Ynis Witrin v3

Les armées démoniaques assiègent le Continent, mais une île résiste toujours
 
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 Ewen Feän |Gardien de l'Ile |

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Ewen Feän
Infirmier des Gardiens
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Nombre de messages : 15
Date d'inscription : 25/10/2009

MessageSujet: Ewen Feän |Gardien de l'Ile |   Dim 25 Oct - 22:22

I- Identité


  • Nom : Feän
  • Prénom : Ewen
  • Age : 19 ans, 12 décembre
  • Origine : Ynis Witrin
  • Famille :
    ¤ Aown Feän (44 ans) : père humain vivant et résidant à Ynis Witrin, noble, profession de porte-parole des décisions du conseil auprès de la population, ancien chevaucheur
    ¤ Yelinda (age inconnu, si encore en vie): mère de sang, sorcière, partie, après la naissance d’Ewen, d’Ynis Witrin, ayant mené sa mission à bien
    ¤ Inaya (19 ans, si encore en vie): sœur jumelle d’Ewen, emportée par Yelinda hors d’Ynis Witrin après sa naissance
    ¤ Mathilde Feän, née Hauss (37 ans): belle-mère humaine d’Ewen, vivant sur Ynis Witrin, noble, secrétaire d’une des annexes du conseil, mariée à Aown Feän depuis qu’Ewen a 3 ans
    ¤ Keely Feän (15 ans): demi-sœur d’Ewen, de 4 ans sa cadette, vivant sur Ynis Witrin et suivant des études politiques
    ¤ Michaël Feän (8 ans): demi-frère d’Ewen, de 11 ans son cadet, vivant dur Ynis Witrin et suivant une préparation militaire pour entrer dans le cursus d’apprenti chevaucheur

  • Race : Humaine, bien qu’un peu de sang de sorcière coule dans ses veines
  • Profession/rang : Gardien de l’île, aide infirmier des médecins Gardiens



II- Profil psychologique



  • Caractère : La plupart des personnes ne laissant vraiment transparaître leurs émotions sont renfermées, calmes, posées. Ewen ne l’est pas. Acerbe et spontané, d’une franchise sans tomber dans le laisser parler direct de ses sentiments, il n’hésite généralement pas à faire part de sa vision des choses d’une manière assez cynique et ironique. Inutile de préciser que la diplomatie n’est pas exactement son fort !
    Lorsqu’il fait l’effort de se contrôler, de plus en plus en prenant de l’âge et de l’expérience, il peut paraître complètement indifférent à la situation et hautain envers son entourage… Ce qui, au final, n’est pas vraiment mieux. Mais il n’en a cure. Du moins en apparence. Par ailleurs, les années d’entraînement l’ont rendu assez sûr de lui, renforçant l’image d’arrogance le suivant parfois. Le précédant même, de temps à autres.
    Il a une vision particulière du monde autour de lui, généralement unilatérale, même s’il prête attention à tout ce qui se passe et se dit. Habitué aux exploits des membres de sa classe, il a souvent du mal à porter à un même niveau les considérations des personnes n’ayant pas fait de difficiles études. S’il intègre cependant de nouvelles idées ou se laisse influencer, il a du mal à le reconnaître et arrive presque habituellement à se convaincre qu’il y avait déjà pensé avant. Il fait preuve d’auto conviction très… persuasive. Par ailleurs, d’une logique implacablement exigeante, il aime les choses carrées, nettes, et peut agir comme un véritable maniaque. Surtout lorsqu’il s’agit de ranger sa chambre.
    Naturellement empathique et s’attachant facilement, il se sert de son côté brusque et glacial pour dissimuler ce qu’il considère comme une faiblesse et éviter d’être blessé, ou de montrer que cela le touche. Il se sert souvent de sa position comme excuse lorsqu’il s’arrête ici et là, en ville, pour discuter avec des personnes. Devoir de patrouille, n’est-ce pas ? Mais il ne faut pas oublier que s’il est entré chez les Gardiens, c’est bien pour une raison. Du moins, on l’espère…
  • Signe(s) particulier(s) Mental(aux) : Il lui arrive de ressentir les émotions de sa sœur jumelle, ou de sa mère de sang, il ne sait pas exactement les différencier, ce qui peut parfois le faire agir étrangement durant un court instant. Il suspecte que cela arrive lorsqu’elles sont en proie à de vifs sentiments… et s’en passerait bien, histoire d’éviter les incidents comme de soudainement déclarer sa flamme à son portemanteau.

