois que je n'ai pas abordé l'exercice sous le bon angle...

Non, sans doute pas, en effet... Qu'est-ce qui lui avait pris de mettre directement le Capitaine dans des conditions qu'elle n'infligeait qu'à ceux de ses apprentis qu'elle considérait comme les plus doués ? C'était de la folie furieuse. Ce n'était pas comme ça qu'elle avait procédé auparavant, alors il faudrait bien suivre les bonnes méthodes, calmement, dans l'ordre. Et ne pas se laisser emballer.

Oui, après tout, c'était peut-être cela... C'était peut-ête simplement sa présence qui lui avait fait oublier des années d'entrainement. Il était là, et, il ne servait à rien de le nier, sa présence la troublait. Sa confiance en elle, qu'il n'avait pourtant vue qu'une fois auparavant, la troublait. Ses rires et plaisanteries, ses sourires, tour à tour moqueurs, gênés, timides et charmeurs la troublaient. Il avait bien quelque chose qu'elle n'avait trouvé qu'à bien peu d'hommes depuis la mort de Nemesys. Il avait du charme, il était naturel, confiant, assuré. Malgré sa charge et sa position, il trouvait le moyen de plaisanter et d'ironiser. Peu de Capitaines qu'elle avait connus, de quelque coprs qu'ils aient été, étaient si proches de ceux qui venaient offrir leurs services.

La main de Mukuro était toujours dans la sienne, elle y était restée tout le temps qu'avaient duré les réflexions de Sindanarie. elle en rougit soudainement dans les ténèbres, heureuse qu'il n'en puisse rien voir, et reprit, comme si elle avait consacré ces secondes, ou cette courte minute, à des pensées purement... "professionnelles" :


Décidément, non, je n'ai pas pris la chose sous le bon angle, même si tu as très bien réussi pour le moment. Si ça te dit, tu pourais commencer par apprivoiser l'obscurité. Plus on est habitué à s'y déplacer, plus on s'habitue à être aveugle en quelque sorte, plus on s'améliore. Ou alors, nous pouvons rentrer à la Tour. Je suppose que vous avez une salle d'entrainement, là-bas. Elle doit être noire comme un four à cette heure.

C'est alors qu'elle se endit compte d'un léger détail. L'heure tournait, forcément. Et elle monopolisait le Capitaine depuis bien longtemps mainetnant. Arrivée au coucher du Soleil à la Tour de Verre, elle l'avait entrainé dîner, puis jusqu'à cet endroit... Il devait être très tard, ou très tôt. Et si elle ne ressentait pas les effets du sommeil pour le moment, peut-être lui les ressentait-il. On lui avait autrefois montré qu'une semi-elfe avait une résistance à ce genre de choses supérieure à celle des humains (encore que l'expérience qui l'avait montré avait été réalisée par les elfes, et qu'à ce titre le résultat en soit contestable). O Mukuro était humain. Donc il était peut-être fatigué, même si cela aurait étonné Sindanarie. Apès tout, c'était un guerrier, il devait avoir une endurance exceptionnelle, comme les hauts gradés de chaque armée, capables d'associer la réflexion à la puissance physique. Dans le doute, gardant la main de Mukuro dans la sienne (elle n'allait pas non plus le laisser tout seul dans le noir, n'est-ce pas ?), elle ajouta cependant :

Enfin, je te propose ça, mais si tu préfères rentrer dormir, puisqu'après tout l'heure s'y prête sans doute, c'est aussi tout à fait possible !

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MessageSujet: Re: Combat de place   Ven 17 Juil - 2:39

Mukuro écouta la demoiselle, après la pratique, on revenait à la théorie et aux paroles. C'était mieux comme ça, que la pratique ne dure pas trop longtemps, que cette envie de combattre et de s'améliorer reste endormie, cette envie de devenir plus fort, cette envie d'être le plus fort se terre. Le capitaine colle à cette envie de puissance l'envie de protéger... peut être que c'est le cas... peut être que son subconscient n'est pas aussi pure que le capitaine le croit... Non, il veut devenir fort pour protéger, comme si cela pouvait être pour autre chose.
Ce qu'il venait de faire, aucuns de ses anciens élèves n'y étaient arrivé aussi facilement ni aussi rapidement... Cela amusait le capitaine qui lâcha un léger rire. Il n'avait pas vraiment eut le choix, il devait réussir, c'était une question de vie ou de mort après tout. Non?


