Ynis Witrin v3

Les armées démoniaques assiègent le Continent, mais une île résiste toujours
 
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 Arrivée de la pouliche

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Sérhène
Espionne
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Féminin Nombre de messages : 6
Age : 30
Localisation : Courrant vers une ile brumeuse...
En deux mots : Du haut de ses douze ans, tuer est un jeu, le bien et le mal ne sont rien, et tout va pour le mieux tant que le sol est dur sous ses petits sabots. En deux mots ? Alors ils seraient déséquilibre et folie.
Date d'inscription : 20/11/2009

MessageSujet: Arrivée de la pouliche   Dim 22 Nov - 15:53

J'accélérais ma course car le soleil tombait et que je n'avais pas envie d'attendre le lendemain pour aller sur l'ile. La nuit, les gens qui avaient des bateaux dormaient, non ? Donc il fallait vite que j'en trouve un encore réveillé et que je lui dise de m'amener sur l'ile. Par contre, il y avait une ville entre moi et l'eau donc j'allais devoir la traverser. Ou peut être que je trouverai des gens acceptant de m'emmener sur l'ile dans dans ce tas de maisons ? Comment savoir, je n'avais jamais mis le sabot dans le moindre village moi donc je ne savais pas ce qu'on y trouvait à part des huttes extrêmement serrées, comme si les hommes qui les avaient construit manquaient de place. Mon opinion sur les villes était toute faite après cette aperçut criant de ridicule : les citadins sont des imbéciles, il y a plein de place le long des rives et pourtant ils battissent tout au même endroit.

Devant moi s'étendait un jardin de pierres. Comme la montagne sauf que tout était carré et bien moins haut. Trop régulier aussi, ces lieux avaient perdus depuis longtemps leur charme naturel. Je le sentait comme un nuage de brume s'épaississant alors que j'approchais de la ville, et ce n'était certainement pas la brume dont m'avait parlé Quers. Non, celle la était.. Morte. Enfin ce n'est pas le bon terme mais je ne sais pas comment appeler ce qui contraste si profondément avec la nature. Différente plutôt ? En tous cas l'atmosphère n'était pas accueillante. Non, je ne la trouvais pas désagréable, juste que je n'étais pas ici chez moi. En même temps, quelle importance ? Je devais trouver un bateau et je me fichait bien que la ville veuille de moi ou non, qui pourrait bien se préoccuper d'un aspect si futile ? Je ralentissais le galop en arrivant aux premiers bâtiments carrés car ce terrain m'était totalement étranger. Mais ce n'est pas pour autant que je prenais la trot.


- C'est bon, vous n'avez jamais vu un centaure ou quoi ?

Finalement, j'avais pillé net parce que les regards des curieux m'irritaient. Les hommes me regardent toujours ainsi au début, puis ensuite les enfants s'approchent pour jouer avec moi. Ou plutôt les choses se passaient de cette manière lorsque, encore très jeune, je venais voir les petits humains des chalets environnant. Mais dans les montagnes on trouve des êtres habitués à la nature et qui ne craignent pas ses étrangetés. Là, dans cette ville, qui sait comment on réagirait à ma vue ? Les centaures étaient loin d'être nombreux et la majorité des humains n'en avaient probablement jamais croisé. Enfin ceux là ils n'ont pas l'air d'avoir un truc pour aller sur l'eau donc ils ne sont pas intéressant. Et je n'ai pas le temps de jouer, le crépuscule est déjà là. En cette saison il tombe très vite... Je me détournais sans leur laisser le temps de se remettre de leur surprise ni de me répondre et je repartais au galop sur les pavés trempés.

"Ils sont vraiment nul ces humains ! Mettre des pierres glissantes par terre ! Maintenant ma belle robe blanche est toute crottée et en plus je le suis fait mal au jarret. C'est vrai que je me suis un peu amusée à piler pour faire des glissades parce que j'avais jamais eu un sol pareil sous les sabots mais c'est de leur faute si je suis tombée. Je vais leur dire d'ailleurs, et en plus là il doit y avoir à manger. Ça sent drôlement bon ici." pensais-je en posant un pied sur le palier d'une taverne. Je n'avais pas le moindre idée de ce qu'était cet établissement, tout ce que je pouvais voir c'est qu'il y avait écrit "TAVERNE DU LAC" au dessus du grand cadre de bois, que de la chaleur vibrante de vie pas naturelle s'échappait par la porte entrebâillée, et l'odeur plus qu'attrayante de nourriture. Je poussais donc le lourd battant et entrais en faisant sonner mes sabots sur le sol rocheux. Encore une fois, les gens se tournaient vers moi et me regardaient bizarrement et une fois de plus, je m'en fichait éperdument. J'allais directement vers une table où il y avait de la nourriture mangeable, c'est à dire végétale, et me servait tout aussi naturellement.

- C'est quoi dites ? C'est drôlement bon, j'en avais jamais mangé. Je peux en avoir encore ?