  • Qualités : patient, généralement calme, volontaire, …
  • Défauts : suffisant, acerbe, …



III- Apparence physique


  • Physique : Forgé par des années d’entraînement intensif chez les Gardiens, le corps d’Ewen est un ajustement de muscles fermes et énergiques, rarement entrecoupé de filets de graisse. Une athlétique machinerie qui aurait paru surdéveloppée s’il n’avait pas, à son grand damne, hérité des caractéristiques sveltes génétiquement issues de sa génitrice. De ce fait, il est d’une grâce naturelle… dont il se serait bien passé, aussi, même si cela l’aide bien niveau agilité et dextérité.
    Naturellement légèrement basané, les journées d’exposition sur les cours extérieures d’exercice ont rendu sa peau cuivrée et sèche, et ses cheveux initialement bruns d’une couleur tirant vers le châtain roux. De même, le nombre colossale d’heures passées à tenir les armes ont affermi l’intérieur de ses mains, leur donnant un touché calleux.
    Etrange mélange entre la force brute et l’élégance froide, la silhouette du jeune homme se découpe par de fins traits à la fois délicats et volontaires. Ainsi son visage ne pourrait se confondre comme celui d’un être androgyne, mais ne porte pas non plus toute la masculinité qu’il aurait pu afficher.
    De son père il aura, surtout, visiblement hérité des deux iris bleu ciel virant au gris selon la météo locale, et de la souplesse de sa mi-longue, mi-courte, chevelure ondulée. Et peut-être, aussi, de l’aura de confiance absolue et d’autorité sévère lui collant au corps comme une seconde peau.
    Fidel aux préceptes de base de l’école militaire, Ewen porte généralement des habits permettant une grande facilité de mouvements et ne risquant pas de se déchirer au plus petit accrochage. De n’importe quelle couleur, sauf s’il part en mission et préfère à ce moment là être plutôt discret. Autrement ça ne le dérange pas de déambuler en père Noël sur le territoire d’Ynis Witrin. Il a toujours une ou deux… ou trois armes sur lui, et emporte le plus souvent son arc avec lui. Plus rarement l’épée, plus encombrante et moins pratique.
    Il est censé porter des lunettes pour voir de près, mais depuis le temps où il se bat en combat rapproché approximativement dans le flou, cela ne le dérange pas de ne pas les avoir. C’est juste embêtant quand il veut faire les courses et doit se mettre à trois kilomètres pour lire le prix des articles.
  • Signe(s)particuliers Physique(s) : /