" C'est à dire? "

Le capitaine sentait que la demoiselle était ailleurs, sans la voir, juste parce qu'elle ne lui répondit pas tout de suite et qu'elle mit un temps à continuer, ignorant la question du capitaine. Par la suite, elle proposa un autre entrainement qui lui permettrait de mieux se mouvoir dans le noir. Le capitaine laissa son sourire habituel s'effacer. Après ça, elle proposa d'aller à la tour de verre pour s'entrainer dans les salles d'entrainements... Elle ajouta aussi qu'il pouvait aller dormir si il le voulait... Le capitaine baissa légèrement la tête. Il se redressa, poussant ses jambes avec sa main libre, restant à moitié courbé pour ne pas trop tirer sur le bras de la demoiselle qui faisait battre si rapidement le cœur du capitaine à chaque fois qu'il la voyait, sentait ou même pensait à elle.

" Sindanarie, tu sais, je t'ai demandé de m'aider à devenir plus fort... Tu crois vraiment que courir dans le noir est un bon moyen pour moi de l'être? ... Je reformule ma demande... "

Le capitaine lâcha la main de la demoiselle et afficha un regard plus sombre, plus adapté à son rang.

" Apprends moi à tuer. "

Le capitaine, aussi étonnant que ça puisse être, n'a jamais tué... Le seul fait d'avoir aider à la mort d'un démon le rendait malade. Il n'aime pas tuer... Il ne se sent pas capable de cela... Pourtant, il l'a bien vu lors du combat contre cette puissance machiavélique. Le capitaine n'a pas été capable de mettre fin à la vie d'un démon, non pas parce qu'il n'avait pas les capacités nécessaires... Mais juste parce qu'il ne sait pas le faire.

" Je pense que j'ai assez de compétence en ce qui concerne la survie... mon oncle... "

Il secoua la tête, il n'est plus le bouclier... il n'appartient plus à cette vie.

" L'homme qui m'a élevé m'a formé toute ma jeunesse, jusqu'à mes dix huit ans, à la survie. L'esquive, la défense, l'encaissement des coups, chocs, ondes et projections, tout ça, je l'ai appris, je l'ai maitrisé. Je ne sais littéralement pas me battre, attaquer, mais suis un expert en fuite et en défense. "

Il sera les poings, la seule chose qu'il sait faire pour vaincre, c'est frapper, frapper et frapper. Il soupira ensuite et redressa la tête d'un coup, un peu honteux. Il avait lâché la main de la demoiselle, parlé d'une manière peut être trop grossière, trop irrespectueuse envers celle qui était, en quelque sorte, sa maitresse d'arme, pour ne pas dire seulement maitresse et se méprendre du sens.

" Excusez moi... Je me suis emporter... Je repensais à certaines choses et cela m'a mis hors de moi... Je ferais ce que tu jugeras bon d'être fais... "

Il sera une nouvelle fois les poings, mais cette fois, de colère envers lui même. Il voudrait tellement devenir comme l'était le héro d'Edo, capable de découper avec son seul katana des armées entières d'ennemie du Shogun... Être capable d'utiliser la magie, comme l'était celui qui l'accompagnait... Être capable de prendre les bonnes décisions... Être un capitaine à la hauteur.
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MessageSujet: Re: Combat de place   Mar 21 Juil - 0:47

[Vraiment pas top, si tu veux que j'édite fais-moi signe Wink ]

Elle avait été surprise par le brusque changement d'attitude de Mukuro, c'était le moins que l'on puisse dire. Il doutait de sa méthode d'apprentissage ? Pourquoi pas, apès tout... C'était une méthode utilisée par les assassins, pas par les combattants. Il voulait apprendre à tuer ?

