Ynis Witrin v3

Les armées démoniaques assiègent le Continent, mais une île résiste toujours
 
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 Machi

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MessageSujet: Machi   Sam 19 Juil - 23:03

Oh... Je suis en mesure d'exaucer vos voeux.... Bien sûr, ceci demandera compensation.


I- Identité


  • Nom: Il ne le dévoile jamais…
  • Prénom: Machi, c’est ainsi du moins qu’il se fait appeler
  • Age: 28 ans… 26 Juillet
  • Origine : n village sans grande importance aux alentours du Japon. Lui seul connaît le nom exact…
  • Famille: Il n’en parle jamais au vu de son métier… Il ne sait même pas ce qu’elle est devenue.

  • Race: Humain
  • Profession: Maître des Souhaits



II- Profil psychologique



  • Caractère: Machi est une personne très complexe, que peu de gens, voire personne n’arrive à cerner véritablement… C’est peut-être ce mystère qui les intrigue, qui les rassure ou les effraie lorsque les autres se forgent une image factice de sa personne. I n’en sait rien et pour tout vous dire, cela lui est égal. Il est comme ça Machi, insouciant en apparence, s’amusant de tout et aimant goûter à tous les plaisirs de la vie. Seulement quand il s’agit de travail, il change du tout au tout, son visage se fait sérieux et rien ne peux plus alors le faire dévier de son objectif. Parce qu’on ne plaisante pas avec les forces de l’occulte !

    Ce qui est surprenant, c’est sa façon d’analyser à toute vitesse les situations, avec lucidité et discernement. Et du discernement il en a à revendre ! D’un coup d’œil, d’un simple regard lancé à la dérober, il parvient à jauger une personne, à la comprendre et donc à savoir qui elle est. C’est à partir de là que son comportement se complexifie. Si une personne lui déplaît, il se montrera atrocement calme, froid et sec dans ses propos, si la personne en revanche attire sa sympathie, il se montrera taquin, voire un soupçon provocateur de manière à se divertir. Mais cela n’est qu’une vague ébauche de son comportement qui varie en fonction de ses interlocuteurs… Il pourra tout aussi bien se montrer calme et aller droit au but si l’homme en face de lui a simplement bon fond, sans avoir rien de particulier.

    Mais quoi qu’il en soit, Machi restera une personne secrète, mystérieuse que l’on ne peut facilement comprendre. Son passé, il le garde pour lui, ses motivations, il ne les ébruite pas. Il est lui, n’a besoin de personne ni d’aucune chose sauf de sa si précieuse liberté. C’est à ses yeux, le bien le plus précieux que possèdent les hommes, et cette conviction personnelle passe souvent pour de l’égoïsme ou de l’indifférence. Cette idée vient peut-être aussi du fait qu’il cache ses sentiments, toujours de manière à se protéger des autres, c’est uniquement dans l’intimité qu’il pourra se montrer entièrement lui-même et se laisser aller a des marques de tendresse.)
  • Signe(s) particulier(s) Mental(aux): Lucide en toute circonstance.

  • Qualités: Sérieux et fiable dès que ça concerne son travail, lorsqu’il engage sa parole, il ne la trahit jamais, c’est d’ailleurs une des raison qui le pousse à ne jamais rien promettre à personne. Il a pour habitude de garder son sang froid dans toute situation
  • Défauts: Peut-être un peu trop entier, Machi est capable du meilleur, comme du pire… Il est un soupçon égoïste et charmeur.



III- Apparence physique


  • Physique: Machi ? Imaginez un homme, accoudée sur un pont, les cheveux au vent, le regard scrutant cet horizon qui l’attire. C’et homme est plutôt grand, environ une mètre 80 peut-être un peu plus, peut-être un peu moins. Il a une carrure athlétique et une aura charismatique qui irrémédiablement vous attire, vous en savez pas vraiment pourquoi mais il paraît simplement différent. Ses manières sont gracieuses et fluides, une impression de noblesse écrasante ce dégage de cet être, cela vous pousse à l’observer plus attentivement, il a déjà gagné, puisque vous avez remarqué sa présence parmi celle des autres personnes présentes, puisque c’est sur lui que votre attention se pose. Cela le fait doucement sourire car il sait, que votre rencontre était inéluctable.

    Vous vous intéresser à présent à son visage, à sa peau légèrement dorée, la peau d’un vagabond qui passe sans nul doute plus de temps dehors au soleil que dans la fraîcheur d’un palais. Une posture nonchalante, un sourire discret et amusé au bord de ses lèvres charnues, atrocement attirantes. Ses traits sont asiatiques, c’est aisément reconnaissable, vous auriez presque l’impression que c’est une artiste qui a sculpté ce visage, pourtant ce n’est pas le cas. Il passe alors une main dans ses cheveux blonds, illimités par ce soleil de plombs que pèses sur vos épaules, légèrement emmêlés. Il finit pas se retourner vers vous, chemise blanche, pantalon de toile noire, veste brune, il vous impressionne vivement. Mais ce qui vous trouble le plus c’est ce regard de miel, teinté d’étoiles brunes qu’il pose sur vous avec assurance. Ca y’est, vous êtes envoûtée, vous êtes sous son emprise dès qu’il vous dit de sa voix grave et sensuelle, de sa voix de professionnel : « Je peux exaucer votre souhait… »

  • Signe(s)particuliers Physique(s) : Oreille droite percé, il y porte un papillon doré.


V- Armes & Pouvoirs


  • Pouvoirs:sMachi possède le pouvoir de voir les esprits et de revivre les évènements qui se sont déroulés dans une pièce. Il a également un don pour les sciences occultes mais a besoin de se servir d’objets aux propriétés et d’incantations pour accomplir son travail.
  • Armes: Il n’a pas d’arme au sens stricte du terme, il se contente d’utiliser les objets magique qu’il a échangé contre « ses services ».
  • Talents/Hobby/Loisirs: Voyager… Machi a pour horreur la sédentarité, il ne se sent pas l’aise lorsqu’il reste figé dans un même endroit.


VI- Hors rp


- Comment avez vous eue connaissance du forum? Ahah ! (Facultatif)
- Que pensez vous du design? Beautiful(Facultatif)
- Des suggestions? Bah na(Facultatif)
- Le mot de la fin? Devinette : Qui suis-je ?
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MessageSujet: Re: Machi   Sam 19 Juil - 23:06

IV- Biographie


  • Histoire:

    Hiro c’est encore un enfant, un bel enfant à vrai dire… Il a les yeux de miel comme maman. Il a la peau dorée, comme papa. Il vit dans un petit village, mais dans un grand château, il n’arrive jamais bien à prononcer le nom de ce village, il sait juste dans quel pays c’est : Le japon… Hiro il n’a pas le droit de sortir, Maman s’inquièterais beaucoup trop, Hiro il a juste le droit de jouer dans la cours, avec le petit garçon des cuisines… De temps en temps, pas trop souvent. Sa prison c’est sa maison, mais il ne s’en rend pas bien compte, alors il imagine, il imagine ce qu’il y a au-delà de ses murs froids, il s’imagine des villes, des voyages, la couleur des autres maisons, le visage des autres gens, tout un monde loin d’ici. Hiro n’a que sept ans, c’est encore un enfant… Un enfant possédant quelque chose de très particulier…

    « Pourquoi tu es transparent ? »

    Pas de réponse, à moins que l’on puisse considérer le silence comme tel. Le solitaire petit garçon prit un des livres de la bibliothèque et s’assit à côté de l’enfant qui n’est pas de chair. Pour Hiro qui avait l’habitude d’être seul, cet enfant prit immédiatement des allures de compagnon de jeu potentiel, seulement il pleurait, et ça, notre Hiro ne parvenait pas à saisir pourquoi.

    « Tu veux que je te lises une histoire ? C’est maman qui m’a appris à lire. Je lis bien ! »

    C’était du moins ce qu’on lui disait, toujours. A vrai dire, on l’avait toujours choyé, chouchouté, mis à l’abri de la haine et de la folie du genre humain, c’état sa vie et il l’aimait puisque de toute manière, il ne connaissait rien d’autre que ça. L’enfant ne répondit pas. Ce silence constant qui planait dans la pièce, Hiro ne le connaissait que trop bien, et parfois, il l’ennuyait mais aujourd’hui, il était moins pesant parce qu’il y avait cet autre, celui qui ne parlait pas, qui était recroquevillé sur lui-même et sanglotait. Il voulait l’aider, l’aider à aller mieux !