IV- Biographie


  • Histoire :
    ¤Tu ne vivras que par moi, et pour moi, tu es né de mon union avec le vent.
    « … Il faisait gris ce jour-là. Les nuages étaient bas dans le ciel et semblaient être inéluctablement attirés par la terre d’Ynis Witrin. La même brume protégeant l’île paraissait avoir gagné notre village, et l’air recelait d’humidité et d’électricité. Non, il ne faisait pas froid. L’atmosphère était à la fois douce et terriblement lourde. J’aurais pu mettre ma main à couper qu’il allait pleuvoir.
    C’est ainsi que toutes les histoires commencent, n’est-ce pas ? Par une jolie mise en place du décors, par de poétiques fabulations meublant le vide sidérale entre deux personnes, entre le morceau principal du texte et son lecteur. Tu n’as jamais aimé les détours. Toujours à aller droit au but, méprisant la fioriture et les enjolivements. Que ce soit à l’échelle d’un repas, de la décoration, ou du discours, d’ailleurs. J’ai encore à l’esprit le regard exaspéré que tu revêtais lorsque nous disputions ensemble. J’ai encore en mémoire les émotions peintes sur ton visage, à l’époque où tu n’avais pas encore appris à les camoufler sous un impassible masque de marbre, lorsque j’évitais au mieux possible de parler de ta mère. Ta mère de sang.
    Je sais que tu n’as jamais véritablement supporté le tabou posé sur ta mère, et par extension sur ta sœur jumelle. J’aurais aimé que tu les oublies. Que tu les chasses de ton esprit. Que ces deux personnalités importantes dans ta vie fussent aussi faciles à effacer que la craie sur l’ardoise. J’hyperbole, tu as raison, mais les vieilles habitudes ne se perdent pas, elles ne font que s’aggraver avec l’âge ! Quoi qu’il en soit, je comprends que tu ais besoin de les connaître, d’en savoir plus sur elles. Tu me l’avais souligné, lorsque tu n’étais qu’un enfant, que tu pouvais sentir leur présence de manière infime, de manière intime, et que cela te troublait, que tu désirais comprendre. Et j’avais nié, et j’avais menti, et je t’avais demandé de chasser ces sensations. C’était pour te protéger, pour nous protéger. Tu le sais, n’est-ce pas ?
    Ta mère est partie quelques heures après vous avoir donné la vie, t’abandonnant et emportant ta sœur jumelle. Comment aurais-je pu convenablement t’expliquer qu’elle avait décidé que tu n’appartenais pas à sa vie, même si tu sentais que vos âmes étaient liées ? Sans compter qu’il ne m’était pas non plus aisé d’accuser le coup. Il me restait encore une bonne partie de ma vie à acheminer, et je ne comptais pas la passer en deuil. Peut-être est-ce la partie dure en moi-même, de Chevaucheur, qui prend le pas lorsque la situation est tendue, et qui me pousse à laisser les déceptions derrière. Mais j’aurais vraiment voulu te parler de ta mère.
    Non, c’est faux. Et j’imagine que lire cette phrase t’a passablement énervé. Je suis sincèrement désolé d’avoir besoin de te mentir comme de respirer, mais on ne se refait pas à mon âge. Mais je ne suis guère contrit de laisser la question de ta mère en suspens, car je me porte bien mieux en la laissant loin de moi. Je lui suis, en revanche, de ne pouvoir faire ton bonheur.

    J’aurais espéré que Mathilde, Maz comme tu la surnommais et la surnommes encore, comble le vide dans ton cœur. Et je pense que tu l’aimes comme ta mère. Que tu as apprécié les matins où vous alliez faire les courses ensemble, les midi où elle t’apprenait à cuisiner, les après-midi où elle t’amenait à la bibliothèque, les soirées où vous assistiez aux spectacles des saltimbanques, les nuits où vous cartographiez les étoiles. Oui, je suis certain que tu l’aimes. Et à mes souvenirs vous ne vous êtes jamais disputés. Oh, il y a bien eu quelques dérapages, quelques faux pas, mais ils finissaient immanquablement en agréable dérision. Tu l’aimes comme ta mère, et elle t’aime comme son fils. Elle est ta mère, et tu es son fils. Je le sais.
    Et puis il y a eu Keely. Je ne sais pas si c’est du fait de l’absence de ta sœur jumelle, ou par instinct naturel, mais tu es très rapidement devenu extrêmement protecteur à son égard ! La Déesse sait combien de joutes verbales, voire physiques, il a fallu pour que tu consentes à moins la surveiller, à la laisser plus libre ! Je dois avouer que je n’ai jamais véritablement compris votre relation. Entre les nombreuses disputes, la complicité extrême, une rivalité pouvant aller à la bêtise, et l’apparent antagonisme de vos personnalités… Même du temps où j’étais chevaucheur, les journées n’étaient pas aussi agitées ! Et elles le devinrent encore plus lorsque tu nous annonças que tu allais quitter la préparation aux études de médecine pour rejoindre celle aux études militaires. Combien de fois les murs ont menacé de s’écrouler durant cette période ? Keely battait tous les records de sonorisation et je n’avais pas besoin d’aller aussi loin qu’elle avant que les voisins ne viennent se pendre à nos fenêtres pour observer le spectacle. Finalement, je pense qu’elle est aussi protectrice à ton égard que toi au sien ! Mais tu as toujours été le plus têtu, non, le plus volontaire. Et tu as balayé mon expérience de Chevaucheur du revers de la main.
    Après quoi Michaël arriva, et les choses furent moins tendues. Vous ne partagiez pas la même dynamique qu’avec Keely, la tendresse était bien là, mais elle n’était pas camouflée, ou entravée, par les conflits de personnalité. Pas que Michaël ait un caractère facile, tu le sais aussi bien que moi ! Mais je pense qu’avec le temps tu as appris à refouler tes pulsions premières pour mieux écouter, mieux appréhender. Et peut-être n’es-tu moins protecteur envers sa personne. Ou peut-être plus aventureux en sa présence ? Je devrais sans doutes te blâmer pour lui avoir donné le goût des études militaires, de l’aventure, du sens du devoir. Et je ne sais si cela me rassure de vous voir combattre l’un contre l’autre de manière de plus en plus adroite, chaque mouvement me rappelant les missions de chevaucheur.
    J’aurais aimé que tous ces trésors que tu as acquis avec le temps te rendent entier, te laissent penser être complet, mais visiblement il reste assez de ta mère et de ta sœur jumelle en toi pour te rappeler constamment que tu n’es pas que mon fils… »