Apprendre à tuer... Voilà bien longtemps qu'elle n'avait plus formé à cela. Etrangement, c'était sans doute quelque chose qui lui reviendrait bien vite. Il y avait des mécanismes incontournables là-dedans, des gestes imparables et qui, répétés, faisaient de l'homme une machine à tuer. La faiblesse du cou, la faiblesse du ventre, la faiblesse de l'aine, de l'épaule, du coeur, des tendons... Tant de choses à explorer, à comprendre, à appliquer, à répéter... D'une voix sourde et plus tendue soudain, plus dure, la voix de l'assassine qui revenait au grand galop, le regard flamboyant, la semi-elfe lança dans les ténèbres :


Soit, Capitaine, je peux t'apprendre à tuer. Mais tuer... Tuer, ce n'est pas ordinaire, et tu parles à quelqu'un qui a beaucoup pratiqué. Il y a bien des manières de tuer. Par sentiment de l'utile. Par devoir. Par plaisir. En face. Par ruse. Par moyens détournés.

Une seconde, elle se tut. Puis une question lui vint.

Capitaine, as-tu déjà vu le regard de quelqu'un qui se meurt ? As-tu déjà vu l'étincelle si ténue de la vie s'éteindre doucement, s'étioler comme une fleur que l'on a cueillie et laissée au Soleil ? Et, si tu as vu cela, as-tu pu supporter cette vision ? Si elle t'a hanté jusqu'à te devenir familiière et coutumière, alors je peux t'apprendre mon art. Si elle ne provoque qu'effroi en toi, je ne pourrai rien. La mort... Il faut qu'elle soit comme une compagne pour toi. Quelqu'un plus qu'un concept. Il faut l'apprivoiser, et tu finiras par pouvoir en caresser l'idée comme on caresse un animal.

Non. Ce n'était pas cela qu'elle voulait. Elle avait connu celui qui était bouclier pour les autres, qui les protégeait. Elle devait lui arracher quelque chose, pour ne pas perdre ce Mukuro qu'elle avait connu. Un point, un seul, et elle lui apprendait tout ce qu'il voudrait. Sindanarie reprit donc, d'une voix plus calme, plus douce, presque suppliante :

Une seule chose, Mukuro. Promets-moi de ne tuer que par devoir.

Cela devenait trop mélodramatique pour elle. Trop grave, aussi. Sur un rire léger, la mercenaire récupéra la main de Mukuro entre les siennes et, sans lui laisser le temps de répondre, elle se rapprocha de lui et lui souffla à l'oreille :

En tout cas, la prochaine fois que tu me vouvoies, je te fais une démonstration grandeur nature de la manière dont on tue quelqu'un efficacement... Mais je regretterais de le faire !

S'éloignant de nouveau du Capitaine, quoique tenant encore sa main, Sindanarie reprit :

Tu as raison, après tout... Je t'apprendrai à te déplacer dans le noir quand tu auras compris en quoi ça peut t'aider. Maintenant, retournons vers la lumière, qu'en dis-tu ?

Prête à le guider au moindre signe d'assentiment, la mercenaire était partagée entre la joie (et plus si affinités...) d'être avec son Capitaine, l'excitation de la perspective d'un combat, et une vague appréhension.

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MessageSujet: Re: Combat de place   Mar 21 Juil - 5:24

[Non, non, c'est parfait =), désolé, je réponds maintenant, mais je suis inspiré... ^^ Tu seras pas à jour tout de suite Rolling Eyes mais prends ton temps pour répondre ^^]

Mukuro écoutait la réponse de l'experte... Il se sentait petit, oui petit, à coté de cette demoiselle assise. Elle avait tué, oh oui tuer, cela se comprenait dans ses dires, comme-ci elle avait tué plus de vie que Mukuro ai pu en rencontrer dans la sienne... Bon il faut dire qu'il a vécu peut être un peu isolé du monde, mais passons. Il ne la voyait pas, du moins, ne la voyait pas avec ses yeux, mais il doit dire qu'il sentait sa présence, avec son corps, avec le centre de son dos, comme une légère petite douleur qu'il ne pouvait pas décrire lui indiquait où se trouvait les choses qu'il convoitait.