    « Hiro ! Mon chéri, il est l’heure d’aller dormir ! » Lança une voix au loin, celle de sa mère… Korin.

    Le petit garçon se mordit la lèvre inférieur, il n’avait pas envie d’abandonner ainsi son compagnon de jeu, mais tant pis, il n’avait pas le choix. Il se leva, s’apprêta à partir mais revint bien vite sur ses pas. Il posa le livre qu’il était en train de lire au pied de l’enfant transparent, le fixa de ses yeux de miel et lui dit avec innocence :

    « Lis ça en attendant ! Je reviendrais demain ! »

    Et sans rien ajouter, il courut embrasser sa mère qui lorsqu’il lui parla de son ami, se contenta de sourire avec affection. Son fils avait décidément une imagination beaucoup trop fertile pour son âge. Car Korin était de celle qui ne croyait plus la magie…. C’est la seule erreur qu’elle commit dans toute sa vie.

    Le lendemain, après avoir finit ses leçons aux côtés de son précepteur, le petit garçon s’empressa de rejoindre la bibliothèque pour « ne pas faire attendre son ami ! ». C’était important pour lui, il ne voulait surtout pas que cet autre petit garçon s’en aille en le laissant tout seul ! C’aurait été trop triste ! Et puis il lui avait donné un nom, un nom qu’il avait lu un jour dans un livre, celui de Takezu.

    Les jours passèrent... Takezu ne parlait toujours pas, il restait silencieux, toujours, enfin c’était ce qu’il avait fait jusque là car par un matin de printemps :

    « Hiro-kun ! Tu dois t’en aller !»

    Le petit garçon fut si surpris qu’il en laissa tomber son livre à terre. Il n’avait même pas pris la peine d’enregistrer l’information, tout ce dont il se rendait compte c’était que son ami venait de parler, qu’il était bien debout devant lui, qu’il vivait ! C’est du moins ce dont il était convaincu ! Après tout les fantômes ça n’existait pas ailleurs que dans les livres ! Lui enfermé dans son château, il ne savait rien de la magie, rien de ce qu’il y avait au delà des murs de pierre, parce qu’il avait depuis toujours été éloigné de la magie par sa famille… Tel avait été sa vie… Du moins jusqu’ici !

    « Hiro ! » répéta cette voix fragile, et semblant pourtant venir de partout à la fois. « Tu ne peux pas rester ! Un incendie va se déclarer ! »

    « Un… Hein ? » Bredouilla le petit garçon mal remis de ses émotions.

    Mais déjà Takezu lui saisissait le poignet et l’entraînait à travers la bibliothèque, tourner dans les couloirs comme s’il connaissait parfaitement le chemin, l’emmener au souterrain. Hiro ne faisait même pas attention au chemin qu’ils empruntaient, il était trop étonné, encore trop confus et ses pensées s’entremêlaient sans aucun sens dans son esprit embrumé. Takezu parlait, Takezu disait voir des choses qui allaient se produire, Takezu n’était pas un enfant comme les autres. Etait-il seulement un enfant ?

    " Il faut vite qu’on sorte d’ici Hiro-Kun, je ne sais pas tout, mais la vieille dame du clan me l’a dit ! « Bientôt ton refuge sera ravagé par les flammes ! » Et je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose, tu es spécial en plus ! C’est elle qui l’a dit tu es spécial parce que tu peux me voir, me parler, m’entendre… Viens ! "

    Hiro ne comprenait rien… Où allait-il et pourquoi son ami lui tenait-il le poignet avec autant de force ? Aucun enfant n’avait cette force ! Un étrange sentiment s’insinua alors dans son cœur juvénile, mais il se laissait faire, ses pieds continuaient d’avancer sans qu’il ne leurs en ait donné l’ordre, il s’enfonçait toujours plus loin dans ce chemin de terre et de pierre, dans ce lieu obscur, se raccrochant à la main glaciale de cet être étrange qu’était Takezu… sauf que bientôt…

    « Aïe ! »

    Hiro se mit à hurler en se tenant la tête, c’était atrocement douloureux et puis il y avait des images violentes, sanglantes, brutales qui apparaissaient soudainement devant ses yeux ! L’espace d’un instant, il était dans ici, près de son ami, ses mains pouvant toucher les pierres froides des souterrains, celui d’après, il voyait Takezu, le visage couvert de sang, dans ce même lieu et pourtant ça lui semblait lointain. Une sorte de folie s’emparait de lui, il perdait le sens des réalités, ne sachant plus où se trouvait la vraie vie, et où était la vision. Pourtant ses pieds continuaient à avancer jusqu’à ce que :

    « Hiroooooooo ! »

    C’est la dernière chose qu’il entendit avant de sombre dans une sorte de demi conscience… Une rêve éveillé bien trop étrange, une inconscience qui lui apprit bien des choses. Takezu était mort ici même, un homme de son clan l’avait violé puis assassiné. Voilà d’ou venait la tristesse de ce lieu, voilà d’où venait la stupeur dans laquelle l’esprit s’était enfermé…
    Quelque minute après, au dessus de lui, un incendie se déclara et ravagea plus de la moitié de sa demeure, cette demeure où il ne remit jamais les pieds… Et dans sa demi conscience, il se surprit à marmonner des choses étranges, sans queue ni tête. Takezu s’accroupit en face de lui en souriant :

    « Tu es spécial Hiro-Kun ! Ne lutte pas ! L’occulte est dans ton sang ! »

    Le petite garçon roulait des yeux, écroulée sur le sol poussiéreux, il avait soudainement du mal à respire et un voile noire recouvrait ses yeux. C’était affreusement douloureux, et puis, il avait la sensation que son sang bouillonnait à l’intérieur de lui, que son cœur allait exploser en raison de la rapidité de ses battements. Et puis le monde disparut, il ne resta plus que le visage souriant de Takezu, qui disparut à son tour. Hiro s’évanouit…

    Combien de jour il resta ainsi ? Sept… Un chiffre à consonance magique très puissante. Il se réveilla au milieu d’un après midi, non pas dans un lit, mais sur de la paille. Une odeur nauséabonde l’entourant, enfin l’important était qu’il ne se trouvait plus dans les souterrains ! Lorsqu’il ouvrit les yeux, la lumière lui parut d’abord trop forte, puis cette sensation s’atténua, il tenta de s’asseoir mais la main d’une jeune fille de quelques années son aînée le maintint allongée :

    « Ne bouge pas ! » La voix était rude… Hiro ne put s’empêcher de tourner son visage en sa direction, surprit de ne pas l’avoir remarqué avant. Elle était jolie elle, elle avait les yeux claires, la peau et les cheveux foncés, et un regard qui brillait de force.

    « Je… Où suis-je ? » Parvint-il enfin à articuler.

    « T’es sauvé… C’est tout ce qui compte ! » Lâcha-t-elle simplement… Elle devait avoir une dizaine d’année, il l’observa un long moment, il n’avait encore jamais vu de petite fille ! Il avait bien vue des femmes, des vieilles dames, mais encore jamais de filles de son âge. On ne lui avait jamais dit qu’elles étaient jolies !

    « Arrêtes de me regardez comme ça ! T’es taré ou quoi ? Un gosse spécial tu parles ! »

    « Ely ! Ça suffit ! Se petit garçon doit se reposer ! »
    Lança une voix claire et usée par le temps.

    Cela lui fit penser à un vieux violon qui sortirait des sons acres à cause de ses cordes trop vieilles mais que l’on ne pourrait pas changer. La petite fille quitta la tente et la vieille femme vint s’asseoir près de lui. Hiro s’assit en détaillant cette femme du regard ? Sa peau était plissée mais son regard était vif, clair et déterminé. Et il sentait au fond de lui, qu’elle avait quelque chose en plus mais avant même qu’il n’eut ouvert la bouche pour faire par de ses expressions, la vieille femme annonça :

    « Je suis une médium… Tout comme toi je suis relié à l’occulte petit garçon. Mais ton lien avec ce monde me semble plus puissant, plus vif. Tu lui ressembles beaucoup… ou vis-tu ? »

    « Ailleurs. » Fit-il simplement. Il ne savait pas pourquoi il ne lui répondait pas simplement « le grand château là bas ! » mais c’était comme ancré en lui, comme s’il savait à l’avance que dire et que faire.