    ¤Tu aimeras et seras aimé, car nous sommes une partie de toi.
    « … Père passe de plus en plus de temps à son travail. Et les rumeurs courent que les personnes de sa situation vont bientôt avoir à beaucoup voyager pour répandre les paroles du Conseil. Tu y crois toi, sérieusement ? L’île a passé des centenaires sans avoir besoin de portes paroles pour mettre au courant la population de quoi que ce soit. Les temps étaient alors différents, certes. Mais les gens ont des yeux pour voir, des oreilles pour écouter, et une bouche pour diffuser les informations ! Les décisions du Conseil peuvent bien circuler sans que les portes paroles n’aient à faire le tour du monde !
    Il est très fatigué, tu sais ? Il essaie de le dissimuler, comme il noierait le poisson dans un de ses discours, mais on le voit bien ! Mère joue le jeu lorsqu’ils sont en public, mais je les ai entendus en discuter il y a deux soirées de cela. Il faut dire qu’il n’est plus exactement jeune et que son passé de Chevaucheur a dû faire pas mal de dégâts sur sa machinerie corporelle ! (J’espère que tu prends note : encore un point pour moi dans les raisons contre les études dans l’armée, bien trop traumatisant niveau physique !)
    Michaël l’aide donc pour les tâches masculines à la maison. Et puis-je te répéter, encore une fois, à quel point ces classements sexistes et complètement démodés sont absolument aberrants dans une habitation comme la notre ? Je suis tout à fait capable de rentrer du bois ou d’arroser les hortensias, merci ! Vraiment ! Et dire qu’il faut quatre kilogrammes de muscles en plus et un appendice entre les jambes pour pouvoir considérer le jardinage ! Non mais je rêve ! Depuis quand remuer trois grammes de terre est insurmontable et incorrect pour une jeune fille de ma composition ? Je pourrai même me battre, si j’en avais envie ! D’ailleurs, j’espère qu’il y a plein de filles à l’académie militaire ! … Tu penses qu’il y a des prêtres et pas que des prêtresses dans les temples ?