" Je n'ai tué qu'à deux reprises. La deuxième personne à avoir péri par ma faute, c'est un démon. Je dois t'avouer que j'éprouve encore une rancœur envers moi même... Cette personne ne méritait pas de mourir, c'était un démon bien. "

Il se tourna vers la demoiselle, le visage dirigé vers elle mais ses yeux, dont l'un des deux maudits, commençait à projeté des images lointaines à son maitre. Il était donc absent, pendant quelques secondes, le temps de fermer l'oeil et de mettre le bandeau qu'il avait précédemment mit autour de sa main pour renforcer son poing. Il raffermit son regard et tenta de discerner la demoiselle dans le noir, persuadé qu'elle était là. Mais rien à y faire.

" La première personne à être morte par ma faute... c'est mon père, il m'a protégé de sa vie à cause de ma faiblesse. Je l'ai vu mourir sous mes yeux, et malgré toute ma rancœur envers lui, je dois dire que cela m'a longuement attristé. "

Il sera les poings et les relâcha immédiatement après, entendant la remarque, la condition de celle qui trouvait les mots qu'il fallait. Mukuro afficha un sourire, tuer par devoir... La voix de la demoiselle toucha directement en plein cœur le capitaine... mais pas que cela, elle le toucha au cerveau, el faisant réfléchir, débloquant son idéal qui commençait à s'enfermer lui même.

" Je te promet, que mon devoir, mon cœur, mon esprit et ma conscience seront les premiers facteurs d'un choix lorsque je devrais mettre un terme à une vie. Je ne tuerais jamais sous le coup de l'émotion... D'ailleurs, je ne tuerais sans doute jamais... "

Il se laissa aller sa main derrière sa tête et se mit à rire d'une manière gêné, une légère coutume de son pays dont il ignore la source, il le fait par habitude seulement. Il soupira ensuite et sentant la main de la demoiselle attrapant sa main libre, il se mit légèrement à rougir après une légère monté d'adrénaline dût à la surprise.

" Umh, et bien, excuse moi, le vouvoiement n'était pas volontaire... Je vouvoies rarement les gens... Après tout, nous sommes tous égaux. "

Il marmonna un léger rire qu'il effaça. Non, nous ne sommes pas tous égaux, mais Mukuro attacha la même importance à toutes vies... Donc oui, nous sommes tous égaux d'abord.

" Je veux bien. Les ténèbres me rongent la vue, je me demande si je serais toujours capable de voir en sortant d'ici. "

Il lâcha un autre rire qu'il étouffa rapidement en se souvenant de la question dont il n'avait pas réellement donné de réponse. Que ressent-il au fait de prendre la vie de quelqu'un?

" Oh, j'y pense... J'avoue que si je pouvais, je ne tuerais pas. Mais j'ai compris dans mon combat que je n'étais pas assez fort pour protéger quelqu'un sans tuer la nuisance... "

Il serra sa main libre, fortement, et afficha un sourire, un sourire joyeux, comme si il venait de résoudre un problème qui le rongeait depuis longuement, ce qui était légèrement le cas soit dit en passant.

" Je sais... je vais devenir puissant, très puissant, assez pour protéger sans avoir à tuer. "

Il marmonna un léger rire et attrapa la seconde main de Sindanarie. Comment avait-il fait pour attraper une main qu'il ne voyait pas? Il l'ignorait et de toute façon, il ne se posait même pas la question, il l'avait fait inconsciemment, comme si la vue n'était plus importante quand il s'agissait d'elle.

" Je vais développer mes capacités. Ma force physique, comme tu as peut être pu le remarquer, est hallucinante quand j'entre dans une certaine excitation, je pourrais anéantir des bâtiments entier d'un seul coup de poings. Je vais aussi tenter de maitriser ce pouvoir que j'ai en moi depuis ma naissance... peut être qu'il cache d'autres choses... "