    « Quel est ton nom ? »

    « J’en ai pas… »

    « Tu as beaucoup de potentiel Hiro et un regard de prince… Ne dévoile Jamais ton nom ! »


    La vieille dame souriait en lui offrant ce conseil qu’il n’oublierait jamais… Il la fixait sans ciller, pourtant son cœur était rempli de doutes et de craintes. N’allait-il jamais revoir ses parents ? Qu’allait-il devenir ? Où était-il ? Qu’est ce qui s’était passé ?

    « Garde toute ses questions pour lui… Il saura y répondre, il nous dira quoi faire de toi ! En attendant sache que tu es pour le moment dans un clan de voyageur, de bohémien si tu préfères ce terme. Nous ne sommes pas d’ici, nous avons vu beaucoup de choses jusqu’ici, et tu en verras tout autant ! »

    « La fille de tout à l’heure… »

    « Non… Elle n’était pas humaine, c’était une elfe… »


    Une Elfe ? Maman ne lui avait jamais parlé de ça… C’était décidément très étrange ! Il se passa encore sept jours, durant lesquels il se reposa et se lia d’amitié avec Ely, sans jamais lui dévoiler son nom, il apprit que le château avait été pratiquement entièrement détruit, et qu’il n’abritait plus personne. Il en pleura, mais seul, dans un coin de la tente, pour que personne ne le sache.

    Le clan s’appelait Kashi, ils voyageaient depuis des millénaires, depuis l’origine de ce monde leur semblait-il. Ils étaient tous aimable avec lui, et il avait le droit de goûter à ce privilège immense qui était celui d’être libre. Il apprit qu’Ely avait vu les siens massacrés par des démons l’année précédente et que les Kashis l’avait recueillit. C’était LUI, qui avait demandé que les Kashis fouillent les souterrains, et c’étaient là bas qu’on l’avait retrouvé. A partir de cet instant, Ely l’avait surveillé pour qu’il ne manque de rien… Krys, c’était la vieille femme avec qui il avait parlé, elle était un peu la gouvernante du clan, c’est du moins la comparaison qui se forma dans l’esprit d’Hiro. Et puis il y avait lui, on ne prononçait jamais son prénom, et quand Hiro demandait des précisions, on se contentait de lui répondre par un sourire énigmatique parce que lui, il apportait l’argent à la communauté, c’était lui qu’on suivait en voyageant, c’était simplement lui, le cœur des Kashis… Alors pourquoi c’était-il préoccupé du sort d’un gamin de château, d’un noble ?

    Il ne tarda pas à le découvrir. Un après midi, alors qu’il jouait avec Ely , Krys vint le chercher, lui annonçant qu’il était temps d’aller Le voir. Hiro ne posa pas la moindre question, il hocha seulement la tête en signe d’affirmation et la suivit… Elle le laissa à l’entrée de la tente, la plus grande, et lui chuchota qu’il n’avait rien à craindre, que tout se passerait bien. Hiro voulait bien le croire, mais l’odeur de fumée et d’encens qui se dégageait de ce lieu ne lui inspirait nullement confiance ! Il fronça le nez mais se décida tout de même à pénétrer Son antre.

    « Approche… » Fit une voix spectrale.

    L’endroit était sombre, la seule lumière provenait de quelques bougies disposées ça et là… Et enfin il Le vit, ce vieil homme noir aux yeux clos, à la barbe et aux cheveux blancs tressés. Il était presque effrayant cet homme, il semblait venu d’ailleurs, être ailleurs. Hiro frissonna doucement dans sa chemise trop grande et se hissa sur le tabouret de bois comme il le lui demandait. Il tirait les cartes machinalement, lisant l’avenir de ce gamin…

    « Je ne te dirais pas ce qui t’attend Hiro. »

    « Comment… »

    « De la même manière que toi tu as pu parler avec et sauver notre enfant…. Par magie. »

    « Votre enfant ? C’est Takezu ? Comment va-t-il ? »


    « Oui… C’est le nom que tu lui avais donné n’est ce pas ? Et non, il n’est plus malheureux… Grâce à toi. »

    Nouvelle donne de carte, l’enfant ne comprenait pas ce que les dessins signifiaient mais étrangement, ces cartes l’attiraient, elles étaient… spéciales, comme lui, comme l’homme…

    « Sais-tu pourquoi je me suis arrangé pour te retrouver Hiro ? »

    Le petit garçon haussa les épaules, au-delà de son inquiétude enfantine, il se sentait intrigué, attiré par cet univers. Et puis il se sentait légèrement différent d’avant, quelque chose avait changé en lui bien qu’il n’eut su dire encore quoi. Pour la première fois, l’homme ouvrit les yeux, des yeux entièrement blancs, et un regard qui semblait étreindre tout son corps à la fois.

    « Tu es spécial Hiro… Et j’ai bien des choses à t’apprendre ! En tant que maître de l’occulte, il me fallait un apprenti. J’ai sentit ta naissance alors que je me trouvais à des dizaines de pays d’ici, tes parents l’ont su… Très tôt ils ont su que je voulais te prendre en tant que disciple, mais la magie les effrayait tant qu’ils ont préféré faire de toi leur prisonnier. Oh tu étais à l’aise dans ta cage dorée, mais tu n’étais pas libre ! Korin et Nobu-San ont pensé qu’en t’éloignant du monde, la magie n’aurait pas d’emprise pour toi. Mais ils se sont trompés… La magie ne vient pas en nous, elle est nous ! Toute notre âme, notre essence même vient d’elle, la tienne plus encore…. Tu es une perle noire ! »

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MessageSujet: Re: Machi   Sam 19 Juil - 23:08

    Hiro ne comprit pas se discours tout de suite, ce qu’il comprit en revanche, c’est que son château avait été incendié par un groupe d’homme qui le recherchait, qui le voulait pour disciple également. Etait-ce vrai ? Il ne le savait pas… Seulement à partir du jour où il avait quitté sa demeure, il avait été condamné à vivre en nomade ! « Rester sur place plusieurs semaines les conduiraient à te rattraper ! A te trouver et à se servir de tes pouvoirs… ». Le vieil homme lui enseignant en quelques années, presque tout. Il lui apprit à se servir de ses pouvoirs, à maîtriser son lien avec l’occulte… Hiro était un élève admirable, il apprenait vite, retenait, et tiraient profits de ses enseignements. Le soir, il était libre de faire ce qu’il voulait, et cette liberté il y prit goût très vite.

    Un jour, le vieil homme serait mort, et Hiro aurait pris sa place sans nul doute… Un jour il aurait épousé Ely parce qu’elle était sa meilleure amie. Il aurait pu rester longtemps dans ce clan, mais on en avait décidé autrement… Mais un soir, une des fillettes du clan se blessa, et l’on du rester dans ce village, le nom n’a aucune importance, une nuit de plus, une nuit de trop… Les Kashi furent attaqué, leur campement brûlé, et ils furent décimés. Seuls quelques uns d’entre eux survirèrent, dont Krys, Ely, et Hiro… Celles-ci voulaient reprendre la route, mais Krys était trop âgée et la perte de son époux l’avait épuisée, Ely avait la fougue mais également l’irresponsabilité des jeunes elfes de quinze ans et Hiro, Hiro n’en avait que douze…

    « Non ! »

    « Pourquoi Hiro ?! » s’exclama la jeune elfe « On a besoin de toi plus que jamais, tu dois nous aider ! »

    « Parce que c’est moi qu’ils cherchent ! Repartez ! Je vais allez ailleurs, refonder le clan, Ely, vous allez vous en sortir ! Ils ne vous embêteront plus, c’est moi qu’ils recherchent ! » Lui dit-il d’une voix qui se voulait rassurante, bien plus mature qu’il n’aurait dû l’être. Ely chercha un appuie dans les mots de Krys, mais cette dernière, tirant les cartes depuis quelques minutes sourit, et donna à Hiro ce qui semblait être une bénédiction :

    « Les voyages forment la jeunesse… »