    Ce qui me fait penser à un truc que m’a raconté Gwenaëlle l’autre jour (tu sais, petite rousse à binocles et vêtements trop longs) : il paraît que vous autres, jeunes apprentis Gardiens dans votre plus grande splendeur, rendez souvent visite aux prêtresses lorsque vous avez du temps libre. C’est vrai ? Nan, mais je lui ai dit que ça m’étonnerait énormément parce que si mes souvenirs sont bons, et ils le sont, tu m’avais dit que vos journées étaient tellement chargées qu’il faudrait y rajouter des heures pour espérer décemment dormir et récupérer de la veille. A cause des entraînements sportifs, des cours généraux, des commissions à droite à gauche, des bonus de travail dû au nombre d’années passées à l’académie, yata, yata, yata ! Donc ? Ces ragots ne sont-ils que fantasmes d’adolescents en admiration naïve devant les prêtresses et les militaires ou y a t’il effectivement un risque que la famille s’allonge soudainement ?
    Je savais que c’était une mauvaise idée, une très mauvaise idée que de céder à tes suicidaires pulsions folles de rejoindre les apprentis Gardiens !

    Mère a rangé ta chambre, je ne sais pas ce qu’elle a bien pu trouver à ranger étant donné la netteté désertique de celle-ci, car nous allons recevoir Judith et Geth pour une semaine. Leurs parents étaient en mission sur le continent et paf. (Note un deuxième point pour moi.) Malheureusement cela n’a fait qu’attiser leur envie de continuer dans la branche des Gardiens. Très franchement, je ne suis pas certaine que c’est le genre de destin que leurs parents auraient souhaité surtout après… Enfin, c’est sûrement encore une histoire d’honneur, de devoir et de vengeance et surtout, surtout, de folie. Donc tu les verras bientôt à la tour. Prends soin d’eux pour mère ?
    J’ai croisé une partie de ta promo en rentrant des cours, hum, lundi ? Comment se fait-il que l’on ne se rencontre jamais ? Si tu fais exprès de m’éviter…
    Quoi qu’il en soit, j’ai pu soutirer quelques informations à tes compatriotes dingues. Je ne sais pas si c’est l’intensivité de votre entraînement, mais ils avaient l’air bien solidaires… et respectueux. Tu les as payés ou tu arrives vraiment à manier l’épée sans éborgner quelqu’un ? Je savais déjà que Michaël et toi étiez d’assez bons bretteurs déjà plus jeunes, mais… Et il paraît qu’il t’arrive d’être dans les trois premiers du classement des tests réguliers ? Petit cachottier ! Pas que j’ai douté une seule fois douté de ton intelligence, bien cachée sous cette masse de cheveux et ce caractère de cochon, mais hey ! T’es prié d’être un peu plus ouvert avec les gens que tu aimes ou d’écrire sur ton front : merci de ne pas partager !
    Ou, du moins, de bien dispenser de ton expérience les gens qui t’aiment ! Parce que, heu, je t’aime moi, grand frère. Tu le sais ça, quand même ? Ou ta vision unilatérale ne l’a pas capté ?... »

    ¤Tu apprendras à sauver, comme tu apprendras à tuer, car tu appartiens à notre caste.
    « … C’est étrange de côtoyer ces personnes tous les jours. Je sais que toute personne volontaire dans la protection d’Ynis Witrin trouve légitimement sa place à l’académie mais parfois… Je me sens un peu étranger. Pas toi ? Nous ne devons pas être plus d’une dizaine dans ma promotion, et les trois quart ont, soit un casier judiciaire plus long que la tour de verre, soit perdu leur famille dans d’atroces conditions, voire les deux si le destin s’est acharné sur eux. Alors voilà l’ambiance…
    Pas qu’il y ait véritablement de problèmes ou de différences entre nous, au niveau des études. Même si traîner avec des forces de la nature force le respect et stimule la volonté. Mais comment rester sur la même longueur d’onde, de A à Z, lorsque l’on n’a rien en commun côté caractère et expérience ? Parfois j’en viens presque à être désolé d’avoir encore mes parents… C’est atroce, n’est-ce pas ? De se sentir coupable d’avoir une source de joie, et que finalement, le malheur des uns fait peut-être bien le bonheur des autres. Ils ne font presque jamais de remarque à ce sujet, les Chevaucheurs sont des êtres bien silencieux. Et bien sombres. Mais je sais bien que je ne suis pas vraiment des leurs. Le serai-je un jour ?
    Je n’en ai pas parlé à père, ni à Keely, tu sais à quel point ils sauteraient sur l’occasion pour m’envoyer balader sur une quelconque autre voie ! Mais je ne veux pas quitter ce chemin… C’est dur d’expliquer pourquoi, mais je n’ai pas besoin de te faire un dessin, hein ? Je pense que pour être approximativement dans le même bateau tu dois voir ce que je veux dire. J’ai tenté de l’expliquer à mère. Je ne suis pas certain qu’elle ait tout embrassé, mais ça me fait plaisir qu’elle me soutienne quoi qu’il arrive. C’est étrange de se sentir rassuré par les paroles des uns, même si l’on sait quelles ne sont pas forcément véridiques.