Il remarqua qu'il tenait les deux main de la demoiselle dont il éprouvait certaine chose sans le savoir encore réellement. Il afficha un sourire gêné, pensant que c'était elle qui lui avait attrapé sa seconde main. Il s'absenta ensuite mentalement, repensant à ses paroles. Et s'il se trouvait une arme plus adapté à sa force herculéenne? La lance est géniale pour les combats à mi-distance... mais ça ne met pas en avant la capacité de notre musclé. Une idée? Oh, une idée... Le bandeau, peut être pourrait-t-il fabriquer quelque chose de similaire. Il se rappelle avoir terrasser le minotaure entièrement grâce à sa force multiplier par la résistance du métal de son bandeau, par contre celui-ci l'avait blessé à la main... Il devra y réfléchir. Après tout, il est doué pour inventer des petites choses le Mukuro... maintenant, il réfléchira sur le moyen de devenir plus puissant en mettant en avant ce qu'il a déjà.
Il sorti ensuite de ses pensés, ils ne devaient plus être trop loin de la sortie maintenant, mais Mukuro n'avait pas encore récupérer la vue... Peut être que sa blague de tout à l'heure se réalisera?! Cela détruirait les espoirs naissant du capitaine...


" Je pense que je vais avoir besoin de quelqu'un pour m'aider à comprendre mon œil, à développer et à controler ce pouvoir. Tu veux bien être ce quelqu'un?... Même si tu n'es peut être pas qualifié pour ça... j'voudrais... que ce soit toi... Après tout, cet entrainement... je l'ai trouvé vraiment... c'était le meilleur entrainement que j'ai reçu... - et pourtant il en a reçu le capitaine dans son enfance - et cela, seulement parce que c'est toi. "

[ Peut être un peu trop de dialogue... désolé ^^', j'ai été submergé par mon inspiration je crois... j'ai pas réussie à mettre mes idées comme je le voulais, enfin bon... si problème, hésite pas et j'édite aussi ^^]
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MessageSujet: Re: Combat de place   Dim 2 Aoû - 13:36

[Je te préviens dès que j'ai fini Wink ] [C'est loin d'être extraordinaire^^ Si tu veux une modif, tu me fais signe Smile ]

Elle écoutait en silence, sans interrompre son Capitaine. Le laisser parler, comme elle laissait le plus souvent parler. On en apprenait bien plus ainsi qu'autrement. Ainsi, il pensait avoir tué en ayant laissé tuer. D'accord. C'était une façon de voir, après tout, même si ce n'était pas celle de la semi-elfe. Pour quelqu'un dont le nom signifiait "bouclier", ce n'était pas spécialement étonnant... Puis il promit ce que Sindanarie lui avait demandé, la rassurant et la confortant dans l'idée qu'elle se faisait de celui dont elle tenait la main. Un homme d'honneur et de devoir.

Et, s'excusant pour le vouvoiement, il confirma que les ténèbres n'étaient vraiment pas ce qu'il préférait, mais avant que Sindanarie ait le temps de l'en tirer, il reprit la parole. Ne pas tuer s'il le pouvait ? Mais enfin... Qu'était-ce qu'un guerrier qui ne tuait pas ? La guerre... La plupart de ceux que l'on appelait braves en Cerf, la plupart de ces braves qui s'en allaient épée au poing défendre les intérêts de leur souverain et de sa dynastie sur les champs de bataille, la plupart des braves "traditionnels" qu'avait connus la semi-elfe y étaient morts. Et l'idée de ne pas tuer sembla en amener une autre à l'esprit de Mukuro. Devenir assez puissant pour ne pas avoir à tuer ? Elle se taisait toujours. Innocent Capitaine... Le monde n'est pas aussi pur que toi. De loin pas... Sinon, les gens comme elle, les assassins, les ombres qui faisaient basculer des destins, les Parques qui tranchaient les fils d'une vie quand elles le jugeaient opportun n'existeraient pas. Si l'on pouvait ne pas tuer, cela se saurait.

C'est à ce point de ses pensées que Sindanarie se rendit compte que sa seconde main était à présent dans celle de son Capitaine. Le trouble qu'elle réfrénait tenta de reprendre le dessus, mais se trouva de nouveau sévèrement réprimé. Ce n'était pas le moment. D'ailleurs, il continuait à parler, comme si des digues s'étaient rompues en lui pour laisser se déverser ses mots. Et, dans ce qu'il disait, plusieurs choses frappèrent la mercenaire. D'une, il comptait sur sa force avant tout. Erreur numéro un, qu'elle devrait extirper de son esprit. La force n'est pas assez. De deux, il voulait apprendre à maîtriser son oeil étrange. De trois, il voulait qu'elle l'y aide. Et de quatre... Compliment.