    Le soir même… Un baluchon contenant quelques vêtements et quelques vivres, il quitta le clan, marchant au gré de ses pas, marchant aussi vite qu’il le pouvait. Ils ne restaient que quelques jours dans les villages, ils n’empruntaient pas les grandes routes, et pour vivre, ils vendaient son talent. Il apprit vite à se débrouiller, à cerner les gens au premier coup d’œil et à les manipuler à sa guise. Et puis le temps passa, Hiro grandit, sa notoriété aussi. Désormais il était un Maître des Souhaits parce que voyez-vous… Ils étaient tous des clients potentiels car quel est l’homme qui n’a jamais eue aucun vœu à faire ? Et puis en grandissant, il apprenait autre choses de la vie, l’alcool fut sans doute la plus importance de ses rencontre, avec les femmes qui semblaient n’avoir aucune volonté à lui résister. Ils s’amusaient de cette vie, il le fallait bien, il était libre, mais au fond, il gardait le souvenir que c’était parce qu’il était « particulier » qu’il devait toujours être seul ! Pour en pas mettre les autres en danger, pour ne pas se mettre en danger. Ce n’était pas les humains qui trouvaient le maître des souhaits, c’était lui qui trouvait ceux qui le cherchaient…

    « Je suis en mesure d’exaucer votre souhait…. »

    Et puis pour faire disparaître le petit Hiro qui était tant recherché, pour se protéger des sorts, il devint tout autre : Machi, le maître des souhaits était né. Et dieu qu’il aimait la monotonie de cette liberté sans fin et cette solitude salvatrice qu’il comblait par le corps de belles jeunes femmes… Cela devait bien cesser un jour n’est ce pas ?

    ~~

    « Je peux exaucer votre souhait ! » voix calme, gestes mesurés, regard couleur miel, visage emplie d’assurance. Il était beau, jeune, talentueux et simplement arrogant. Seulement… Il était l’un des meilleurs ! Machi venait d’avoir vingt ans, il pensait que ce ne serait qu’un contrat comme un autre, un contrat de plus… Comment aurait-il pu ne serait-ce que songer que cela allait changer une partie de sa vie ?

    « Vous pouvez soignez ma fille ? »

    Hochement de tête mécanique, habituelle tandis que lui et cette femme répondant au nom de Ren se jaugeaient mutuellement du regard.

    « Cela méritera compensation… » Murmura-t-il calmement, signifiant d’un geste de la main qu’il le pouvait bien entendu. Peut-être avait-il seulement un peu sous-estimé l’étendu de sa tâche. C’est ainsi qu’il entra dans sa vie à elle. Elle ? Elle s’appelait Kira, elle avait dix sept ans, elle était belle avec ses grands yeux d’ambre et sa longue chevelure brune, sa peau pâle, son regard farouche. Elle semblait différente…

    ~~

    « Bon alors gamine, où est le problème ? »

    Il l’observait simplement, à sa manière, sans éloigner d’elle ce regard profond et troublant qui était le sien. Il était adossé au mur près de la fenêtre, dans la chambre de la jeune Kira et attendait cette réponse qui ne tarda pas à venir. Kira était franche, elle était pure à ses yeux, il l’avait vite compris, et c’était peut-être aussi pour ça, presque autant que pour respecter le marché passé avec Ren, qu’il désirait qu’elle s’en sorte. Machi et ses airs nonchalants, ses manières libertines, ses flirts avec les domestiques, Machi le voyageur solitaire s’intéressait de près au sort d’une gamine.

    Une gamine qui visiblement n’était pas spécialement enchanté par sa présence ici ! Et elle le lui faisait bien sentir !

    « Je ne suis pas une gamine et il n’y a pas de problème. »

    Machi haussa élégamment un sourcil, visiblement intrigué par cette réponse et quelque peu amusé. Il laissa s’échapper un rire avant de fla scruté à nouveau, comme un prédateur fixerait sa proie. Si elle mentait, elle serait vite déstabilisée, car aussi fort qu’elle puisse y croire, toute illusion avait une faille. Reprenant son sérieux, il lui dit :

    « Vraiment ? Bon dis moi il paraît que tu es fiancée. Comment est-il ? »

    Kira se leva alors et vint s’accouder à la fenêtre, laissant son visage et ses cheveux au gré de la volonté des vents. Elle étai diablement belle cette gamine, et si innocente ! Elle y croyait tellement fort ! Elle répétait ces mots comme un vieux texte bien appris, comme une certitude à laquelle elle s’accrochait. Seulement cette sincérité n’était pas suffisante pour Machi, une illusion restait une illusion !

    « Et bien c’est quelqu'un de très gentil, Il a de beaux yeux, ils sont… tellement beaux. »

    « Où est-il ? » Répliqua-t-il du tac au tac pour accélérer subtilement l’allure de la conversation. Lui laisser moins de temps pour réfléchir finirait peut-être par la mettre au pied du mur. Comme prévue, elle mit quelques secondes de plus à répondre.

    « Il habite la ville voisine. » finit-elle par répondre.

    « Vraiment ? Quel est le nom de cet endroit ? »

    Nouveau silence, un mouvement imperceptible tira les traits de la jeune fille, il la déstabilisait, et il en avait parfaitement conscience. Seulement il ne devait pas s’arrêter là, il devait tenter de semer le doute en elle, tenté de lui faire prendre conscience du rêve éveillé qu’elle vivait, s’éloignant peu à peu du monde. Rendant l’illusion parfaite grâce à son humble sérénité, elle répondit :

    « Nagata. »

    « Je n’en ai jamais entendu parler. Comment vous êtes vous rencontré ? »

    « Vous êtes un étranger c’est normal. Le reste ne vous regarde pas. »


    Elle fit ensuite appeler sa gouvernante sous le prétexte de se sentir fatiguer, cette dernière n’appréciant pas spécialement Machi se fit un plaisir de le faire sortir de la chambre de « mademoiselle ». Il avait réussit, il le savait, la machine venait de se mettre en route. Alors avant de passer le pas de la porte, pour induire un peu plus le doute dans l’esprit de Kira, il se retourna vers elle et lui fit un sourire énigmatique. Elle allait sans doute le fuir, mais ils étaient en bonne voie. Du moins selon Machi.

    Mais cette illusion était tenace, Kira semblait s’y raccrocher désespérément un peu plus chaque jour et cette histoire commençait à traîner en longueur, Machi ne pourrait pas se permettre de rester encore des mois, on allait découvrir où il se trouvait et il ne voulait pas crouler sous la jalousie des uns et le désespoir des autre. Il devait accomplir son contrat le plus vite possible. Même si cela signifiait ne plus jamais revoir l’expression franche et pure que cette gamine arborait parfois. Et puis, Ren commençait à s’impatienter, à croire que le cœur de cette mère ne pouvait plus supporter de constater ainsi, de jour en jour le malheur de sa fille.

    « Je ne sais pas si elle est prête… » Fit-il en faisant tournoyer une plume entre ses doigts délicats, le regard vague.

    « Il la faudra ! Cette mascarade n’a que trop durer ! »

    Le jeune homme releva son regard vers elle avec une insolence particulière, pourtant, son visage ne reflétait aucune émotion. C’était le travail qu’il voulait ça… Se relevant en serrant les poings, il quitta la pièce agitant sa main derrière son dos, lança simplement à l’adresse de Ren :

    « Je mettrais ça sur votre note ! »

    Intérieurement, il enrageait de devoir s’en aller, de devoir précipiter les choses en mettant en danger la guérison de la jeune fille. Frustrée, il se rendit au quartier des servantes et saisit le poignet d’une jeune domestique qu’il avait l’habitude de voir certain soir. Sans lui dire un mot, il l’entraîna dans sa chambre pour quelques instants de plaisirs et de détente qui, il l’espérait, lui ferait sortir toute cette histoire de la tête.

    Le lendemain, il se rendit une fois de plus dans la chambre de Kira… A force de l’observer sans un mot, il connaissait bon nombre des expressions de son visage, il commençait à la comprendre et à voir plus clairement la source de son mal. Il jugea que le moment était assez opportun pour faire en sorte qu’elle quitte l’illusion qu’elle s’était forgé, alors il lui dit en espérant la faire réagir :

    « Tu sais ce que j’ai entendu dire Kira ? »

    « Non »
    lui répondit-elle.