    Parce que mère ne pourrait comprendre la sensation d’avoir entre ses mains un instrument de mort et de vie. Au départ ça n’est pas si flagrant, les instruments utilisés étant en bois. Mais une fois que l’on revête les vêtements de protection et que l’on empoigne ce qui devient vite l’extension de notre bras… Tant de puissance dans si peu de surface, tant de pouvoir. Et tant de responsabilité.
    Nous avons choisi cette voie par vocation. Par besoin d’agir pour l’île, pour toutes les âmes en péril et requérant de l’aide. Mais comment ignorer le revers de cape de nos aspirations ? Il nous est théoriquement interdit de tuer, nous devons préserver la vie et non la mettre en danger. Mais avec ce qui est mis entre nos mains ? Il n’est pas difficile de douter du sérieux et de l’incrédulité de cette règle lorsque l’on regarde quel genre de personnes rejoignent les rangs militaires, sans vouloir être catégorique. Comment espérer que quelqu’un ayant perdu sa famille à mon âge, et ayant vécu durant des années dans les ténèbres, ne soit tenté de se servir des armes, mortellement, pour sauver une vie ou sciemment en prendre une ?

    J’aimerai te croiser plus souvent, aux entraînements, même si ça renforce mon image d’enfant gâté auprès des autres. Ca m’encourage de te voir parmi ces autres aspirants, tu sais ? Pas que j’ai besoin que l’on me pousse à faire plus pour mieux réussir, la rivalité naturelle au sein de la promotion s’en charge assez bien, mais ça me rassure de voir que l’on peut réussir dans cette voie, même si l’on a que la volonté et un minimum de talent en s’y engageant. Même si nos motivations sont terriblement différentes.
    Bien sûr, les Gardiens sont habituellement plus proches les uns des autres que les Chevaucheurs, mais je sais que la compétition est présente chez les deux classes, et qu’il faut bien des séances pour arriver à gagner le respect, et l’amitié. Nous ne sommes pas pires que les autres, mais nous ne sommes pas meilleurs. Et je sais à quel point tu travailles dur pour atteindre la tête du classement, et me raccrocher à cette conviction m’aide énormément lorsque je m’oblige à faire des heures supplémentaire afin de m’en sortir honorablement. Notre objectif final est de protéger Ynis Witrin, c’est vrai, mais autant le faire bien et y être préparé !
    J’ai hâte de résider, moi aussi, partiellement, hors de la maison familiale. J’ai hâte de pouvoir te croiser pour certaines missions, certains entraînements, en commun et travailler avec toi. J’ai hâte de connaître tes amis, tes habitudes, ton nouveau chez-toi. La maison est bien vide depuis qu’ils ont accepté ton dossier à la tour de verre : de bons résultats, une bonne réputation, et un sens extrême du devoir. Je suis content que tu puisses t’épanouir auprès de ta nouvelle famille, et je voudrai faire de même, à la Guilde, je ferai de même dans quelques années.
    Mais pour le moment, tu nous manques, grand frère… »

    ¤Tu te lèveras pour le futur, et prendras compte du passé, car tu fais partie des rouages du système.
    Elle débarrassa le récipient des vieilles fleurs fanées et les remplaça par un nouveau bouquet, explosif de couleurs. Elle sourit doucement. Keely avait raison, cette fleuriste était véritablement une perle !