Elle se sentit rougir jusqu'à la pointe des oreilles, bénissant une fois de plus l'obscurité. Ich sehe was, das du nicht siehst... Et inversement, en l'occurence. Le silence s'installa un instant, laissant le temps à la semi-elfe de reprendre ses esprit et contenance. Elle crut, quand Mukuro reprit encore une fois la parole, que cela lui permettrait de parachever cette ouvrage, mais il n'en fut rien. Les phrases du Capitaine se firent hésitantes, un nouveau compliment fusa, et elle sentit que c'était à elle de dire quelque chose.

Oui, mais... Que dire ? Simplement lui sauter au cou, et dire que ce serait avec plaisir ? Être plus réservée, comme toujours ? C'est d'une voix quelque peu temblante, moins assurée qu'à l'ordinaire, qu'elle finit par articuler :


Mukuro, tu l'as dit, ce n'est vraiment pas mon domaine de compétence... Tout ce qui dépasse le contrôlable, je ne l'ai jamais particulièrement étudié, même si j'ai parfois vu des choses étonnantes. Mais...

Mais ? Allez, il lui fallait pourtant bien continuer. Après avoir pris une profonde inspiration, Sindanarie reprit :

Mais c'est d'accord. Parce que c'est toi. Tu es conscient que, euh... Je n'ai jamais exercé d'autre art que celui de l'assassinat et du combat, donc je découvrirai autant que toi...

Face au Capitaine, elle se hissa sur la pointe des pieds, sans résister à la tentation de se rapprocher de lui, pour lui glisser à l'oreille :

Et je suis sûre que tu te trompes, que tu rêves. Un jour, tu tueras, tu y seras forcé. Et ce jour-là, je t'y aurai préparé.

Sans lui laisser le tempsde rajouter un mot, changeant soudain de ton et dégageant doucement l'une de ses mains, la semi-elfe reprit sur un ton joyeux :

Mais enfin, ce n'est pas tout ça, mais il va falloir que je te prouve que tu n'as pas perdu la vue, donc... On va sortir de ce fouillis noir comme un four.

Et Sindanarie partit d'un pas souple, s'orientant apparemment sans peine dans les rues ténébreuses de la Cité de Verre. Elle tenait toujours Mukuro par la main, et l'entrainait avec elle dans sa progression. La nuit s'éclaircit finalement, signe qu'ils se rapprochaient du centre de la ville. Et, devant ce changement sensible même pour ses yeux de semi-elfe, elle lança, en plaisantant :

Alors, Mukuro ? Aveugle ?

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MessageSujet: Re: Combat de place   Mer 2 Sep - 1:09

Le capitaine laisse, à son tour, la demoiselle parler, écoutant chacune de ses phrases jusqu'à ce qu'elle fasse un mouvement dans ce noir absolu. Il la sentait, elle s'approchait, il le sentait sans trop savoir comment jusqu'à ce qu'elle arrive à son oreille pour lui chuchoter quelques mots. Le capitaine rougissait légèrement, il était rassuré et déçu en même temps, mais c'est plutôt le cotés rassuré qui prenait le dessus. Les mots de la demoiselle fit évacuer les rougissements pour faire apparaitre un sourire plusieurs joueurs et convaincu. Après ça, ils finirent par sortir des ténèbres pour retourner dans un lieu mieux éclairé... Même si c'était par les lueurs des flammes d'une lanterne. Le capitaine n'était pas aveugle mais l'obscurité frappait encore ses yeux. Il fallait qu'il se réadapte à la lumière, il voyait une boule noir au milieu de ses yeux, qui s'effaçait petit à petit.

" Non, mais je dois me réhabituer à la lumière. "

Il marmonna un léger rire avant de reprendre son sourire joueur, celui qu'il avait fait en entendant les mots chuchoter. Il semblait avoir une idée en tête, une phrase pré-monté et pré-médité tout le long de la marche, aussi courte soit-elle.