    « Il paraît que Nagata est envahit par des brigands, ils pillent, détruisent… violent. »

    Son regard ne déviait pas, il étudiait chacun expression de son visage, le moindre de ses mouvements de manière à saisir ce qui pouvait bien lui passer par la tête. Kira se précipita hors de la pièce en murmurant :

    « Haku ! »

    Les sourcils du jeune homme se froncèrent, ce n’était pas du tout ce qu’il avait prévu. Ou allait-elle et que comptait-elle faire. Alors sans attendre un instant de plus, il se lança à sa poursuite mais la demoiselle avait déjà un temps d’avance ! De justesse, il rattrapa sa gouvernante avant qu’elle en tombe envoûtée, endormie, sur le sol dur. Machi crispa sa mâchoire sous la contradiction et siffla un juron.

    « Elle n’a pas réagit comme je le voulais » hurla-t-il à l’adresse de Ren, la jugeant responsable de son échec, il n’oublia pas néanmoins de répliquer froidement : « Cela sera décompter de votre note ! »
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MessageSujet: Re: Machi   Sam 19 Juil - 23:09

    Le cœur de jeune homme battait à tout allure, il ne pouvait pas rester là sans rien faire, c’était sa chance ! Lançant un énième juron, il dévala les escaliers et s’élança au dehors repoussa avec violence les portes du manoir. Dieu savait où est-ce que Kira allait se rendre vu l’état de panique profonde dans lequel il ’avait consciemment plongée !

    L’adolescente continuait de fuir, allant aussi vite que ses jambes pouvaient la porter, Machi sur les talon. Et dès qu’il le put, il lui saisit le poignet, al forçant ainsi à s’arrêter. Il avait le souffle court et son cœur battait atrocement vite. Lui qui avait l’habitude d’avoir les situations sous son contrôle venait d’être pris par surprise par la pureté des sentiments de cette gamine. Elle y tenait tellement à cette illusions qu’au final, il en avait presque mal pour elle !

    « Lâche moi ! Il est là bas ! Lâche moi, il va mourir si je n’y vais pas ! » Lui disait-elle sans relâche. Mais non, il ne la lâcherait pas, il ne la laisserait pas s’enfoncer plus dans ce monde imaginaire, il voulait qu’elle vive ici, maintenant, dans cette prétendue réalité.

    « Kira, c’est irréel ! » fit-il d’une voix qu’il voulait calme.

    «Aaah ne me touche plus ! Il saigne il saigne ! » S’écria-t-elle, un désespoir troublant au fond du regard.

    Mais non, il ne la lâcherait pas ! Ce serait comme lâcher la main de quelqu’un suspendu au dessus du vide ! Et ça il en était hors de question ! Cette gamine, il l’appréciait vraiment… Juste pour ce qu’elle était. Machi la força alors à se retourner vers lui, il plongea son regard de miel dans le sien de façon si pénétrante qu’il en eut le ventre noué pendant quelques instants. Sa voix était douce et ferme à la fois, c’était maintenant ou jamais. Alors il laissa ces quelques mots s’échapper de ses lèvres :

    « Il n’ y a rien ! Tout cela est illusoire ! Tu le sais, regarde moi ! »

    Mais elle s’entêtait douloureusement, elle s’accrochait à ce rêve comme s’il n’y avait rien d’autre dans sa vie d’aussi important. Pour elle, cette illusion était réelle, c’était sa vie… face à la détermination de Kira, il faillit lâcher prise, à une seconde d’écart, elle se serait probablement enfuie, mais il la retint, glissant sa main sur son ventre pour la maintenir contre lui. Il ne pouvait al forcer à abandonner sa chimère, mais il pouvait en revanche tout faire pour qu’elle ne perde pas tout contact avec la réalité.

    Et brusquement, la jeune fille se retourna pour faire face à celui qui l’empêchait de sauver Haku et le gifla avec force. Machi serra les dents mais ne la relâcha pas pour autant. Il ne dit rien, se contentant de la fixer inlassablement. Il n’abandonnerait pas pour quelques coup porter contre son torse, il n’abandonnerait tout simplement pas d’ailleurs. Elle s’exclama alors…

    « Non ! Il va mourir, il faut que j’y aille mais lâche-moi ! Je t’en pris ! »

    « Arrête ! Il n’est pas réel et tu le sais ! Kira ouvre les yeux ! Tu ne pourras pas vivre toute ta vie dans un monde inventé ! Ne fuis plus ! » Reprit-il, bien décidé à lui ouvrir les yeux sur cette réalité qu’ils partageaient.

    « Tu mens, il existe, il me tends les bras ! » persista-t-elle une fois de plus… Bien qu’il sente une légère faille. Une faille qu’il se devait d’exploiter !

    « Moi je ne le vois pas Kira ! Non je ne vois rien ! Cette vie, elle n’est pas faîte pour toi ! Prends tes responsabilités, ça ne te fatigue pas de vivre comme une prisonnière ?! »

    « Lâche-moi ! »


    Elle souffrait trop, ses sentiments pour cet être irréel semblait si puissants ! Machi ne le supportait pas ! Mais la laisser courir à son rêve aurait signifié l’abandonner dans son mensonge, et elle méritait bien mieux que tout cela. Face aux larmes qui dévalaient les joues de Kura, il ne put que resserrer son étreinte, se persuadant qu’il détruisait son illusion pour son bien, cherchant à lui faire comprendre que la réalité était tout autre que ce scénario sortie tout droit de son imagination. Seulement, la liberté de Kira n’était que factice !

    « Tu dois sortir de ce rêve ! Parce que… parce que je ne supporte plus de te voir enfermé ! Kira je t’emmènerai si tu veux ! Je te montrerai de vrais pays, de vraies personnes, oui tu ne seras plus jamais enfermé ! Libre Kira ! Tu m’entends, je t’offrirai cette liberté dont tu as tant besoin ! »

    S’exclama-t-il emporté dans un élan d’affection… Oui, il voulait tant la sortir d’ici, lui offrir tout cela qu’il était prêt à abandonner sa si fidèle solitude. Parce que finalement, c’était plus à ses yeux qu’un simple contrat. Petit à petite, les coups qu’elle lui portait se firent moins violent, plus espacés et finirent par cesser. Désormais elle s’agrippait à lui, sans doute épuisée par ce brutal retour à la réalité. Et ce murmure comme une faveur qu’elle demandait :

    « Je veux partir d’ici… »

    Un soupir de soulagement s’échappa des lèvres du jeune homme et un sourire vint remplacer l’expression grave et sérieuse de son visage. Il posa sa main sur la tête de Kira et annonça simplement, sur un ton banal mais qui avait un arrière goût de promesse :

    « Bien. »

    ~~

    « Il en est simplement hors de question ! » s’exclama Ren, appuyée sur son bureau jetant des regards noirs à l’homme qui se tenait en face de lui.

    Machi était assis en face d’elle depuis près de trois heures et cette conversations commençait à l’ennuyer, un mélange de nonchalance et de noblesse se dégageaient de lui.

    « J’ai accomplie ma part du marché…. » Fit-il simplement en scrutant la jeune femme. Eux deux, ils sentaient la magie à plein nez, ils avaient ce quelque chose qui lie les gens à l’occulte, ils se ressemblaient et étaient pourtant tellement différent ! Ren était très conventionnelle, un peu trop au goût de Machi à qui elle refusait son dû. « Je vous avais prévenue que mon prix serait élevé… »

    « Jamais je ne vous laisserais ma fille, le prix est disproportionné face à la tâche ! »

    « Vous trouvez ? Je suis resté des mois dans votre manoir… »

    « …vivant en parasite… »
    Remarqua-t-elle bien qu’il n’en fit fît.

    « Manquant ainsi de nombreux autres contrats, mettant en danger ma propre personne… Vous avez également voulue précipiter els choses et faillit mettre à mal des mois de mon travail. Pensez vous toujours que vous prendre la chose la plus précieuse à vos yeux soient disproportionnée ? »

    S’il y avait une chose que Machi n‘aimait pas dans son orgueil naturel, c’était qu’on l’empêche d’agir librement et d’appliquer sa méthode pour remplir sa part du marché. Ce que Ren avait fait. Elle était une femme extraordinaire, certes, mais il ne l’appréciait pas plus que cela. Il avait une promesse à tenir, et il obtiendrait le droit de la tenir !