    - Maz ?

    Elle se releva et fit volte face. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas entendu le son de sa voix, mais elle aurait pu la reconnaître parmi tant d’autres ! Parce qu’après tout, il était son fils. Et elle savait qu’il viendrait. Qu’il venait au moins une fois toutes les semaines, ces derniers temps.

    - Bonjour, Ewen. Te voilà à un endroit plutôt inattendu pour une telle heure.

    Le jeune homme leva les yeux au ciel.

    - Parce que j’imagine qu’il t’arrive souvent, à toi aussi, de visiter le cimetière à trois heures du matin ? Les coutumes de la maison ont beaucoup changé ou tu t’es soudainement sentie prise d’impulsion de te balader dans un champ de pierres tombales ?

    Son sourire s’agrandit.

    - Oui, je vais bien, merci, et toi ? Comment vas-tu ?

    Il soupira et laissa son regard errer sur le parterre de stèles, par-dessus son épaule. Il ne paraissait pas avoir tellement changé depuis la dernière fois. Depuis qu’il avait quitté le domicile familial. Peut-être un peu plus fatigué, mais à trois heures du matin, qui ne l’est pas ? Peut-être un peu plus mûr. Physiquement.

    - Je passais juste, pour voir… commença-t-il avant de faire un grand geste de la main comme si cela expliquait tout.

    Et c’était tout à fait suffisant pour elle. Ils avaient toujours réussi à se comprendre par espèces de demies conversations. Mais il était son fils, et elle en faisait autant avec Keely et Michaël. Si elle ne pouvait totalement appréhender leurs pensées, elle les devinait plutôt bien, intuitivement.

    - Judith ne vient plus s’occuper de sa tombe donc… il laissa sa phrase en suspens et refit un geste.

    Une mission avait mal tourné, il y avait presque un mois et demi de cela, et Geth, le frère de Judith, avait péri en servant la cause des Gardiens. Les drames arrivent de tous temps, mais tous étaient capables de sentir le changement d’atmosphère. Ynis Witrin changeait. Avait changé. Et cela se faisait ressentir sur les actions de ses résidents.

    - Mais si tu viens régulièrement nettoyer celle des grands-parents, est-ce que…

    Je pourrai laisser tout cela derrière moi. Tellement comme son père tout en étant distinctement différent. Mais n’était-il pas humain de vouloir laisser le passé en arrière pour se concentrer sur le présent ? Pour devenir plus fort en oubliant les faiblesses du cœur.

    - Je m’en occuperai, ne t’en fait pas, répondit-elle à la muette question. Judith va-t-elle demander vengeance ?

    Il sourit amèrement.

    - Elle l’a demandé, mais ne l’a pas obtenue. Elle a donc décidé d’être transférée chez les Chevaucheurs.

    - La peine est difficilement annihilable.

    - Autorise-t-elle de fouler les principes des Gardiens ?

    - Il est difficile de désirer l’entente lorsque l’on n’est pas en paix avec soi-même.

    Ewen se tut et sembla considérer ses dires pendant un instant. Elle en profita pour sortir de sa sacoche la deuxième raison pour laquelle elle avait décidé de se rendre aussi tôt au cimetière. Il lui jeta un regard interrogateur et elle lui tendit un paquet.

    - Des lettres, de la maison pour toi.

    Il acquiesça et recueillit le coli.

    - Les lois sont écrites pour être supérieures au Hommes, commenta Ewen revenant au sujet précédent.

    Elle lui sourit tristement.

    - Puisses-tu n’avoir jamais à te retrouver dans une situation t’amenant à contredire tes propos.

    Il la regarda le plus sérieusement du monde.

    - S’il devait ainsi en être, alors serai-je tombé bien bas d’aller à l’encontre de nos principes fondamentaux.

    - Serais-tu bien aveugle de ne plus prendre, ni le passé ni le futur, à leurs justes valeurs, corrigea-t-elle automatiquement en hochant quelque peu la tête.