" Je ne tuerais que deux choses dans ce monde. La première... "

Il leva la main ouverte et fit mine d'attraper ce qu'il restait d'obscure devant ses yeux, même si la demoiselle ne voyait surement pas. Son sourire passa en coin, et regardait dans la direction de son poing avant de continuer à exprimer ses pensés.

" L'être des ténèbres absolus, je suis persuadé que le mal est gouverné par une seule entité. Sans cette chose, tout le monde mériterait de vivre. "

Il laissa ensuite ses bras tomber le long de son corps et se tourna vers la demoiselle, un air moins joueur mais toujours aussi sérieux et assuré, pour ne pas dire fier de lui même.

" La deuxième choses, c'est ceux qui oseront te faire du mal. Et croit moi, je les démonterais en plus petit morceau que l'entité du mal. "

Il marmonna un léger rire, les yeux fermé et assuré... Avant de rouvrir les yeux et de les laissé tomber sur la demoiselle, observant celle-ci. Et maintenant? Qu'étaient-ils sensé faire déjà?...
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MessageSujet: Re: Combat de place   Lun 7 Sep - 0:51

Si la première entité que Mukuro évoqua fit sourire Sindanarie (car elle pensait le mal logé en chacun, en elle-même, en tant d'autres personnes comme elle qui pourtant ne suivaient pas les mêmes commanditaires), si le passage de sa main devant ses yeux lui arracha un sourire plus amusé, la fin de ce que le Capitaine avait à dire laissa la semi-elfe sans voix. D'ailleurs... Que lui dire ? Céder à cet instinct si doux, si longtemps refoulé aussi, et lui dire tout ce qui lui passerait par la tête ? Qu'il n'était pas comme les autres, et que pour cela, elle le suivrait et le défendrait jusque devant toutes les armées qui menaçaient, à ce que l'on racontait, l'Île Cachée, jusqu'au dernier de ses souffles d'être presque immortel, jusqu'au fin fond de l'enfer ? Qu'il avait réussi un prodige qu'aucun autre n'aurait pu obtenir en la faisant se présenter de son plein gré pour proposer son aide ? Qu'être avec lui, c'était vivre de nouveau, vivre autrement, c'était une promesse de renouveau et de joie, une promesse de rires et de bonheur, une promesse d'avenir heureux ?

La tête lui tournait. Elle ne voyait plus ni l'obscurité des ruelles, ni les ruelles elles-mêmes. Elle était ailleurs. Elle se sentit brièvement vaciller. Vertige de mots et d'images. Le vert de la forêt l'entoura de nouveau. Le vert de Syrghendie la Grande. Des bois de son père. Verdure partout. Elle se revoyait allongée dans les mousses vertes, jeune, innocente encore. A ses côtés, Lui, le bien-aimé perdu. Nemesys. Et elle entendait de nouveau ces mots qui avaient volé comme des papillons multicolores autour des hauts troncs blancs. Nemesys. Elle. En Syrghendie. La même boule au creux du ventre. Le même noeud à l'estomac. La même spirale de pensées vagues et douces. Et la tristesse diffuse de devoir se séparer de Lui le temps d'une mission. Je t'appartiens, tu m'appartiens. Les choses sont ainsi, ou sont censées être ainsi... Il n'en était jamais revenu. Mon bien-aimé, mon abandonné, mon perdu...

Le vert s'estompa soudain. Le vertige, qui n'avait probablement pas duré plus de quelques secondes, se retira, la laissant brutalement le souffle haché. Les paupières de la semi-elfe papillonnèrent en tentant de reconnaître l'endroit où elle était. Mais tout lui revint. Elle, l'ancienne Lame Brisée, la vengeuse toute de noir vêtue, l'assassine, la mercenaire, était dans les rues, à cette heure tardive, bien des années après cet après-midi, avec l'humain qui faisait naître ces sentiments qui ne l'avaient plus effleurée depuis la mort de son fiancé, de son Nemesys. C'était la première fois que le pan heureux de son passé se rappelait à elle aussi nettement, aussi vivement. Grâce à cet homme.