    Ren paraissait se méfier. De quoi ? Il ne pouvait émettre que des suppositions, de sa réputation de séducteur, du fait qu’il soit physiquement et tout les jours mis en contact avec des forces occultes, ou bien peut-être craignait-elle pour les pouvoirs de sa fille. Quoi qu’il en soit, elle avait tort, il agissait ainsi uniquement car il appréciait Kira, et qu’il voulait lui rendre sa liberté. La femme se crispa et probablement que l’idée de mettre dehors ce jeune insolent lui passa par la tête. Machi souriait discrètement, elle avait tort et elle le savait.

    « Je refuse ! » s’entêta-t-elle.

    « Parfait alors nous allons nous devoir de lancer un sort pour remettre votre fille dans l’illusion dans laquelle elle se trouvait ! De manière à ce que nous soyons quitte ! » Il bluffait bien entendu, mais rien sur son visage, pas même ce sourcil joliment haussé n’aurait pu le prouver.

    « Vous ! » Siffla-t-elle.

    « Marché conclu ? » reprit-il en lui tendant la main.

    De mauvaise grâce, Ren y glissa la sienne. Elle le détestait, comme bon nombre de personne sur cette planète. Et puis, tout ce qui comptait, c’était qu’à présent, Kira était libre !

    En sortant du bureau de la jeune femme, Machi s’empressa d’annoncer la nouvelle à sa nouvelle protégée en souriant, ravi. Mais au détour d’un couloir, la jeune domestique qui avait été sa maîtresse durant toute cette période le saisit par le bras, le visage ravagé par la tristesse, peinant à retenir ses larmes.

    « Tu vas partir alors ? Machi ? Emmène moi avec toi, on dit que tu vas emmener Mademoiselle. Pourquoi ? Machi… »

    « Tu as toujours su que je partirais, je ne te l’ai jamais caché n’est ce pas ? »

    « Emmène moi ! »


    Le jeune homme déposa un front sur le front de la jeune femme, il ne s’était pas attendu à ce qu’elle s’attache autant à lui ! Une femme aussi libertine ! Il laissa un léger rire s’échapper de ses lèvres et se dirigea vers la chambre de Kira. Il n’avait de compte à rendre à personne, chacun était libre de ses faits et gestes, et lui plus encore !

    Le lendemain, ils partaient… Kira semblait différente, déjà plus libre et cela le rendait simplement heureux. Il ne tirait aucune fierté mal placé d’avoir réussit à l’aider, il n’avait fait que son travail, et cela n’avait été possible que parce que la jeune fille avait accepter de s’extirper de ce monde imaginaire…

    « Des domestiques devraient vous accompagner. »

    Fit Ren en désignant quelques femmes, dont l’ancienne maîtresse de Machi. Ce dernier se contenta de sourire, d’hausser les épaules et de répondre :

    « Non. »

    « On pourrait au moins vous atteler des cheveux ou une voiture ? » (Au sens ancien ^^ pas la chose à moteur qui pollue notre atmosphère)

    « Non ! Un voyageur n’a besoin que de ses jambes ! Et il n’a besoin de personne ! Au revoir Ren ! »

    « Machi ! Nous nous reverrons. »

    Un sourire ironique naquit sur les lèvres du jeune homme, il en doutait sincèrement et jusqu’ici, jamais il ne la revit.

    ~~

    Leur voyage commença alors… Au début, elle lui posait des questions sur son passé, ses origines, tout ce qui faisait qu’il était lui, vagabond du nom de Machi possédant une somme d’argent considérable. Son goût pour le luxe n’avait pas disparut depuis son enfance, et il était riche d’avoir travailler chez certains nobles très en vue….

    « D’où viens-tu ? » demanda Kira le premier soir de leur voyage…

    Machi sourit doucement, un air énigmatique accroché au visage, un regard mystérieux, il répondit simplement :

    « D’ailleurs, un endroit que tu ne connais sans doute pas ! »

    « Comment tu es devenu Maître des Souhaits ? »

    « C’était ma destinée… »


    Il était toujours évasif sur ce genre de question, elle lui posa une dernière question avant de se rendre à l’évidence : le passé de Machi, ce qu’il avait été avant leur rencontre resterait pour elle un mystère dont il ne lui offrirait jamais la clé. C’était seulement pour se protéger, et peut-être aussi pour la protéger. Hiro avait aux yeux du monde disparut, si l’on apprenait qu’il était devenue Machi, il y avait fort à parier que l’on se mettrait à nouveau à sa recherche. Alors ce passé, il fallait le sceller à tout jamais, l’emmurer vivant !

    « Machi… Ce n’est pas ton vrai prénom n’est ce pas ? »

    « Oh mais ce que mademoiselle est perspicace ! » lâcha-t-il ironiquement…

    « Tu ne me le diras donc pas ? »

    « C’est un secret… »


    Quelques jours plus tard, Machi voulu enseigne à sa protégée quelque chose d’une grande valeur. Pour cela, il a fit se lever aux aurores avec un amusement non dissimulé et lui dit de se préparer à sortir. Pourquoi ? Il gardait les raisons pour lui, elle saurait bien assez tôt !

    « Première Leçon ! » Annonça Machi une fois qu’ils furent dehors, mimant de s’incliner noblement…

    « Rester dehors et Attendre ? » fit-elle en arquant légèrement un sourcil, incrédule.

    Machi laissa un sourire naître sur ses lèvres et entreprit de s’asseoir contre la balustrade de pierre avant de lancer sur un ton clair :

    « Exactement… Kira, Exactement ! » Il lui sourit, visiblement amusé par la situation avant de lui délivrer le premier de tout les principes qui régissait sa vie. « Les gens sont des clients potentiels, n’importe lequel d’entre eux, ils désirent tous quelque chose que nous sommes en mesure d’exaucer… Regarde. »

    Il lui fallut cinq minutes pour repérer sa victime, cinq secondes pour lui lancer ce regard si particulier et l’envoûter. Sa proie était prise dans son filet puisqu’elle s’était intéressée à ce jeune homme blond à la peau mate. Relevant un instant son visage vers Kira, il lui murmura :

    « Les jeux sont faits… » Puis, reportant son attention sur sa proie, une jeune femme d’environ vingt cinq ans, il annonça : « Notre rencontre était inéluctable… Quel est votre souhait ? »

    ~~

    Puis Kira fit son entrée dans leur monde, le monde des mediums, des voyants, ou autres noms qu’on leur donne. Ce jour là fut doublement particulier, c’est ici que leur histoire commença, et qu’elle reçut son nouveau nom… Comme bien souvent, le jeune homme se servit un verre de liqueur puis rejoignit la jeune fille sur le petit balcon, pensif, le regard lointain, il finit tout de même par lui dire, posant son regard sombre sur elle:

    « Maintenant que tu es entré dans notre monde, il va falloir te trouver un nom »

    Il porta le breuvage à ses lèvres, se délectant de ce goût si particulier, attendant que Kira lui réponde enfin d’un air interrogatif :

    « Un nom ? Pourquoi faire ? »

    Reprenant son air sérieux, il se tourna vers la jeune fille, adoptant une posture nonchalante pour lui expliquer :

    « Donné son vrai nom à une personne comme nous peut s’avérer très dangereux. Si tu préfère on se renomme pour se protéger des mauvais sorts. »

    « Et quel nom devrai-je choisir ? » fit-elle simplement.

    D’un geste élégant, il porta son verre sur une table qui se trouvait à proximité, saisit le menton de Kira entre ses doigts et plongea son regard dans le sien avant de répliquer avec son insouciance habituelle, comme si cela n’avait pas plus d’importance que cela.