Après un instant de réflexion, j'ajoutais sans prendre garde le moins du monde à l'état d'esprit dans lequel pouvaient être ceux à qui je m'adressais (soit les gens assis à cette table où je venais de me servir ou peut être le serveur si il s'y trouvait) :

- Vous pouvez m'emmener sur l'ile ? Quers il a dit que je dois y aller.

Spoiler:
 
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Arwin Manluna
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Féminin Nombre de messages : 37
Date d'inscription : 14/07/2009

MessageSujet: Re: Arrivée de la pouliche   Mar 24 Nov - 16:41

Son entraînement avait commencé. Et on ne l’avait pas loupé. Assise dans la barque, Arwin massait ses bras douloureux. La petite avait pas mal de bleues mais cela faisait partie de contrat. Elle ne s’en plaignait pas. C’était un contrat qui l’arrangeait. Isaac l’avait prise sous son aile, Lyre lui racontait ce qu’il savait sur ce qu’elle était. Elle avait accepté de leur obéir. Elle avait accepté de ne pas aller à Moénia. Mais elle n’avait jamais dit qu’elle ne se renseignerait pas. Alors… ce n’était pas vraiment désobéir non ?

- Je me demandais….

Arwin releva les yeux vers le meneur qui la conduisait à l’extérieur de l’île.

- Pourquoi tu veux une barque petite ? fit-il en tendant la main vers la seconde embarcation, fermement nouée à la première.

- Pour revenir.

- Ah.

Il n’avait pas l’air convaincu évidemment. Personne en dehors des meneurs ne pouvait passer la barrière, bla bla bla. Mais ce qu’il ignorait, cet homme, c’était qu’elle l’avait déjà fait une fois. Certes, elle ignorait comment, mais elle se débrouillerait. Elle saurait. C’était une sorte de test qu’elle se faisait passer à elle-même.
Le reste de la traversée se déroula dans le silence le plus parfait. Aux regards amusés du meneur, qui la prenait sans doute pour une folle, une idiote, ou bien les deux, Arwin répondait par l’insolence du sien. Arrivé sur l’autre rive, il l’aida à détacher la deuxième barque et à la dissimuler sous une large couverture. Puis, les mains sur les hanches, son sourire toujours aussi moqueur sur le visage, il la salua.

- Bon ben, si jamais t’arrives pas à revenir, je viendrais ici demain matin, te chercher.

La jeune fille hocha la tête. Elle ne désirait pas s’étendre sur le sujet. Elle attendit que la silhouette glisse sur les flots avant de s’en aller à son tour. Elle courut. Vite. Assez vite pour ne pas être repérée par un œil humain. Elle ne s’arrêta que lorsqu’elle fut devant la taverne. Avant de passer la porte, elle vérifia si elle n’avait pas été suivie. Un réflexe sans doute. Puis elle pénétra dans la bâtisse. Ca sentait l’homme, l’hydromel et la cire à l’intérieur.

Arwin alla s’installer dans un coin de la taverne et se recroquevilla sur ses jambes, satisfaite de passer assez inaperçue. Khalys voyait défiler toute sorte de gens, alors une elfe de plus ou de moins, et ce peu importe si celle-ci avait les cheveux roses. Ce n’était pas si rare que cela. La tenancière lorgna plusieurs fois en sa direction mais elle ne vint pas la déranger. Elle devait se dire qu’il s’agissait encore d’une gamine de perdue.
Pendant un long moment, l’apprentie chevaucheuse écouta toutes les conversations qui lui semblaient intéressante. Ses pieds nus sur le bois de la chaise, elle attendait patiemment qu’on prononce le mot qu’elle voulait entendre. Mais ses oreilles furent envahies par des bruits persistants, des grognements d’hommes, et la voix fluette d’une enfant. Arwin frémit en l’entendant prononcer : « l’île ». Mais que faisait-elle cette idiote ?

Instinctivement, Arwin appuya la paume de ses mains sur sa chaise, à l’affût et observa la scène. Un … centaure ? Comment une de ces créatures avaient-elle pu parvenir jusqu’ici, n’étaient-elles pas éteintes ? Cette race avait même été répertoriée dans le même livre que celui qui traitait des invoqueurs et de Moénia. Un des hommes à qui l’intruse avait subtilisé sans vergogne le repas se leva. Menaçant, il était de haute de taille et avait une musculature développé, et, à en juger par l’expression de son visage, il n’était pas très tolérant.

- Sale petite garce ! Je vais t’apprendre comment on traite les monstres ici !


Arwin observa le centaure. Une enfant à en juger par sa corpulence et par ses traits. Rien qu’une gamine perdue, comme elle-même avait pu l’être. Et il voulait lever la main sur elle ? Tout ça parce qu’il avait des gros bras et des amis assis à côté de lui. La jeune elfe se concentra, le sang bouillonnant dans ses veines. Si elle provoquait un combat, elle était loin d’être sûre de le gagner, l’autre enfant savait-elle se battre ? Arwin ne pouvait s’empêcher de s’identifier à cette créature. Différente. Seule. Perdue. Trois mots qui auraient tout aussi bien pu s’appliquer à sa propre personne.