Le regard émeraude de Sindanarie, revenant des lointains inaccessibles où il s'était perdu, se releva vers le visage de son Capitaine. D'un mouvement d'épaule, elle renvoya son baluchon (car, même si ce n'est pas précisé avant, la semi-elfe se trimballe le baluchon contenant ses affaires, récupéré précédemment à l'auberge) vers le milieu de son dos et se redressa, retrouvant la posture de la mercenaire qu'elle était, fièrement campée sur ses jambes, droite, comme inébranlable, comme si le bonheur d'une époque perdue n'était pas venu la visiter. Faire comme si de rien n'était...

Se rapprochant de nouveau du Capitaine (comment résister ?), la semi-elfe prononça, à voix basse :


Mukuro... Il ne m'arrivera rien. Je te le promets. Et je te promets aussi que quiconque s'en prendra à toi figurera tôt ou tard à mon tableau de chasse, dussé-je le traquer pendant trois millénaires.

Résister. Parfaitement, il lui fallait résister. Résister à cette soudaine envie qu'il sache tout d'elle, tout, tout ce que ce vertige lui avait rappelé, tout ce qu'il lui rappelait, tout ce qu'il avait fait renaître. Il ne devait pas savoir qu'il avait redonné vie à un coeur glacé et durci. Il ne devait pas savoir que la mercenaire avait enfin retrouvé la mémoire de ces sentiments et sensations si doux. Partir à l'assaut du bonheur, c'était prendre le risque de faire un geste inconsidéré que l'autre prendrait mal, prendre le risque de le voir tourner les talons et partir pour ne jamais revenir. Il ne devait pas savoir. Elle devait taire cela. Parler d'autre chose. Dévier la conversation. Vite.

Vite ?

Sindanarie s'autorisa quelques secondes de noyade dans les prunelles de son Capitaine. Puis, inclinant légèrement la tête sur le côté, elle reprit, une esquisse de sourire aux lèvres :


Excuse-moi, Capitaine, j'ai un coup de barre... Ca doit faire une petite vingtaine d'heures que je suis debout, et j'apprécierais beaucoup d'aller dormir... Ca te dirait de rentrer à la Tour de Verre ? Et on s'entrainera quand tu voudras, même s'il serait raisonnable de se reposer avant.

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Tate Mukuro
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MessageSujet: Re: Combat de place   Mar 6 Oct - 21:44

Le capitaine regardait le vide, attendant que la gêne qui s'était logé au centre de son œil parte, ce qui se fit sans trop attendre évidemment. Rare sont ceux qui aurait perdu la vu en restant quelques heures dans le noir absolu... Je crois. Et puis de toute façon, si son œil ne voyait plus, il avait encore en sa possession celui qui voit trop. D'ailleurs, il eut une légère pensé envers sa vision de la taverne qu'il fit disparaitre rapidement, rougissant légèrement. La demoiselle finit par répondre à ses paroles. Elle s'était rapproché, le capitaine la ressentait, étrangement, il la ressentait encore plus qu'avant, son cœur s'accélérait, encore, cette douleur agréable au centre de son dos... Il prit ensuite un air assez sérieux

" Mais non, si il arrivait qu'on puisse me vaincre, ne pourchasse pas la créature..."

Il fit un sourire en coin avant de prendre un air fier qui rompit le sérieux précédent. Le capitaine était comme il était après tout...

" Elle serait bien trop puissante ! "

Il lâcha un rire, prenant le risque de gâcher le romantisme de la scène, scène qui fit vite détourner la demoiselle elle-même. Peut être n'avait-elle pas entendu la réplique de Mukuro? Dans tout les cas, le jeune homme pris la main de la demoiselle avant de faire un sourire chaleureux et amical.

" Tu veux que je te porte? Si tu es si fatiguée? J'ai encore de l'énergie à revendre moi. "

Il marmonna un rire avant de laisser son regard dériver jusqu'à celui de la demoiselle. Ce regard, jamais il ne se lasserait de le regarder. Il est plus beau aux yeux du capitaine que l'ile elle-même.

[Faut vraiment que j'arrête les pauses aussi longues si c'est pour faire des post aussi minable à chaque fois ç_ç]
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