    « Je te baptise Kyoko. »

    Haussement de sourcil intriguer, réplique ironique :

    « Tu me baptises ? Hé je ne suis pas un chien… Mais Kyoko c’est plutôt joli, non ? »

    Laissa son pouce courir sur les lèvres de la demoiselle, son regard toujours perdu dans le sien, il laissa un soupir s’échapper et murmura :

    « Oui très jolie. »

    Parlait-il du nom, ou bien de sa propriétaire ? Suivant ses envies comme il en avait l’habitude, Machi approcha doucement son visage du sien et pressa ses lèvres contre els siennes. Quelque chose en lui le brusqua, une émotion qu’il ne connaissait pas vraiment, comme si son désir habituelle pour les femmes possédait quelques chose de plus en présence de Kyoko, au bien peut-être était-ce juste elle, qui était particulière. Il glissa sa main dans la longue chevelure d’ébène de la jeune femme et approfondit leur baiser, baiser qui lui fut rendu, encore, encore et encore…

    Rien ne semblait plus compter, sauf une chose : il la voulait ! C’était déraisonnable sans doute, cela n’avait pas de sens ni de logique. Elle travaillait avec lui et un vieil adage affirmait que mêler travail et cœur était dangereux. Peut-être mais au diable tout cela, au diable les convenances, il s’en fichait de toute façon. Il la désirait bien trop pour s’en préoccuper… Il la désirait au point de sentir son cœur battre à tout rompre, d’en oublier le reste. Cette relation qui débutait, il le sût au goût des lèvres de Kyoko, elle n’avait rien à voir avec les aventures qu’il avait eue, parce qu’Elle n’avait rien à voir avec les autres femme, elle était particulière, et il était particulier…

    ~~
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MessageSujet: Re: Machi   Sam 19 Juil - 23:13

    Leur relation était unique, elle ne laissait pas de place au doute entre eux, une passion volcanique, un amour ardent les unissait bien plus profondément qu’ils n’auraient pu le deviner. Leurs destins devaient être lié, leur rencontre inéluctable. Dans l’intimité de leur chambre, ils s’adoraient, se désiraient et n’avaient de cesse de rechercher la présence, la chaleur de l’autre. Cependant dès qu’il passait les portes de l’auberge où ils avaient passés la nuit, leur comportement changeait. Accord tacite.

    Leurs clients les voyaient comme deux amis, assez proches qui aimaient à se taquiner, mais pour eux leur relation s’arrêtait là. C’était une façon de se protéger, leur amour était une faiblesse, une faiblesse qu’il se devait de dissimuler aux regards des autres. Et puis en un sens, Machi n’avait pas besoin de jeter leur amour à la face du monde, il le considérait presque un trésor qu’il ne devait partager qu’avec elle seule, et les autres, ils s’en fichaient !

    Les années s’envolèrent, rapides, fugaces, légères, comme si cette vie n’avait été jusque là qu’un rêve, un rêve dont on devrait s’éveiller tout ou tard. Il fallait bien que cela arrive… Ils n’avaient pas besoin de grandes tirades aux tonalités hypocrites pour se comprendre, ils n’avaient pas besoin de mot, ils leur suffisaient d’un regard, d’un geste discret pour que l’autre comprenne. Kyoko et Machi était complémentaire, deux pièce d’un même puzzle, qui allait bientôt être séparé.

    Un soir de printemps, Kyoko lui exposa une théorie étrange, celle de rejoindre une île dont l’existence n’était encore qu’une rumeur, un murmure souffler au coin d’une ruelle sombre. Elle voulait s’y rendre, y monter sa propre boutique, y vivre… Etait-elle lasse de voyager ? Peut-être désirait-elle un peu de stabilité ? Après quelques secondes de silence, à marcher dans leur chambre, il haussa les épaules d’un geste qu’il voulait nonchalant et murmura :

    « Je ne tiens pas à être enfermé dans un endroit. Mais si c’est ce dont tu as envie, alors pars. »

    C’était bien loin de lui faire plaisir, mais s’il l’avait tiré de sa prison bien des années auparavant, ce n’était pas pour devenir une autre prison. Machi lui avait promis la liberté, Kyoko était une femme indépendante et forte, c’était ce qu’il aimait chez elle. Non, en fait il l’aimait tout simplement sans avoir besoin de prétexte ou d’excuse. Alors si elle voulait partir, il ne ferait pas un geste pour la retenir, il ne l’enchaînerait pas à lui…

    La nuit venue, il fit semblant de dormir, décontractant les muscles de son visage pour lui donner une attitude sereine alors qu’au fond, son cœur lui était douloureux bien qu’il se fasse violence pour repousser cette idée. Elle ne lui avait pas donner de réponse, elle n’avait rien dit, et il n’aimait pas être pris au milieu de cette ignorance ; Seulement, il n’avait pas le droit d’intervenir, c’était à elle de faire son choix.

    Quand il la sentie s’asseoir sur le lit, à demi dévêtue, il ouvrit les yeux et se mit à al fixer. Quand elle remarqua qu’il l’observa, elle sursauta légèrement, probablement surprise de constater qu’il ne dormait pas. Machi gardait le silence, contemplant ce visage aimé, tant de fois caresser du bout des lèvres, ce visage qui allait peut-être disparaître de sa vie.

    « Quoi ? T’as jamais vu une femme pensive ? »

    Un rire s’échappa des lèvres de Machi. Elle était fière, elle était belle, et plus que jamais, il la désirait. Certains disent que l’on ne se rends compte de la valeur de ce que l’on a, que lorsque qu’on le perds. Il trouvait cela risible mais cela lui vint tout de même en tête. Il ne la possédait pas, elle état libre, et il savait depuis longtemps qu’elle apportait une saveur nouvelle à sa vie… Pourtant c’était douloureux quand même. Le jeune homme se redressa et enlaça sa maîtresse, posant la tête contre son épaule, lui avouant sur le ton du secret cette simple vérité qu’elle semblait vouloir ignorer :

    « T’es plus prisonnière Kyoko, t’as assez vécut entre des barreaux. Je t’ai emmené avec moi parce que je te voulais trop mais je ne veux pas être celui qui te retient. »

    La vérité nue, sans maquillage, sans grand discours, finalement, elle n’en était que plus prenante murmurée ainsi. Il la vit baisser la tête et sentit ses doigts se mêler au sien avant qu’elle ne lui demande :

    « Et toi tu vas faire quoi ? »

    Ses yeux s’arrondirent légèrement sous l’effet de la surprise. Alors Kyoko avait déjà choisi, seulement c’était pour lui qu’elle s’inquiétait. Il n’y avait aucune raison ! Il haussa doucement les sourcils, prenant une grande inspiration comme s’il était en train de réfléchir puis lui lança un regard malicieux avant de lui susurrer d’une voie teintée d’ironie :

    « Moi ? Et bien je vais encore faire l’amour avec toi juste avant que tu partes et ensuite je m’envolerai vers de nouveaux paysages ! »

    Après tout… Il était un voyageur, un vagabond dans l’âme… Il lança un regard amusé à la jeune femme qui éclata de rire avant de se laisser entraîner en arrière par son amant, elle lui murmura dans un souffle:

    « Dernière nuit ensemble alors… »

    Pour toute réponse il posa ses lèvres contre les siennes… Ils s’abandonnèrent l’un à l’autre, encore et encore, comme s’ils n’en avaient jamais assez, parce que cette intensité de sensation,cette harmonie qui existait entre leur deux corps, il était fort peu probable qu’il ne la retrouve. Et puis Machi voulait marquer sa peau du parfum de Kyoko, il voulait garder le goût de ses lèvres en lui, il la désirait tant ! C’était une passion qui le dévorait littéralement ! C’était leur dernière nuit…Ca avait un goût amère, un goût de rêve qui s’éteint, de passion qui se déchire, et puis au fond, un goût d’éternité.

    Au petit matin, il la sentit se lever, sans doute aurait-il tout donner pour qu’elle lui laisse un peu de sa chaleur… Machi garda un visage décontracté, le même que lorsqu’il s’abandonnait au sommeil mais lorsqu’il entendit la porte se refermer derrière la jeune femme, il reçut comme un coup dans le cœur. C’était finit… C’était la fin… La fin de leur monde.

    Quelques heures après, il quitta cette chambre pour ne jamais y revenir. Il lui semblait que ce lieu était imprégné de la présence de Kyoko, de son rire et de son odeur. Machi n’avait plus qu’une chose à faire, repartir sur les routes, en solitaire comme avant. Mais cette solitude n’avait plus le goût de liberté qu’il lui trouvait auparavant, elle était un peu plus pesante. Cependant il savait bien, que cela passerait avec le temps… Ou que du moins, il s’y habituerait une nouvelle fois.

    ~~

    Trois mois plus tard, au détour d’un voyage, au cœur d’une taverne malfamée rassemblant, démons, homme et elfes de la pire espèce. Machi fit une nouvelle rencontre. Ce ne fut pas bouleversant, il n’y eut pas de grands exploits ce soir là, ni de phrases exceptionnelles comme on en lit dans les livres. Il était juste là, cet homme aux cheveux blond, accoudé au bar en sirotant une boisson alcoolisée, il discutait simplement avec le gamin qui servait lorsqu’un bruit de verre brisé se fit entendre.