- Les chevaux, c’est tout juste bon à labourer les champs ! Regarde-moi quand je te parle !


L’homme écrasa sa grosse main sur la table, faisant tressauter assiettes et couverts.

C’en était trop.


Arwin bondit de sa chaise. Et sans plus réfléchir, elle planta sa petite dague dans le bois de la table. Elle le fusilla de ses yeux prune.

- Le seul monstre ici c’est vous. Souffla-t-elle, tandis que dans son esprit embrouillé, le visage de démons dont elle ne se souvenait pas suppléait celui de cette brute.
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Sérhène
Espionne
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MessageSujet: Re: Arrivée de la pouliche   Mer 25 Nov - 22:16

Spoiler:
 

Pourquoi me faisais-je gronder ? Avais-je fait quelque chose de mal ? Bon, tant pis. J'ouvrais tout grands mes yeux en fixant l'homme clairement agressif qui s'en prenait à moi pour je ne sais quelle raison, puis me détournais. De toute évidence il ne m'amènerait pas sur l'ile et il n'y avait donc aucun intérêt à en discuter avec lui. Ses cris ne m'impressionnaient pas, tous le monde élève la voix pour un oui ou pour un non. Surtout pour les humains, ça ne veut vraiment rien dire de spéciale. Par exemple, un homme cri pour appeler ses enfants pour le repas, mais il fait le même bruit pour les réprimander. Je ne cherche plus depuis longtemps à faire la différence. Chez moi tout était bien plus simple : quand il s'agit d'une réprimande ceux sont des coups et non des bruits qui me rappellent à l'ordre. Mais avant même que j'ai eu le temps de m'éloigner, une fille vint s'opposer au grand gaillard hurlant. J'effectuais une nouvelle pirouette pour regarder cet exemple amusant d'échange humain. Y aurait il du sang ? Un meurtre ? Cet conversation devenait amusante en fin de compte.

"Vous allez faire quoi ?" demandais-je simplement aux deux énergumènes. De toute évidence le plus gros avait l'avantage. Ou du moins était-ce le cas dans la nature. Et la jeune fille ne semblait pas être aussi rapide que moi. Normal avec des jambes d'humaine.Elle n'avait pas eu de chance de naitre ainsi, tout comme je n'avais pas eu de chance de ne pas être la véritable fille de Quers. Mais j'étais un centaure alors j'étais moins à plaindre que cette pauvre humaine. Puis j'aperçus le couteau sur la table. Pour le coup la situation devenait passionnante, il y avait une lame pour jouer ! Je me cabrais à demi avec un cri de joie qui aurait pu passer pour un cri de guerre mais je souriais largement, ravie de la tournure que prenait cette affaire. Puis un souvenir, encore. J'avais une mission. Mais peut être que la fille qui n'avait pas eu de chance pourrait m'y emmener à l'ile ? Elle se mettait de mon coté apparemment. Enfin la dague quand même, je n'avais pas envie de la laisser plantée dans la table, quel gâchis !

- Vous voulez jouer avec moi ? On joue et après on va sur l'ile, d'accord ? demandais-je en séparant bine les syllabes comme un jeune enfant.

Sans attendre de réponse de personne, je bondissais en avant en faisant claquer bruyamment mes postérieurs sur le sol. J'attrapais le manche de la dague et la tirait vers moi sans pour autant montrer la moindre agressivité. Ce n'était qu'un jeu après tout, et même si au bout du compte il y avait des morts, ça resterait un jeu. Ah mais non, Quers m'avait interdit d'aller jouer avant d'avoir accomplit ma mission. Si il m'y prenait je serais battu et je n'aimais pas recevoir des coups de bâton. Finalement, je tendais son couteau à la fille et expliquais.

- Je peux pas... Quers il veut d'abord que j'aille sur l'ile. Sinon d'abord tu m'emmènes sur l'ile et après on joue.

Je tournais la tête vers l'homme agressif qui ne semblait rien comprendre à l'affaire. Bon, il avait l'air amusant mais peut être trop fort pour que ce soit vraiment drôle. Et puis nous pourrions toujours en trouver d'autres, sûre qu'il y en avait sur l'ile puisque Quers m'avait demandé de trouver les gens au pouvoir qui sont forts. Donc on pouvait se passer de celui là, la fille comprendrait.

- Tu veux bien ?

Je reportais mon regard sur elle, lui tendant toujours son couteau en le tenant par la lame. L'autre ne m'intéressait plus puisque je n'avais pas le droit de jouer avec lui. En plus un jeu, ce n'était amusant seulement quant on avait le dessus, comme avec les grenouilles. Sinon il fallait appeler Quers et quand il venait il est énervé parfois. En plus là il était trop loin pour l'appeler.
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