    Il y eut un silence que finit par briser Ewen.

    - Sémantique, lui accorda-t-il avec un sourire sincère.

    Et elle se força à ne pas songer aux changements que l’entraînement des Gardien opérait sur son fils, en bien ou en mal.



  • Animal de Compagnie: / (il a déjà une petite sœur et un petit frère donc bon…)


V- Armes & Pouvoirs


  • Pouvoirs : Ewen est sujet à quelques visions et pourrait, éventuellement, éteindre une bougie sans souffler dessus… s’il ne méprisait pas la sorcellerie. Il ne sait donc pas exactement l’étendue de ses pouvoirs et se porte très bien sans chercher à les exercer !
  • Armes : une épée templière fine (généralement laissée dans son studio et servant de très bon tuteur pour ses plantes vertes), un arc droit et ses flèches en bois d’if, deux dagues et cinq couteaux minces dissimulés (et non, vous ne voulez pas savoir où…) ; il est capable de se battre avec tout ce qui passe entre ses mains, théoriquement, même s’il préfère se balader en tenue légère et pas avec un énorme gourdin.
  • Talents/Hobby/Loisirs : Ewen ferait une excellente femme au foyer. Il cuisine comme un chef, range méthodiquement, fait le ménage, la vaisselle et le linge sans rechigner. Il sait aussi coudre et tricoter, bricoler et jardiner. Mais il ne met ces talents à contribution que chez lui, quasiment, parce qu’il ne tient pas non plus à se retrouver, miraculeusement, de toutes les corvées parmi celles attribuées aux Gardiens de son rang. Non, il préfère employer son temps libre à la bibliothèque. Et il a rarement de temps libre, en réalité.


VI- Hors rp


- Comment avez vous eu connaissance du forum ? via Zanar Requiem (décédé, paix à son âme !)
- Que pensez vous du design ? il est parfait =)
- Des suggestions ? huum… rien ne me vient pour le moment !
- Le mot de la fin ?
vive le RP !
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Sindanarie
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MessageSujet: Re: Ewen Feän |Gardien de l'Ile |   Lun 26 Oct - 0:58

Bienvenue !

Je m'occupe de ta fiche dès demain (de la chouette lecture en perspective, j'en ai bien l'impression^^).

Pour le rang, je suppose que c'est Gardien et Infirmier des Gardiens ? Ou juste Infirmier des Gardiens, et on considère que ça fait de toi un de leurs membres à part entière ?

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MessageSujet: Re: Ewen Feän |Gardien de l'Ile |   Lun 26 Oct - 11:33

Bonjour bonjour ! Bienvenue parmi nous I love you

Citation :
Surtout lorsqu’il s’agit de ranger sa chambre.
Ça tu vois c'est exactement le genre de chose qui risque de te faire dévaster ta chambre par un chat anonyme *.* (...tu es prévenu héhé)

Citation :
et s’en passerait bien, histoire d’éviter les incidents comme de soudainement déclarer sa flamme à son portemanteau.
Oh oui xD

Mais c'est magnifiquement écrit tout ça, en plus tu as l'air d'avoir parfaitement assimilé l'univers du forum ! Ça fait plaisir ! On t'engage ! \o/

Alors hum il faut que je mette ton rang aussi ! Puisses-tu t'amuser et écrire de belles aventures parmi nous !

Je laisse à Sindanarie le soin de te valider puisqu'elle était là avant u.u

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Lyan Key Aleyna
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MessageSujet: Re: Ewen Feän |Gardien de l'Ile |   Lun 26 Oct - 20:18

Et moi je te valide.

Quelle chance trois admins sur ta fiche XD

(Ps: Oui je trouve ça dommage aussi pour Zanar, même si je ne m'y suis jamais inscrit, c'était un bon forum je trouvais u_u)

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MessageSujet: Re: Ewen Feän |Gardien de l'Ile |   

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Ewen Feän |Gardien de l'Ile |
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