    « Mais quelle idiote ! »
    « Une incapable je vous le dis ! »
    « Allez ma belle, relève toi ! »
    « Elle pleure… Tssssk »


    Il s’agissait d’une serveuse, une gamine qui n’avait même pas vingt ans, une môme perdu qui n’avait même pas le courage de repousser les mains qui souillaient on corps et l’humiliait. Elle attira son attention, les yeux bruns de Machi croisèrent ses prunelles claires, trop claires…

    « C’est une orpheline… Elle est bonne à rien ! J’me demande pourquoi le patron la garde ici ! Elle fait fuir la clientèle et c’est sur moi qu’il passe sa colère après. »

    Un coup d’oeil de Machi suffit à lui faire comprendre pourquoi le patron la gardait, elle avait des bleus sur le cœur, était pâle et fragile, elle avait peur, ses gestes étaient saccadés… C’était pour son propre plaisir que cet homme la gardait, jute pour satisfaire ses perversions… La jeune fille se coupa attirant les regards affamées de quelques vampires et lorsqu’elle ramena les verres au comptoir, elle sentit le regard de Machi… elle n’osait pas relever son regard vers lui mais il lui saisit le menton et plongea son regard dans le sien. D’un geste revêche, elle se dégagea de l’étreinte de Machi et regagna l’arrière salle.

    « Vous êtes Maîtres des souhaits n’est ce pas ? » interrogea une voix caverneuse.

    « Vous avez un souhaits ? » répliqua Machi, le visage crispée. Cette voix ne lui disait rien de bon, elle puait l’hypocrisie.

    C’était celle du tavernier lui-même, le grand patron. Il lui demanda de venir voir dans l’arrière salle, quelque chose se tramait et il ne parvenait pas s’en débarrasser…Une odeur de mort régnait dans la pièce. La jeune serveuse était là, mais au moment au le tavernier voulu la congédier, Machi s’interposa.

    « Qu’elle reste ! »

    « Enfin, elle va vous gêner !!! »


    « C’est à se demander si ce ne serait pas plutôt vous qui seriez gêné monsieur. » lâcha Machi d’une voix atrocement calme et sèche.

    N’ayant pas le choix, son interlocuteur acquiesça et exposa son problème, dès qu’il puisait de l’eau dans le puit, il n’en ressortait qu’un sceau remplie de sang ! Machi plissa les yeux, un sourire ironique au bord des lèvres. Il savait parfaitement ce qui s’était passé pour que ce puit n’offre plus que du sang… Le sang avait coulé…

    « Je peux réglé votre problème, mais en échange, je vous demanderait une compensation, un prix élevé pour votre crime… »

    « Mon crime ? De quoi… » Commença le tavernier, mais le jeune blond l’interrompit d’un geste de la main, lui signifiant qu’il ne voulait entendre aucune excuse, qu’il savait la vérité. De mauvaise grâce, l’homme acquiesça sans un mot.

    Une simple incantation suffit à résoudre le problème et habilement, Machi glissa une bague au doigt de son client en l’avertissant :

    « Ceci est une sorte de mise en garde… Je ne peux rien garantir de ce qui se produira si jamais vous oser l’enlever ou bien si le sang coule sur cette bague. A présent venons en à mon prix. Elle ! »

    Fit-il en désignant la jeune femme adossée au mur qui lui jeta un regard terrifié. Un rictus méprisant se forma sur les lèvres du tavernier qui hocha la tête en signe d’assentiment, il ne pouvait pas refuser, cet homme avait quelque chose d’effrayant. Sans rien ajouter de plus, Machi reprit la route, emmenant la jeune fille avec lui. Il l’emmena jusqu’à la prochaine ville, sans qu’elle ne lui ait accordé le moindre regard, la moindre parole. Mais lorsqu’il voulut la laisser à l’auberge et poursuivre son chemin, elle lui saisit le bras avec force et s’exclama :

    « Un matin elle est partie n’est ce pas ? »

    Machi se figea, lui qui avait pour habitude de garder son sang froid en toute circonstance venait d’être décontenancée par une gamine. Posant son regard de miel sur elle, il la scruta quelques instants, sa pureté, sa fragilité… secouant la tête, songeant qu’il était encore en train de faire une connerie, il accepta de l’emmener avec lui.

    Il apprit des choses sur elle, elle était loquace cette gamine. Tant mieux, il n’avait pas envie de parler de lui ! Elle s’appelait Enka, on l’avait vendue quand elle était jeune parce que son peuple l’avait prise pour une sorcière, une enfant qui vois le passé, n’est pas une enfant normale. Lui, il l’aimait bien cette gamine, elle se contentait de le suivre sagement, elle restait dans les auberges la plupart du temps, le laissant travailler. Il aurait pu la voir comme un poids, mais ce n’était pas le cas, il l’appréciait juste, un peu comme une petite sœur…

    « Ynis Witrin ! » hurlait-elle sans relâche, sans s’arrêter, le répétant encore et encore tandis que Machi la serrait contre lui pour tenter de la calmer… En vain !

    Ils étaient au milieu d’une taverne, tout le monde les observait, incrédules, en ne comprenant pas de quoi cette gamine parlait, ni même pourquoi son corps se convulsait. Une personne néanmoins finit par intervenir, elle repoussa Machi d’un geste brusque et posa deux doigts contre le front de la jeune fille en murmurant une incantation, la plongeant de ce fait dans un sommeil profond.

    « Vous comptiez peut-être ameutez des démons aussi ! Cette île doit rester un secret ! » Cracha la jeune elfe qui les avait sauver, une jeune elfe à la peau brune et aux yeux clairs : Ely ! Elle tourna enfin son visage vers lui et porta sa main à ses lèvres avant de laisser s’échapper ce simple prénom… « Hiro… »

    Ils parlèrent pendant des heures, elle s’était rendue sur l’île quelques semaines auparavant, elle connaissait le chemin pour s’y rendre. Elle disait avoir pénétrer l’esprit d’Enka, si la jeune fille allait sur l’île, elle mourrait de désespoir, il demanda pourquoi :

    « Elle est amoureuse de toi… Et toi d’une autre femme. Ne mens pas Hiro, je l’ai vue dans sa tête. Si tu restes à ses côtés, elle finira par se laisser dépérir ! Tu n’imagines pas la force d’attraction que tu as sur les gens ! »

    Cette remarque le fit sourire, au contraire, il l’imaginait très bien et s’amusait à s’en servir. Cependant, reparler de l’île ramena en lui le souvenir de Kyoko. Elle lui manquait atrocement… Elle lui manquait trop…Il l’avait dans la peau comme on dit, et se souvenait encore parfaitement de l’odeur de ses cheveux, de la douceur de ses lèvres… elle le hantait. Le lendemain, après avoir quitté Ely, il annonça à Enka sa volonté d’aller sur cette fameuse île :

    « Pourquoi ? »

    « Parce que j’ai envie d’y aller ! »
    fit-il simplement…

    « Et moi ? » lui fit-elle sans oser le regarder, du désespoir au fond des yeux… Machi soupira, s’assit à côté d’elle et la prit dans ses bras. De sa voix calme, il lui dit :

    « Toi tu dois faire ce que tu veux, mais loin de moi Enka. Je suis pas le héro que tu t’es imaginé, je ne suis pas celui qu’il te faut ! Je te laisse de l’argent ! Assez pour que tu te trouves un travail dans les environs. Tu dois décidé de la vie que tu veux mener. »

    « Je veux être avec toi ! »

    Machi soupira, il déposa un baiser sur le front de son amie et quitta al pièce… Il devait s’éloigner d’elle pour le moment, et puis il voulait revoir Kyoko.

    « Et si elle t’a oublié… Et si elle en aime un autre ? Tu voudras… »

    « Non… Si elle ne veut plus de moi, je ferais en sorte d’être à nouveau celui qu’elle veut. »


    Et sans un mot de plus, il quitta l’auberge, un baluchon sur son dos, comportant quelques vêtements, un peu d’argent, et tout un tas d’objets de provenances magiques. Une nouvelle vie s’offrait à lui, celle-ci commençait à devenir ennuyant sans sa jolie Kira…

  • Animal de Compagnie: Hum... Kyoko? XD (va se faire frapper)

    Inspiration: XXX Holic de Clamp


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